‹ Les Finances des États TotalitairesChapitre 18 sur 58 · MESURES FISCALES · texte numérisé non relu

MESURES FISCALES

Les procédés que nous avons précédemment étudiés se rattachent tous à des modalités exceptionnelles de financement, qui ne peuvent, à aucun titre, être considérées comme recettes normales de la puissance publique. Elles se légitiment par les besoins exceptionnels qui les motivent, Une saine gestion voudrait que le présent ne fut pas gagé sur l’avenir — car, l’avenir, à son tour, sur quoi le gagera-t-on ? Toujours sur des rêves, des espérances ? L’avenir, si souvent nous échappe...

Le procédé sain, normal, légitime est le recours à l'impôt, celui qui fait payer aujourd’hui ce qui est fait présentement et qui ne spécule pas sur l’hypothétique.

L'Allemagne pour entreprendre et réaliser son ambitieux programme ne pouvait pas s’en tenir aux méthodes fiscales, elle eût échoué et son gouvernement en fut rapidement devenu impopulaire.

«A temps exceptionnel, méthodes exceptionnelles ».

Elle n’a cependant pas renoncé aux mesures fiscales qui constituent un appoint et permettent — dans une certaine mesure — de limiter l’appel au crédit à court terme,

SENTE CN EN CID ANT Li lg on SNA ST! f : , 0 v# L SAT “ C] L

Trois chiffres vont nous donner la mesure de l’effort budgétaire qui a été tenté par le Troisième Reich.

Les recettes totales (impôts et droits de douane) de l'Allemagne étaient en :

1928-2952 0e 9,024 milliards R. M.

Page 1