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nuances près, aux mêmes mesures fiscales, pour aboutir à un résultat financier peu différent (3), quoique économiquement les résultats fussent considérablement dissemblables.
Mais l'avantage économique que peut avoir l’Allemagne n'est-il pas compensé par l'espoir que donne à lItalie la possession d’un Empire Colonial ?
Nous avons vu cependant quelles difficultés elle rencontrait dans l’équipement, l’aménagement et l’exploitation de sa conquête, et combien incertain en paraît encore le succès.
Les deux Etats totalitaires, après un travail considérable et persévérant, en sont arrivés à un point où on se demande s’il leur est permis encore de soutenir leur prodigieux effort et ce qu’il vaut en réalité.
La dette s’est creusée sous eux, les difficultés rencontrées pour s’alimenter en matières premières, d’origine étrangère, augmentent de jour en jour. L’outillage qui a été construit à grand frais est insuffisant à suppléer entièrement au défaut de richesses naturelles. Et cela est plus frappant en Italie qu’en Allemagne. Et qu'adviendrait-il si une reprise mondiale des affaires s’opérait ? Que ferait-on de tout ce formidable outillage devenu inutile ? Il faudrait avouer la faillite de cette politique économique et, ouvrant la frontière au commerce international, laisser à la monnaie suivre son cours et tomber au niveau qu’imposerait les réserves qui gagent la devise. On voit immédiatement à quel prix serait acheté cette rentrée dans l’économie internationale : il faudrait d’abord et avant tout admettre l'hypothèse d’une faillite.
(3) Si on s’en tient aux formules habituelles, qui motivent d’ordinaire toute appréciation d’ordre financier. Voir notre conclusion.
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Il apparaît plus vraisemblable, si les circonstances ne précipitent les événements, que l’autarcie restera la ligne de conduite des deux pays. Mais, même si une réussite devait être envisagée (4), ce serait aux dépens du niveau de vie de la population qu’elle serait achetée : le prix d’une semblable politique étant inoui, et le rendement à en attendre très incertain et forcément réduit. ses |
Quoi qu’il en soit, la question est insoluble, et sauf un concours de circonstances extraordinaires, l'Italie et l'Allemagne devront, un jour ou l’autre, le reconnaitre.
(4) Et cette hypothèse bien audacieuse, ne peut être envisagée qu’en
ce qui concerne l’Allemagne. Pour l'Italie elle est d’une invraisemblance absolue.
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