‹ Les finances de la ville de Paris de 1798 à 1900Chapitre 58 sur 212 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

OPERATIONS PROPRBS A L*EXSRCICK.

Recettes ordinaires.

Centimes communaux. Impositions spéciales. Taxe sur les chiens . . .

Intérêts de Tonds placés au Trésor. Recouvrement sur les porteurs d'obligations municipales des droits avancés pour leur compte

Octroi

Droits d'expédition d'actes et prix de vente d'objets mobiliers

Halles et marchés

Poids public

Abattoirs •. . . .

Entrepôts

Produits des propriétés communales .

Taxes ftinéraires

Concessions de terrains dans les cimetières

Legs et donations pour des œuvres de bienraisance

Locations sur la voie publique et dans les promenades publiques ....

Voitures publiques

Droits de voirie .

Vente de matériaux provenant du service des travaux. Cession de parcelles de terrain retranchées de la voie publique

Contributions dans diverses dépenses de voirie, d'architecture, de pavage, de nettoiement, d'éclairage, etc. . .

Contributions de l'État et du département de la Seine dans les Trais d'entretien du pavé de Paris

Taxe du balayage

Redevances diverses payées par la Compagnie parisienne d'éclairage et de chauffage par le gaz

Abonnements aux eaux de la ville.

Produit des canaux et de divers immeubles dépendant des établissements hydrauliques

Exploitation des voiries. Vidanges.

Egouts

Recettes et rétributions perçues dans divers établissements d'instruction publique. Legs et donations ....

Contribution de l'Etat dans les dépenses de la police municipale et receltes de la PréTecture de police . .

Recettes diverses et imprévues. . . .

Total des recettes ordinaires. .

PRODUITS CONSTATAS.

fr. c.

7,618,614 6a ao6,773 55 3,346,093 4i a, 754, 63a i4 i,a97,8ii 09 998,793 6a

a,a58,io3 »

8,iôj .

ii,o3[,i3i 01 1,040,769 99

4,969.676 aa

11,445,063 90 i,5a9,5ii 37

25o,o52,oio |3

En comparant les produits de l'exercice i883, pour les services ordinaires, à ceux des deux exercices précédents, on voit que, en 1882, la différence de ces recettes, par rapport aux produits constatés en 1 88 1 , a été :

En plus, de 4,974>8o3' 69

En moins, de 1,980,211 28

soit environ une plus-value nette de 3 millions sur les recettes ordinaires.

Mais, en i883, on voit cette plus-value nette disparaître et faire place à une moins-value.

Par rapport aux produits constatés en 1882, les recettes n'avaient donné en plus que 1,223,669 fr. 97 c, pendant qu'elles présentaient en moins 1 3,406,986 fr. o4.

Cette moins-value des recettes de i883 fut particulièrement sensible sur les chapitres suivants. Elle se chiffre pour les :

Taxes d'octroi à 6,041,419*^80

Entrepôts à 210,997 94

Produits des propriétés communales à. . . 108,965 02

Droits de voirie à 62 1,1 34 91

Contributions de divers pour travaux à . . 706,833 01

Redevances de la Compagnie du gaz à. . . 5, 100,000 »

Recettes de l'enseignement à 219,194 78

Cette liste succincte dénonce un trouble profond dans l'état économique de Paris à cette époque ; l'iiidustrie du bâtiment semble à peu près paralysée.

L'exercice i883 a, en effet, été le premier d'une série de budgets accusant une période de crise dont les diagrammes reproduits plus haut et tracés d'après les comptes, permettent de suivre la marche et qui ne cessa que lorsque l'Exposition eut, à la fin de 1888 et en 1889, galvanisé les affaires sur le marché parisien.

l88 LES BUDGETS DE PARIS.

Pendant celle période, alors que la progression des revenus de la Ville s'amoindrissail nolablemenl, la progression des dépenses ne fui pas enrayée, en dépil de quelques efforls du Conseil municipal.

En 1881, le total des dépenses ordinaires atteignit 222,778,007^ » 1882, — — 231,455,935 34

Aucun efforl viclorieux ne fui alors lenlé par le Conseil municipal ni par Tadminislralion pour contenir le flol grossissant des dépenses permanentes. Ce n'est guère qu'à partir de 1 885 qu'on peut apercevoir, dans les comptes, un temps d'arrêt dans l'accroissement des diverses charges du service ordinaire cl c'est en 1886 et 1887, sous l'influence de M. Sauton, que cet arrêt momentané s'est le plus accentyé. L'extension dos services et l'influence de l'Exposition sur les budgets de 1 888 et de 1889 a accentué de nouveau l'augmentation annuelle dos charges permanentes.

Nous présentons, dans le tableau suivant, un résumé comparatif des dépenses des exercices 1881, 1882 et i883 par chapitres. Le simple examen de ce tableau permet d'apercevoir le motif de ces augmentations et nous dispense de plus amples commentaires. '

Tableau.

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