Piloros pour 600 dr., Pistasos pour 5oo dr
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tribut est imposé à plusieurs cités, bien qu'elles se trouvent, cela va de soi, dans des conditions différentes. Qu'en résulte-t-il ? C'est que comme dans tout système d'impôts quelque peu perfectionné, il a été fait des classes, chacune comprise entre un minimum et un maximum ; mais pour établir ces deux limites, d'une façon équitable, il faut évidemment que l'on applique un système.
Essayons en second lieu de dire en quoi consistait ce système. Tout d'abord, on tout cas, qu'il s'agisse d'une répartition ou d'une quotité, il faut qu'il y ait une base. En effet, une simple division par le nombre total des contribuables ne serait admissible que si tous se trouvaient dans la même situation de fortune. Et d'ailleurs, les listes montrent, comme il va de soi, qu'un système aussi contraire au bon sens n'a jamais pu se présenter à l'esprit des Athéniens.
Le problème consiste à faire payer chacun d'après ses capacités. J. Beloch (^) croit que l'on en pouvait trouver la mesure dans les revenus de la douane et il remarque
Ces sept villes ne figurent que là.
8. Sinos pour i5oo (Ir. réapparaît même rubrique, même somme dans 244- Dans 260, catégorie commune i)our 800 dr., et dans 87, où le chiffre manque
9-10. Les Diakrès pour 800 dr. ; Symè pour 1800 dr. Dans 244^ 256, ces deux villes reviennent, pour les mômes sommes, sous la même rubrique. Dans 87, Symè pour 3ooo dr., les Diakrès pour 2000 dr.
11-12. Eusblkos, 3ooo dr. ; Kleonai, 5oo dr. Ces deux villes, avec 9-10, dans 257, sous la rubrique Trd]X£'.[i; aç] o'. t8tw[Ta'. e]'i:[a]x[aav], les chiffres manquent.
i3. Othoros pour 5oo dr.; elle figurait dans la catégorie commune, 288, pour 7G0 dr., dans 242, pour 700.
Cette catégoi'ie est distincte do celle des à'xaxTO'. et de celle des villes qui se taxent elles-mêmes, puisque la même liste 248 porte ces trois catégories séparées. La formule de 248 est l'équivalent de celle qui est écrite dans 257 : tioXe'-ç aç ol ISrùixa'. STa^aav, car les mêmes villes se retrouvent sous l'une et sous l'autre.
Les àxaxxo'. sont : dans 242, les Pharbelioi, les Millorioi et les [FaXa^Jot, Dahms, o. 1. p. 6G, 12 ; dans 248, les Kystirioi.
(1) Rhein. Mus. 1888.
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ingénieusement qu'en 418/2, les Athéniens remplacèrent le phoros par un droit de 5 ''/„ sur les marchandises à l'entrée et à la sortie.
Mais n'était-il pas plus simple et plus juste de s'attacher à ce qui était alors la vraie richesse, aussi bien pour les particuliers que pour les cités, je veux dire latei-re' Combien à cette époque d'états où le commerce et l'industrie n'étaient que des l'acteurs économiques tout-à-fait secondaires ! Combien par contre où l'agriculture procurait la prospérité générale !
Rappelons ce que nous avons établi dans un précédent travail (') : presque toujours, quand il y a phoros, il porte sur la terre. C'est la valeur la plus facile à apprécier et la plus épargnée aussi parles imi)Ositions locales.
Ensuite, pour un très grand nombre des cités qui formèrent le premier noyau de la ligue, le phoros fixé d'après la valeur du sol n'était pas un nouveauté, puisque la Perse le leur appliquait depuis longtemps.
Nous avons dit que le phoros était établi par les Athéniens d'après la richesse immobilière de chaque cité : cela ne veut pas dire que la contribution foncière fût absolument obligatoire. Certaines cités ont pu former leur quotepart autrement ; tel était le cas pour Thasos, où, d'après Hérodote, la contribution foncière était inconnue. Mais, en règle très générale, elles ont certainement eu recours à cette ressource qu'elles n'utilisaient pas pour elles-mêmes. Ainsi, pour les particuliers, l'affiliation à la Ligue avait pour conséquence directe le payement de l'impôt foncier. Cela n'était pas pour rendre Athènes populaire surtout dans les cités que la domination de la Perse n'avait pas accoutumées à cette gêne.
Nos documents sont trop rares pour que nous puissions en attendre de preuve : peut-être dans un cas, nous apportent-ils une certaine confirmation de nos hj'potlièses. L'in-
(*) Cf. mon Étude sur le système des impôts dans les cités et les royaumes grecs, Mémoire V.