Répartition des recettes entre les différentes
caisses.
Les recettes sont faites par les dioicètes ou trapézites.
Puis, à Athènes, elles passent par les mains des apodectes.
Ceux-ci les répartissent entre les différents fonctionnaires préposés aux paiements. L'expression technique est |j.ep(!^eiv (Arist. Ath, Pol. 48).
(1) DS, 546 = Cil. Michel, 336. Autres exemples de banques publiques à Cos, Cyzique, etc., dans Keil, loc. cit. Cf. sur les banques d'État, Th. Reiuach, Une crise monétaire à Mylasa, BCH, 1895, p. 53i.
l'administration financière des cités grecques. 143
Donc, séparation de l'office de receveur et de celui de payeur, et unité de la recette.
La même unité n'existe pas pour les paiements.
Telle est l'organisation financière dans la seconde moitié du IV siècle, sous la forme que nous pouvons considérer comme la plus achevée.
A Délos, les deux trésoriers de la cité jouent le rôle des apodectes, en tant qu'ils répartissent les recettes entre les différents payeurs; mais eux-mêmes en gardent une partie ; ils sont à la fois receveurs et payeurs.
La fonction de répartiteurs des recettes existait également à Milet. D'après un décret, publié par M. Haussoullier (*), les Milésiens ont voté à Antiochus, fils de Séleucus I, une statue équestre : tô Se àpvûptov tÔ eiç [rViV ê!.xôva] è^ekeiy xoùç àvarâxTaç To[ùç éTil N] o-xecpav/icpopoi», i-KtiToy xal Tâ[<; irpoo-ôBouç {ji.epi]<T(0(Tt.v (^). Les anatactai prélèveront la somme nécessaire, lorsqu'ils feront la répartition des recettes.