RECETTES. DÉPENSES
La dette de la ville s'élève actuellement à 101,785,718 M. ou 125,196,427 fr.; sur cette somme elle paye un intérêt de 4 p. 100 sur 34,386,287 M. et de 8 Vj p- 100 pour le surplus.
Le total des recettes ordinaires, d'après le compte de l'année 1897, a été de 22,809,718.97 M., dont 5,5i5,o36.42 M, ont été perçus sous forme de contributions directes municipales.
additionnelles aux innipôts d'Étal. La plus forte partie du surplus des revenus est ensuite produite par les taxes suivantes :
Taxe sur la bière M. 2,864,962 38
— sur la viande .... 296,308 i3
— sur le gibier .... 20,676 i4
— sur les farines. . . . 390,612 66
— sur le blé 113,67999
— sur le vin 3,12867
— de pavage ..... 982,878 21
— sur les chiens . . . . io3,446 39
Viennent ensuite le produit des eaux (M. 1,535,829.81), celui du marché aux bestiaux et des abattoirs (M. 1,003,574.01), et enfin, par ordre d'importance, les recettes des tramways de la ville (M. 692,678.08) et des services d'éclairage (M. 506,007.99).
Les autres recettes de la ville, si l'on en excepte le produit du domaine et l'intérêt des fonds placés, ne dépassent pas respectivement 5oo,ooo M.
Le total des dépenses ordinaires a atteint, au compte de 1897, M. 21,665,082.06 ou 26,6/17,989 ir.
Pour ce même exercice le service extraordinaire s'est élevé en recettes et en dépenses au chiffre de M. 12,774,760.52 ou 15,692,955 fr. au change de i fr. 28 c.
Les ressources extraordinaires sont constituées par des fonds d'emprunt ou par des subventions et avances d'institutions spéciales.
Les dépenses extraordinaires sont faites pour divers travaux de premier établissement : conduites d'eau, égouts, bâtiments publics, et aussi pour le remboursement de certaines avances.
Le service de la dette ligure au compte de 1897 pour :
Intérêt M. 3,469,384 81
Amortissement . . 762,906 29
Total. . . M. 4*222,290 10 ou 6,193,416 fr.
Le taux moyen de Tinlérôt payé pour cette dette ressort à 8.80 p. 100.
•ySo BUDGETS FRANÇAIS ET ETRANGERS.
Les principales dépenses municipales portées au compte de 1897 ont été les suivantes:
Enseignement M. 4,3o6,3i5 46 ou 6,296,767 fr.
Assistance publique 1,241,902 o5 1,627,539
Police M. 66,806 09
Police (garde spéciale des rues) . . 10,897 82
Police sanitaire 66,5o4 87
Total M. 142,206 78 ou 174,916 fr.
Eaux (entretien des canalisations) .M. i,o44,i3i 61 — (construction des conduites) . 78,721 33
Total M. 1,122,862 94 ou i,38i,io9fr.
Éclairage (électricité). M. 812,728 08
— (divers 80^,116 71
Total M. 1,116,848 79 ou 1,378,710 fr.
Voie publique M. 622,989 81 ou 648,206 fr.
Service d'incendie 887,898 92 416,617
Dépenses des tramways 608, 844 98 748,879
Leipzig. — Cette ancienne ville, l'une des plus grandes places commerciales de l'Europe, n'a cessé de progresser depuis le XV' siècle, et, jusqu'en 1867, l'antique corporation des marchands exerça sur l'administration locale une influence prépondérante. Ses foires annuelles, du 1" au i5 janvier, de Pâques et de la Saint-Michel, ont encore une importance considérable, et pour les pelleteries et les fourrures, Leipzig a gardé, avec Londres et Nijni-Novgorod, son incontestable prépondérance.
L'industrie s'est fort développée à Leipzig, notamment l'industrie du livre, qui tient le premier rang dans l'Europe centrale pour la librairie, et compte près de 5oo maisons d'édition ainsi que 100 imprimeries. Les anciens faubourgs possèdent des fonderies, des fabriques de machines, des distilleries, des fabriques de pianos et de grands ateliers de reliure.
ESSAI DE STATISTIQUE COMPARATIVE. ']5l
La population était :
En 1878 (le 188,590 habitants.
C'est l'annexion de 17 communes ou districts qui a porté, après 1888, la superficie de la ville à 5,707 hectares 46 ares. Auparavant elle n'était que de 1,788 hectares. La population annexée, recensée à part en 1898, était de 287,155 habitants, alors que celle des anciens arrondissements ne se montait qu'à 184,916 habitants.
Le total de la dette (non compris certaines réserves s'appliquant aux entreprises industrielles communales) s'élevait, à la fin de l'année 1896, à M. 62,052,918.98.
Le taux de l'intérêt payé pour cette dette variait de 3.5o à 4 p. 100, et le taux moyen ressortait aux environs de 3.8o p. 100.
La situation financière de la ville, pour l'exercice 1897, s'établissait ainsi :
Reliquat de caisse de 1896 M. 3,354, i5i 87
Total général des recettes 2i,i53,824 06
Total des revenus M. 24,507,975 93
Total GéNÉRAL des dépenses . 21,366,675 39
Reliquat disponible M. 3,i4i,3oo 54
sur lequel on a prélevé M. i ,2 19,502.37 pour divers travaux extraordinaires, notamment pour la construction d'un sanatorium pour les malades de la poitrine.
Les recettes de l'exercice 1897 ont été constatées pour un total de M. 21,416,895.52, dont M. 8,672,281.78 ont été produits par des taxes municipales directes ou additionnelles aux impôts d'État.
Le total des dépenses pour ce même exercice a atteint M. 21,949,249-22, dont M. 2,44i8,38.55 pour intérêts, et M. 579,810.17 pour l'amortissement de la dette municipale.
Pour 1898, les recettes ordinaires du budget ont été de
M. 21,688,120.77 et les recettes extraordinaires, M. 198,279. Sur le total des recettes ordinaires, les taxes directes ou additionnelles aux impôts d'État ont atteint M. io,834,747-4o, se décomposant ainsi :
Taxe municipale foncière M. i,58o,ooo »
Taxe municipale des patentes industrielles. 4oo»ooo »
Taxe sur les chiens 100,000 »
Taxe municipale sur le revenu 8,764,747 4^
Les autres recettes les plus importantes sont : le produit des usines à gaz (M. 2,734,618.50), le produit des édifices municipaux (M. i,46i,o5o.o3), le produit du service des eaux (M. i,258,33o).
Pour ce même budget, les prévisions de dépenses ont été :
Pour les dépenses ordinaires M. 20,771,805 08
Pour les dépenses extraordinaires . . . . 1,109,59469
La dépense des intérêts de la dette entre dans le total des dépenses ordinaires pour M. 2,467,265.06; celles de l'amortissement pour M. 600,872.07.
Les charges principales permanentes inscrites au budget de 1898 étaient :
Police M. 2,84i,o36 01 ou 3, 551,295^ 01
Enseignement 4)3io,242 98 5, 193,84a 72
Écjouts 112,295 » i4o,368 76
Service d'incendie 4ï7>56o 28 521,960 35
Voies publiques et promenades . . . 703,719 80 879,649 75
Assistance publique 1,794,347 4? 2,242,934 33
Eaux^ 1,119,627 32 1,399,534 i5
Eclairage* 2,325,967 59 2,907,459 48
Service de la dette (intérêts) .... 2,467,266 06 3, 084,068 82
— (amortissement) . 600,872 07 761,090 08
Le domaine communal ou patrimoine de la ville est resté
1. ReceUe correspondante : M. 1,358,330 ou 1,573,113 fr. 5o c.
2. Rcoellc correspondante : M. a,734,6i8.5o ou 3,418,273 fr. la c.
très important, et ce fait a certainement contribué à conserver au budget municipal, d'ailleurs très clairement établi et fort aisément compréhensible, le cadre d'un compte de gestion d'un surintendant de grand seigneur, cadre que tous les anciens comptes de ville avaient en Allemagne et dans les Pays-Bas.
Dresde. — La capitale du royaume de Saxe est bâtie sur les deux rives de l'Elbe, dans une riche vallée. Sa superficie totale est de 2,890 hectares: 2,122 sur la rive gauche et 768 sur la rive droite. Trois ponts réunissent les quartiers séparés par le fleuve.
La ville est d'aspect très agréable ; elle a été surnommée la Florence de l'Allemagne, à cause de ses monuments, de ses musées et de son rôle historique. Les musées y sont très nombreux et plusieurs d'une richesse exceptionnelle.
Bien que Dresde soit surtout fameuse par ses monuments : le Château Royal, l'ancien palais de Brûhl, le Château, le Zwinger, aflecté aujourd'hui au musée, le Palais Japonais, etc., la ville est le centre d'une certaine activité industrielle, et le mouvement d'aflaires, sans atteindre l'importance de celui de Leipzig, ne laisse pas d'y être considérable. On y compte de grandes fabriques d'instruments de musique, notamment des manufactures de pianos, des tissages de laine, d'importantes brasseries, des fonderies de cloches et des ateliers de vitraux renommés.
La superficie et la population de la ville de Dresde étaient :