I. Il y avait alors soixante-quatre salles d*asile
de neuf à onze ans, cours supérieur pour les enfants de onze à treize ans.
Il y a actuellement (1899) ^^^ écoles primaires: 198 écoles de garçons et 187 de filles. Les enfants, normalement, passent six heures chaque jour en classe, sauf le jeudi : trois heures le matin et trois heures dans l'après-midi. Sur ces six heures, trois à quatre sont consacrées à l'instruction générale et le reste est donné aux enseignements spéciaux, dessin, travail manuel et chant, à la gymnastique ou aux jeux scolaires. Il y avait, en 1898, dans les écoles primaires de la Ville, 126,246 élèves présents sur 1 36,523 inscrits.
Voici les crédits prévus pour 1900 et inscrits à la 3* section du chapitre XIX :
Art. i5. — Personnel des écoles primaires ' 12,101,924^15
Art. 16. — Matériel •. . . . 1,182,800 »
Art. 17. — Loyers et contributions d'immeubles affectés à
des écoles primaires. — Renouvellement et
régularisation de baux et autres actes . . . 889,000 »
Art. 18. — Ateliers de travail manuel dans les écoles. —
Personnel 276,460 »
Art. 19. — Ateliers de travail manuel dans les écoles. —
Matériel 69,960 »
Art. 20. — Excursions de vacances dans les environs de
Paris 10,000 »
Art. 21. — Colonies scolaires . . 200,000 »
Les excursions de vacances sont organisées soit par les instituteurs soit par des patronages laïques, pour les enfants que leurs familles ne peuvent envoyer à la campagne. Ces excursions, en général, ne durent qu'une journée et consistent souvent à visiter une grande usine, une ferme ou un musée. Les colonies scolaires sont destinées aux epfants anémiés, qu'un séjour au grand air en pleine campagne ou au bord jie la mer doit contribuer à remettre en parfaite santé.
Ces deux institutions rendent de réels services.
I. Dont 9,a33,i65 fr. 65 c. pour Iraitements, indemoilës de résidence et autres mcots de traitement, et 1,897,800 fr. pour indemnités de logement.
MWHJ^
Classes d'adultes. — Les cours publics du soir, organisés pour les adultes, comprennent une division élémentaire et moyenne, et une division supérieure, qui prépare au certificat d'études primaires. Ils se (ont dans les écoles primaires. Il y en a actuellement (i8gg) 34 pour adultes hommes, comprenant 6g divisions, et 24 pour adultes femmes, comprenant 46 divisions. Un cours complémentaire scientifique du soir, analogue aux cours complémentaires du jour, a été organisé à l'école de la rue Blomet. La dépense est enregistrée par les articles suivants qui forment la 4* section du chapitre XIX :
Art. 22. — Inspection des cours de comptabilité et de langues
vivantes 11,200 fr.
Art. 23. — Personnel 281, 53o
On a également organisé des cours de chant dans un certain nombre d'écoles : ils sont au nombre d^ 25, dont 21 pour les hommes et 4 pour les femmes.
Sur ce dernier crédit, 223,38ofr. sont employés à payer les indemnités des maîtres et des maîtresses chargés de l'enseignement.
Les dépenses des classes d'adultes ont été constatées:
En 1878 pour la somme de 249,870*80
En 1888 — 287,742 77
En 1898 — 275,114 98
En deliors des écoles et des cours d'adultes, la Ville a organisé des cours et des écoles de chant, de dessin et de gymnastique. Les enseignements spéciaux ou accessoires ont leurs crédits inscrits dans la 4* section. Les articles qui les enregistrent sont :
Art. 24. — Enseignement du chant. — Personnel .... 285,000 fr.
Art. 26. — chant. — Matériel 27,000
Art. 26. — dessin et du modelage. — Personnel , 854)000
Art. 27. — Enseignement du dessin et du modelage. — Matériel 147,187
A reporter 1,813,187 fr.
Report 1, 813,187 fr.
Art. 28. — École Germain-Pilon. — Personnel 46,970
Art. 29. — Matériel 9,000
Art. 3o. — École Bernard-Palissy. — Personnel 66,900
Art. 3i. — Matériel 19,200
Art. 32. — Éducation physique. — Personnel 264,700
Art. 33. — Matériel 9,600
Art. 34. — Bourses dans les écoles municipales de dessin
Germain-Pilon et Bernard-Palissy 3, 000
Total 1,721,612 fr.
L'école Germain-Pilon, rue Sainle-ÉIisabeth, et l'école Palissy, rue des Pelils-Hôlels, ont pour objet l'application des arts du dessin à l'industrie. La première est plus spécialement destinée aux industries de décoration des étoffes et du papier, et la seconde aux industries céramiques. Des cours du soir sont organisés afin de permettre à des apprentis, ou à des ouvriers occupés dans le Jour, de suivre l'enseignement technique de ces écoles.
Les dépenses^'^de'Xette 5* section ont été constatées :
En 1878 pour une somme totale de 666,436^78
En 1888 — 1,333,368 60
En. 1898 — 1,688,627 23
Collèges municipaux. — La Ville de Paris, en dehors de ses écoles, possède deux collèges communaux : le collège Rollin et le collège Ghaptal.
Ancienne institution privée acquise par la Ville en 1827 et transférée en 1876 dans les vastes bâtiments actuels, F* collège Rollin n'a rien d'original. Ce n'est qu'une sorte de lycéeSppartenant à la Ville et donnant l'enseignement classique moderne- Ses crédits sont, du reste, confondus avec les dépenses pWir d'autres établissements secondaires. Par contre, le colle)*' Chaplal, fondé par Goubaux en i844j est un établisseinen\ dont l'influence pédagogique a été considérable et qui est demeuré comme le type du collège adapté à renseignement moderne. Ce qui fait son originalité, c'est l'habileté avec la-
quelle les études secondaires, associées aux études primaires supérieures, sont graduées de façon à permettre aux élèves formés par lui d'acquérir, grâce à une culture générale au moyen des sciences et des langues modernes, une somme beaucoup plus considérable de connaissances utilisables dans le commerce ou l'industrie, que celle donnée dans les autres établissements d'enseignement secondaire.
Les études scientifiques y sont de tout premier ordre. .
La 6* section comprend les crédits pour le collège Chaptal et pour l'unique école d'enseignement primaire supérieur recevant des internes, l'école J.-B.-Say. Voici les articles de cette section :
Art. 35. — Collège Chaptal. — Personnel 714,060' »
Art. 36. — Matériel 392,470 »
Art. 37. — Bourses municipales au collège Chaptal . . . 102,000 »
Art. 38. — École J.-B.-Say.— Personnel 35i,o45 83
Art. 39. — Matériel 278,400 »
Art. 4o. — Bourses municipales k l'école J.-B.-Say . . . 35,4oo »
Total 1,873,410' 83
La dépense constatée à cette section a été :
En 1878 (y compris Turgot, Colbert et Lavoisier) de . . . 1,700, 844^ o5
En 1888 (pour Chaptal et J.-B.-Say seuls) de i, 496,149 97
En 1898 — 1,765,420 61
Écoles primaires supérieures. — Pendant longtemps la Ville de Paris, qui avait ouvert, en verlu de la loi de 1889 sur l'enseignement primaire supérieur, deux écoles (une pour les garçons, qui est devenue l'école Turgot, et une pour les filles, rue Poulleiier, qui végéta quelques années), n'a possédé que l'école Turgot comme établissement de cette nature.
Le succès de l'école Turgot lui fit donner une grande extension en 1878. Successivement furent fondées l'école Colbert ouverte en 1869, l'école Lavoisier ouverte en 1872, l'école J.-B.-Say, à Auteuil, et enfin l'école Arago, place de la Nation. La durée des éludes est de quatre ans.
En 1882, la première école primaire supérieure de filles fut établie dans un vieil hôtel de la rue de Jouy, sous le nom d'école Sophie-Germain, et en 1892 on ouvrit une seconde école rue des Martyrs, sous le nom d'école Edgar-Quinet. La durée des études est de trois ans; mais il y a une année d'études complémentaires.
La majeure partie des élèves de ces écoles se destinent au commerce ou à l'industrie, et les jeunes filles peuvent s'y préparer à occuper les places que les administrations publiques, les compagnies de chemins de fer et les banques mettent de plus en plus à la disposition des femmes.
Les dépenses de ces écoles, groupées dans la 7' section du chapitre XIX, sauf en ce qui concerne les dépenses de l'école J.-B.-Say, sont les suivantes :
Art. 4i. — Contrôle du matériel et de la comptabilité. —
Traitement et frais fixes du contrôleur (P. E.). 7 ,000^ »
Art. 42. — École Turgot. — Personnel (P. E.) 245,843 74
Art. 43. — Matériel 36,4oo »
Art. 44. — École Colbert. — Personnel (P. E.) . ; . . . 241,768 »
Art. 45. — Matériel 32,970 »
Art. 46. — École Lavoisier. — Personnel (P. E.) .... 176,350 »
Art. 47. — Matériel 20,100 »
Art. 48. — École Arago. — Personnel (P. E.) 209,417 5o
Art. 49- — Matériel.. 20,900 »
Art. 5o. — École Sophie-Germain, rue de Jouy, n° 9. —
Personnel (P. E.) 1 63,6 10 »
Art. 5i. — École Sophie-Germain, rue de Jouy, n° 9. —
Matériel 26,800 »
Art. 02. — École Edgar-Quinet (école supérieure de jeunes
filles), rue des Martyrs. — Personnel (P. E.). i64)3oo » Art. 53. — Picole Edgar-Quinet(école supérieure déjeunes
filles, rue des Martyrs). — Matériel .... 23,23o »
Art. 54. — Bourses d'entretien au collège Chaptal et dans
les écoles primaires supérieures de garçons et
de filles de la Ville de Paris 50,467 »
Art. 55. — Bourses de séjour k l'étranger, pour les élèves
des écoles primaires supérieures 18,000 »
Total 1,437,1 56^ 24
La dépense de cette section a été constatée :
En 1878 (Turgot, Colbert et Lavoisier) pour 444»4io^o9
En 1888 pour 1,027,827 46
En 1898 1,342,761 32
Écoles techniques et professionnelles. — En dehors des écoles Germain-Pilon et Bernard-Palissy, qui sont plutôt des écoles de dessin et de modelage, des écoles d'art industriel que des écoles professionnelles, le Conseil municipal a fondé tout un groupe d'établissements, en vue de l'apprentissage des principales professions parisiennes.
La première école professionnelle ouverte est l'école des industries du bois et du fer, fondée en 1872 au boulevard de La Villette et dénommée école Diderot. C'est un externat qui comprend 200 places, toutes gratuites et mises au concours pour les enfants de treize à seize ans, munis du certificat d'études primaires. En 1882, s'ouvrit l'école de physique et de chimie industrielles établie provisoirement dans les vieux bâtiments de l'ancien collège RoUin, rue Lhomond. Le recrutement se fait parmi les jeunes gens de seize à dix-neuf ans, formés par l'enseignement primaire supérieur ou secondaire. Tout l'enseignement a un côté pratique et expérimental qui donne aux élèves une instruction telle qu'ils sont très recherchés par les laboratoires de la grande industrie.
En 1886, fut fondée l'école du meuble ou école BouUe, rue de Reuilly, au centre de l'industrie de l'ameublement et, en 1889, l'école du livre ou école Eàtienne, où l'on enseigne toutes les professions relatives à l'impression et à la confection du livre ou des ouvrages imprimés. Enfin, la Ville a racheté ou créé, pour les jeunes filles, six écoles professionnelles et ménagères où sont enseignées, outre les professions de l'industrie parisienne, les règles de l'art de la bonne maîtresse de maison.
Toutes les dépenses de ces établissements sont groupées dans la 8* section du chapitre XIX et ont été prévues pour 1900 de la façon suivante.
Art.
Art.
Art.
Art.
Art.
Art.
Art.
Art.
Art.
Art.
Art.
Art.
Art.
Art.
Art.
Art.
Art.
Art.
Art.
Art.
— École d'apprentissage Diderot, boulevard de la
Villette. — Personnel 96,891^65
— École d'apprentissage Diderot, boulevard de la
Villette. -^ Matériel ....;......♦ 69,160
— École Boulle, rue de Reuilly, n** 25. — Person-
nel 176,985 »
— École Boulle. — Matériel 101,000 »
— École de physique et de chimie industrielles.
— Personnel i64,3oo »
— École de physique et de chimie industrielles.
— Matériel . 126,924 »
— Inspection de l'enseignement professionnel. —
Traitement et frais fixes de l'inspectrice administrative déléguée 6,000 »
— École professionnelle de jeunes filles, rue Fon-
dary, n° 20. — Personnel 69,900 »
— École professionnelle de jeunes filles, rue Fon-
dary, n° 20. — Matériel 35,65o •
— École professionnelle de jeunes filles (Jac-
quard), rue Bouret, n° 2. — Personnel . . . 81, 465 »
— École professionnelle de jeunes filles (Jac-
quard), rue Bouret, n° 2. — Matériel. . . . 86,260 »
— École professionnelle de jeunes filles, rue Bos-
suet, n® 14. — Personnel 76,700 »
— École professionnelle de jeunes filles, rue Bos-
suet, n° 14. — Matériel i8,45o »
— École professionnelle de jeunes filles, rue Gan-
neron, n** 26. — Personnel •. 66,160 »
— École professionnelle de jeunes filles, rue Gan-
neron, n° 26. — Matériel 20,700 »
— École professionnelle de jeunes filles, rue de
Poitou, n° 7. — Personnel 67,660 >
— École professionnelle de jeunes filles, rue de
Poitou, n° 7. — Matériel 19,000 »
— École professionnelle de jeunes filles, rue de la
Tombe-Issoire (XIV* arrondissement). — Personnel 64,910
— École professionnelle de je^unes .filles, rue de la
Tombe-lssoire (XIV* arrondissement). — Matériel 69,226
— École municipale Estienne (école profession-
nelle du Livre), boulevard d'Italie, n° 16. —
Personnel 168,700 »
A reporter , i,6i4,oio'65
Report i,5i4,oio^65
Art. 76. — École municipale Estienne (école professionnelle du Livre). — Matériel 82,400 »
Art. 77. — Cours du soir à l'école Estienne, boulevard
d'Italie, n** 16. — Personnel 6,260 »
Art. 78. — Bourses d'entretien dans les écoles professionnelles de filles de la Ville de Paris i2,4oo »
Total i,6i5,iio^65
Les crédits inscrits à cette section ont été constatés:
En 1878 ( I seule école [Diderot]) pour .... 69,701^81
En 1888 ( 9 écoles professionnelles) — . . . . 826,33 1 44 En 1898 (10 — ) — .... 1,485, 93i 26
La neuvième et dernière section de ce gros chapitre des dépenses de l'enseignement comprend les articles où sont inscrits les crédits pour subventions et allocations diverses en faveur de l'enseignement et les dépenses d'un internat municipal.
Voici le relevé de ces articles avec les prévisions pour 1900 :
Art. 79. — Subvention k diverses écoles libres de dessin
pour les femmes et les jeunes filles 3o,ooo^ »
Art. 80. — Bourses k l'école de dessin de M. Guérin, rue
Vavin 4)Ooo »
Art. 81. -7- Subventions k des établissements et associations libres laïques d'enseignement primaire, d'enseignement primaire supérieur et d'enseignement professionnel 2l5jOOO »
Art. 82. — Subventions k divers orphelinats 56,5oo »
Art. 83. — Internat municipal des pupilles. — École Do-
rîan. — Personnel 92,291 60
Art. 84- — Internat municipal des pupilles. — Ecole Do-
rian. — Matériel 120,000 »
Art. 85. — Placement d'enfants dans des internats primaires libres et laïques et placements spéciaux i,3oo,ooo »
Art. 86. — Inspection des pensionnats privés recevant des
» boursières d'inteniat primaire 10,000 »
Art. 87. — Subventions aux caisses des écoles en faveur
des élèves des écoles maternelles 60,000 »
Art. 88. — Bourses d'externes dans divers établissements
libres et laïques d'enseignement primaire . . 260,000 » A reporter 2,137,791^60
Report 2,187,791*60
Art. 89. — Bourses d'externat dans divers établissements libres et laïques d'enseignement primaire supérieur ou professionnel de jeunes filles . . i5,44o » Art. 90. — Subvention à M. Ricquier, pour l'organisation de matinées littéraires destinées aux élèves
des écoles communales de Paris i5,ooo »
Art. 91. — Subventions aux sociétés de gymnastique. . . 4o,ooo »
Art. 92. — Subventions k diverses sociétés de patronage. 20,000 »
Art. 98. — Bourses de voyage 20,000 »
L'article 87 inscrit un crédit que le Conseil municipal vote, depuis i885, pour remplacer les allocations que l'ancien comité Cochin distribuait aux municipalités en faveur des enfants fréquentant les écoles maternelles. Il a pour but la distribution d'effets d'habillement aux petits enfants pauvres ou indigents.
L'ensemble des crédits de cette neuvième section atteignait :
En 1878 le total de 681,682^01
En 1888 — 1,097,162 87
En 1898 — 2,124,818 19
Il est évident que toutes les subventions allouées par le Conseil municipal s'adressent à des œuvres intéressantes ; toutefois, on a pu, avec raison, considérer l'accroissement de cette partie des dépenses d'enseignement comme démesuré et affirmer qu'il y a des subventions excessives ou même inutiles.
On doit mettre à part, dans cette section, les dépenses inscrites aux articles 83, 84 et 85 qui ont trait au placement soit dans un internat appartenant à la Ville de Paris, soit dans des pensions libres et laïques d'enfants de familles pauvres et' nombreuses ou d'orplielins. L'école Dorian, ou internat municipal des pupilles de la Ville de Paris, est plus particulièrement destinée aux enfants dont le chef de famille a rendu des services à la Ville ou s'est dévoué en risquant sa vie pour sauver quelqu'un ou empêcher une catastrophe. C'est une école professionnelle, mais on y reçoit les enfants à partir de
sept ans; ils entrent à treize ans dans la division professionnelle.
L'ensemble des crédits inscrits au chapitre XIX et que nous venons d'examiner dans chacune des sections, a très rapidement progressé depuis vingt ans. La dépense constatée :
En compte de 1878 était de 10,402,840^07
Celle de 1900 est prévue pour 28,902,847 fr. 97 c Il faut encore noter que, sur les ressources extraordinaires des emprunts, le Conseil municipal a consacré, depuis i8y5, plus de Jo4f5oo,ooofr. aux constructions scolaires.
Chapitre XX. — Assistance publique. Aliénés, Enfants assistés. Établissements de bienfaisance.
Dans ce chapitre sont groupées la presque totalité des dépenses que supporte la Ville pour subventionner l'administration de l'Assistance publique de Paris et pour soutenir toutes les œuvres instituées ou subventionnées par la Ville en faveur des malades, des pauvres et des vieillards.
Nous ne pouvons songer à décrire ici toutes ces œuvres.
L'administration de l'Assistance publique est, en fait, à Paris, intimement liée à l'administration municipale, parce que les revenus tirés, soit des biens des pauvres, soit des dons du public ou des droits payés par les théâtres, bals, spectacles et concerts, étant insuffisants pour équilibrer ses dépenses, le Conseil municipal doit, chaque année, lui venir en aide au moyen d'une subvention ordinaire* qui, pour l'année 1899, a atteint le chiffre de 21,684,795 fr., et est prévue pour 21,778,466 fr. 5o c. en 1900.
I. Le principe de cette subvention se trouve dans la loi du i8 octobre 1798 (27 vendémiaire an VII), qui a rétabli Toctroi et dont Tarticle !•*■ porte : « Il sera perçu par la commune de Paris un octroi municipal et de bienfaisance, conformément au tarif annexé à la présente loi, spécialement destiné à l'acquit de ses dépenses locales, et de préférence à celles des hospices et secours à domicile, » Cette même loi attribue encore aiuc hospices le produit intégral des amendes en matière d'octroi.
En droit, elle a été placée, par une loi du 25 juin 187 1, sôus le régime de la loi du 10 janvier 1849 ®^ ^^^ règlements du 24 avril i849) V^^ ^^^ organisé Padministration de TAssistance publique à Paris de la manière suivante :
Quatre divisions centralisent, sous l'autorité du directeur général, toutes les affaires hospitalières de bienfaisance de son ressort. Le directeur général est assisté d'un secrétaire général et d'un conseil de surveillance ;
La surveillance de tous les établissements et services qui dépendent de l'administration, ainsi que celle des bureaux de bienfaisance, est exercée par des inspecteurs;
L'inspection et la régie des biens ruraux sont confiées à un inspecteur spécial;
Un receveur central, soumis aux lois et règlements relatifs aux comptables de deniers publics, assure le service de la caisse.
Au début, et jusqu'en i855, la moyenne de la subvention de la Ville de Paris fut de 4 à 5 millions de francs; de i855 à 1860, cette moyenne passa à 7 millions et, de 1860 à 1871, elle monta à 10 millions. Depuis, ces dépenses ont augmenté d'une manière considérable, comme on va le voir.
Nous donnons dans le tableau suivant la comparaison des subventions municipales à l'Assistance publique avec, en regard, l'accroissement des services rendus par les établissements ainsi subventionnés :