AVIS AU LECTEUR. VII
dégager la part dMofluence du change, du degré de prospfr» rite des villes, des impositions superposées ou substituées, par d'autres pouvoirs, aux taxes locales, de l'état politique et de la législation, etc., nous croyons qu'il pera toujours préférable pour lui de ne considérer les similitudes ou les différences se dégageant de données analogues que comme des indications d'une valeur nécessairement relative, mais n'ayant pas là rigueur de résultats mathématiques.
En ce qui concerne plus particulièrement l'examen que nous avons fait des budgets de la Ville de Paris pendant tout un siècle, nous espérons qu'en montrant combien sont vastes et complexes les problèmes dont on a déjà la solution •et ceux qui restent encore à résoudre ou même à poser, nous aurons donné au public une idée plus exacte des difficultés de la lâche assumée par les fonctionnaires et par les élus parisiens.
Nous nous sommes efforcé de faire apparaître, à travers ce résumé chiffré, un siècle de la vie d'une des plus grandes capitales du monde, avec ses mille incidents. Nous croyons que le spectacle de sa vitalité et de son développement, en dépit des bouleversements gigantesques dont elle fut le théâtre, aussi bien au point de viie matériel qu'aux points de vue politique et économique, de l'incessant développement de ses services en regard de l'accroissement de sa population et de l'extension des besoins de ses habitants, des mesures ingénieuses ou des expédients adoptés pour parer aux crises qu'il hii a fallu traverser, nous espérons que tout ce long regard sur un passé glorieux ou douloureux ne saurait manquer de susciter chez tous ceux qui aiment Paris de salutaires réflexions.
Puisse ce hvre contribuer au perfectionnement des rouages, à la fois si puissants et si délicats, qui ont maintenu à travers tout un siècle la prospérité financière de Paris