‹ Les Finances des États TotalitairesChapitre 41 sur 58 · TITRE IV APERÇU SUR LES FINANCES DU PORTUGAL · texte numérisé non relu

TITRE IV APERÇU SUR LES FINANCES DU PORTUGAL

Nous n’aurions pas à étudier le Portugal qui, à vrai dire, n’est pas un Etat totalitaire, si nous n’avions le souci de montrer ce que peut faire, dans le domaine financier et économique, un gouvernement autoritaire qui ne s’embarrasse pas d’idéologie, plus ou moins brumeuses et par trop ambitieuses.

Le Portugal est soumis à la dictature du Professeur Salazar, laquelle peut paraître toute paternelle à côté de celles de Mussolini et de Hitler. Il n’en est pas moins vrai qu’un régime d'ordre, d'inspiration chrétienne, y dirige toute la vie.

Les formes sont sauvegardées, le parlement existe, mais si on va au fond des choses, le Portugal actuel fait corps avec l’homme qui a su en faire un Etat calme, ordonné, sur le chemin de la prospérité. Nous voulons parler de Salazar.

Salazar n’a pas fait de marche sur «Lisbonne» ni revêtu une chemise d’une couleur particulière. C’est un professeur, il enseignait à l’Université de Coimbra la science des finances.

Une première fois, après le succès du mouvement in-

surrectionnel de 1926, on vint le chercher pour prendre .

le portefeuille des finances, il demeura 4 jours à Lisbonne puis revint à sa chaire, les mesures qu’il préconisait n’ayant pas été acceptées. Les choses continuèrent d’aller de mal en pis. On ne savait plus à quel saint se vouer. On revint trouver Salazar, il posa ses conditions, elles furent acceptées, et le 27 avril 1928, il prenait possession du ministère (1) des finances et, dès lors, l’ordre et la prospérité devaient faire leur réapparition au Portugal.

Salazar avait les idées très claires, des principes solides, et une volonté lucide et tenace pour les appliquer les unes et les autres. Pour juger son œuvre et en tirer leçon, nous allons examiner la situation du Portugal avant l’arrivée de Salazar, ce que fut son effort, et enfin quels résultats ont été obtenus.

(1) Il ne sera président du Conseil qu’en 1933.

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