‹ Les Finances des États TotalitairesChapitre 27 sur 58 · FINANCES ITALIENNES · texte numérisé non relu

FINANCES ITALIENNES

Les finances italiennes depuis la prise du pouvoir par M. Mussolini sont passées par deux phases nettement différentes et, disons le mot, opposées.

À son arrivée au pouvoir, le dictateur italien trouvait les finances du royaume dans un état lamentable, avec un déficit budgétaire considérable, et des rentrées d’impôts insuffisantes.

Son premier acte fut de remettre de « l’ordre dans la maison », et d'appliquer aux finances les règles les plus orthodoxes d’une saine gestion.

Les résultats ne tardèrent à se révéler des plus concluants et, aux déficits, firent suite les excédents budgétaires annuels.

Survint la crise, puis la campagne d’Ethiopie avec sa préparation. Une crise économique est rarement créatrice de stabilité, mais une guerre a des effets plus déplorables, encore, sur les Finances d’un Etat.

C’est à ce moment que commence la seconde phase de la gestion dictatoriale des finances italiennes. Aux règles les plus orthodoxes font suite les expédients. Et pour le budget et pour les finances recommencent les erre-

ments de la période pré-dictatoriale, c’est l’aventure dans inconnu.

Pour échapper aux difficultés financières qui pésent sur elle, pour assurer un ravitaillement que son manque de devises rend de plus en plus aléatoire, l'Italie a alors tenté, elle aussi, de se murer dans l’autarcie, d'échapper à la dépendance vis-à-vis de l’étranger. Nous verrons tout ce qu’a de hasardeux semblable entreprise, sa répercussion sur les finances et l’aggravation nouvelle qui en résulte. Nous traiterons donc sous des chapitres différents :

I. — Situation des finances à l’arrivée de Mussolini. IT. — Politique financière jusqu’en 1934.

IT. — Politique financière de 1934 à nos jours. IV. — Résultats.

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