SÉANCE DU SOIR
M. TILLE Y : Quand six heures sonné, j'en étais à expliquer les difications que le gouvernement propose de faire subir au tarif. J'en prends rémunération où je l'ai lais et je passe à l'article poudre et au matières explosives. Nous propos donc, pour la poudre à canon, à c bine et de chasse, en barillets, demi barillets quarts de barillets et autres cm-, hallages, un impôt de 5 centins par livre ; sur la poudre à canon et à c rabine,en barillets et en barils,4 centins ; la poudre en boîtes d'une livre et d'une demi-livre, 15 centins ; sur la poudre à pétarcler et à miner, 3 centins ; la poudre à gros grain (giant powdfy ) la dynamite et autres matières ex'1 sives dans lesquelles entre de la ni glycérine, 5 centins par livre et pour cent ad valorem ; sur le nitroglycérine, 10 centins par livre e pour cent ad valorem ;
Sur le sel, à l'exception de c importé du Royaume-Uni ou de q que possession britannique, ou importé pour l'usage des pêcheries ritimes ou du golfe, qui sera exe de droits, en grenier 8 centins par cent livres, en sacs, barils et au emballages, 12 centins par oeuvres.
Sur les produits chimiques, les dicaments, les peintures et les hu 20 pour cent ; sur l'acide sulfuri \ centin par livre comme au d'hui; sur l'acide acétique par gallon mesure impériale, 12 centins; su acides muriatique et nitrique, pour cent ad valorem; l'acide oxalique sera exempte de droits; le s, pêtre paiera 20 pour cent ad valor les huiles essentielles pour les bes de la fabrication, 20 pour cent ; I essences de pommes, de poires, d' nas, de framboises, de vanilles et t:
fruits, $1.80 par gallon, et 20 pour cent ad valorem.
Ce droit est pour les spiritueux qui entrent dans la fabrications de ces essences.
Le goudron et la poix de houille paieront 10 pour cent ad valorem; vernis, clair ou noir à l'usage des constructeurs de navires, exempt de droit; tout vernis non dénommé, 20 centins par gallon impérial et 20 pour cent ad valorem.
Les couleurs, savoir : bichromate de potasse, bleu foncé, bleu de Chine, laque de Gastille, écarlate et maron en pulpe, vert de Paris, bleu de Prusse, blanc satiné et passé au tamis, outremer, et terre d'ombre naturelle, exempt de droits; ajouté à cette classe d'articles autrefois frappés de droits, le bleu de Prusse et une ou deux autres couleurs.
Les peintures non dénommées seront sujettes à 20 pour cent ad valorem ; le mastic à 25 pour cent ; les ochres, sèches ou en poudre, lavées ou non, non calcinées, 10 pour cent ad valorem ; l'esprit de térébenthine, 20 pour cent ad valorem.
L'huile de charbon et ses produits seront soumis aux mômes droits qu'auparavant ; l'huile de foie de morue, médicamenteuse, 20 pour cent ad valorem ; l'huile de spermaceti, 20 pour cent ad valorem; l'huile de pied de bœuf, l'huile d'olive ou de table, l'huile de graine de sésame, 20 pour cent ad valorem.
Le sulphate de quinine, 20 pour cent ad valorem ; l'opium au naturel, 20 pour cent ad valorem ; l'opium à fumer et toutes préparations d'opium, $5 par livre, le prix en étant d'environ $11.
C'est là un impôt qui intéresse les représentants de la Colombie-Britannique.
Les parfums y compris les préparatious pour la toilette, les huiles à cheveux, les poudres, pommades et autres préparations parfumées pour la chevelure, la bouche ou la peau, 30 pour cent ; les pommades françaises ou parfums préparés à la graisse ou à l'huile, lorsque les fleurs dont ils sont tirés ne peuvent supporter la distillation, importés dans des boîtes de pas moins de 10 livres chacune, 15 pour cent ad valorem ; les médicaments ou
préparations médicamenteuses dont la recette et les ingrédients sont tenus secrets, recommandés par des annonces, affiches ou étiquettes, pour le soulagement ou la guérison de tout dérangement ou maladie, sous forme liquide, 50 pour cent, et tous autres, vingt-cinq pour cent comme aujourd'hui.
Ces préparations ne sont souvent aujourd'hui que de nouvelles formes sous lesquelles les spiritueux sont introduits dans le commerce ; ils ont été jusqu'à présent soumis à un droit de 25 pour cent.
Les fleurs artificielles paieront 30 pour cent ad valorem; les plumes d'autruche et de vautour, non préparées, 15 pour cent; préparées, 25 pour cent.
Poil d'animaux à fourrure, pour chapeliers, détaché de la peau, exempt de droits ; les pelleteries de toutes sortes, non préparées, exemptes de droits ; préparées, 15 pour cent ad valerem ; bonnets, chapeaux, manchons, palatines, collerettes, pardessus, manteaux, etc., de fourrures, 25 pour cent.
Chandelles de suif, 2 centins la livre ; bougies de cire, paraffine, 4 centins ; toutes les autres bougies, ad valorem, 20 pour cent.
Le caoutchouc et le gutta-percha, non ouvrés, exempts de droits ; les chaussures et autres ouvrages en caoutchouc et en gutta-percha, 25 pour
cent ad valorem.
Le savon commun, brun non parfumé, le. la livre ; le savon jaune, le savon de castille, le savon blanc, le savon parfumé ou de toilette, 25 pour cent ad valorem.
Les empois, y compris la fécule, l'amidon ou la farine de maïs, et toutes préparations de cette nature, 2 centins par livre comme aujourd'hui.
Les cordages pour navires, 10 ponr cent; les autres espèces de corda gesj 20 pour cent.
Je puis revenir ici sur ce que je disais au commencement de mon discours. Voici comment le gouvernement se propose de traiter les articles manufacturés au Canada et exportés.
Sur preuve de leur exportation, il sera payé un drawback égal aux droits payés sur les matières entrées dans leur fabrication.
L'intention du gouvernement est de traiter tous les navires neufs comme objets d'exportation, mais l'impôt sur les cordages fera exception et ne sera pas sujet aux drawback ; car, autrement, nous forcerions les établissements supportés aujourd'hui par la construction des navires à abandonner leur industrie.
L'on portera donc l'impôt sur les cordages à 10 pour cent, et cet impôt sera payé par les navires ; mais pour le fer en gueuses, en barres ou en loupes, qui aura payé un droit et sera employé dans la construction des navires, il y aura drawback.
Ainsi, les navires seront virtuellement regardés comme tous les objets d'exportation, et les droits qu'ils auront payés seront remis au constructeur.
UN DÉPUTÉ : De quelles classes de navires parlez-vous ?
M. TILLEY : Des navires de toutes classses et de toutes dimensions, bâtis dans n'importe quelle partie du pays.
Nous proposons l'imposition d'un droit de 10 pour cent sur tous les navires étrangers se faisant enregistrer dans le pays.
A propos du droit proposé sur les sucres et mêlasses, si j'occupe l'atteni tion de la Chambre pendant quelques instants je suis sûr que l'on me pardonnera, car le règlement de cet impôt est une des questions les plus difficiles qui puisse occuper un gouvernement.
L'on sait qu'il y a eu aux Etats-Unis beaucoup de mécontentement au sujet de l'impôt sur les sucres et mélasses.
Chez nos voisins, ce droit est purement spécifique, et prélevé d'après le type de Hollande, aux taux de deux dollars et cinq cents pour tous les sucres au-dessous du numéro sept, jusqu'à ce que ce droit atteigne le taux spécifique de cinq centins par livre.
Le mécontentement causé par ce système a été évident aux Etats-Unis.
Malgré cela, et bien que plusieurs
commissions aient été chargée; d ; s'occuper du sujet ; bien que M.
Wells, l'un des hommes les plus 1 les de son pays, ait été invité pa raffmeurs et les importateurs de Si a faire un rapport sur cette questîbien que la chose eût été récemm portée devant le congrès, aucun chi - ' gement n'a été fait au mode de p>.
ver ce droit. Il ne paraît pas prol qu'on arrive à un autre système celui de l'impôt spécifique.
Pour le renseignement des ho bles députés de cette Chambre i peuvent ne pas s'être occupés de question, je dirai que le taux de pôt aux Etats-Unis est fixé d'apr î type de Hollande. Les numéros t et au-dessous de sept paient l'im] plus faible.
Il a été constaté que du sucre de i meilleure qualité, le plus pur, d cre de 96 pour cent ou même , avait été admis à un taux de - . :
très-peu élevé. Dans ces cas, le neur recevait un drawback de s dollars pour 100 lbs de sucre sm I quelles il n'avait payé que $2.15.
Ce système de droits spécifiqi été trouvé sujet à des inconvén > sous plus d'un rapport, mai^ I ; congrès ne l'a pas abandonné [ changé.
On a fait valoir aux Etats-Unis t au Canada également, des argum j très sérieux en faveur du droit a< lorem. Je n'hésite pas à dire que sieurs des arguments en ce sens t d'une grande force. M. Wells se clare pour un système de droits a xalorem. Pour ma part après avoir : i le sujet, je puis dire que si la Chai 3 adopte le système de droits ad valo\ la meilleure manière de l'applique ei t celle que le gouvernement prop 1 aujourd'hui.
Il y a un moyen de constate 1 qualité de certains sucres avec trument appelé polariscope. L'éprest probante quand il s'agit de ti 3 les sucres au-dessous du numéro 1 même du numéro 13, surtout les sucres inférieurs ; mais cette trument ne saurait servir pour cres jaunes raffinés mêlés de glu en grande quantité.
Les intéressés dans l'importa i de cette classe de sucres préfère-
I système de droits ad valorem. Mais 'ï je dois dire que si l'impôt ad valorem était appliqué exclusivement, on verrait que le sucre des Antilles brillant et de bonne qualité, aurait à lutter contre le sucre jaune raffiné frelaté, en apparence meilleur que les sucres ) *des Antilles.
Des considérations militent à l'en-
] contre des deux systèmes ; les droits spécifiques ont leurs inconvénients,
'; et l'impc t ad valorem a les siens ; mais je ctfois ,our ma part ce dernier sys-
j tème ;ji J érable à l'autre. Cependant, en raison de la concurrence que l'article inférieur dont je viens de parler
\ peut L .re à l'importation du bon sucre d'éi icerie, le gouvernement en est revenu au système de 1868, c'est-à-
j dire, à un système mixte de droits spécifiques et de droits ad valorem.
Naturellement, nous avons constaté qu'il y avait différence d'opinions entre les importateurs et les raffineurs de sucre au sujet de la division de l'échelle des droits. Aujourd'hui, le degré supérieur des droits a pour limite le numéro 13. Les raffineurs demandaient que cette limite ne fût pas changée, tandis que les importateurs la voulaient voir fixée à un numéro un peu plus élevé.
Nous avons opté pour un moyen terme et adopté le numéro 14 comme point de démarcation. Tout sucre audessus du numéro 14, type de Hollande en couleur, paiera un droit de le. par livre et de 35 pour cent ad valorem. Ceci comprend tous les sucres raffinés.
Le sucre égal au numéro 9 et non au-dessus du numéro 14, paiera |c.
par livre et 30 pour cent ad valorem.
Je ferai remarquer qu'il y a ici en faveur du raffineur une différence de 5 pour cent ; que tous les sucres audessous du numéro 14 ne paient que 30 pour cent, tandis que sur ceux d'audessus, l'impôt est de 35 pour cent, ce qui donne aux raffineurs un avantage de {5 pour cent.
Le sucre au-dessous du numéro 9 paiera \ centin par livre et 30 pour cent ad valorem, pourvu que le droit ad valorem soit prélevé et perçu sur le s|ucre et le mélado quand ils° seront
importés directement du pays de leur provenance, sur leur juste valeur marchande au lieu d'achat, sans aucune addition pour le prix des boucauts ou autres emballages, ou autre frais et déboursés (les droits d'exportation non compris) antérieurs au chargement, nonobstant tout ce que contenu dans la section 34 de l'acte 40 Victoria, chapitre 10, à ce contraire. C'est-à-dire que pour le sucre importé directement des Antilles, l'emballage et les frais incidents ordinaires de l'exportation ne seront pas comptés dans le calcul des droits.
Nous avons ajouté cinq pour cent au droit actuel, qui est de 25 pour cent. Le sucre qui n'est pas importé directement paiera l'impôt sur l'emballage, ce qui est une protection pour notre commerce direct avec les Antilles.
Les sirops, suc de canne, sirop épuré, sirop de sucrerie, sirop de sucre, sirop de mélasses ou de sorgho paieront f centin par livre et 30 pour cent ad valorem: le mélado, le mélado concentré, le suc de canne concentré, les mélasses concentrées, le suc de betterave concentré et concréfié, § centin par livre et 30 pour cent ad valorem.
On évalue, d'après les importations de l'année dernière, que les modifications du tarif à l'article des sucres vont entraîner une diminution de $200,000 dans le revenu, en conséquence de la remise des droits sur les emballages.
Les mélasses, si elles sont destinées aux fins du rafinage, de la clarification ou de la rectification, ou pour la fabrication du sucre, quand elles sont importées directement du pays de leur provenance, 25 pour cent ad valorem ; les mélasses destinées aux mêmes fins, si elle ne sont pas importées directement du pays de leur provenance, 30 pour cent ad valorem.
Le but du gouvernement est d'en-* courager l'importation directe de la melassse. Je ne comprends pas pourquoi les importations ont accusé une diminution si considérable dans la valeur des mêlasses importées en 1878 par les différentes provinces. Ceci est sans doute dû en grande partie à
ce que les rafïineurs de New-York et de Boston nous ont exporté leurs rebuts, leur mélasse la plus noire et la plus inférieure en qualité. C'est pour empêcher autant que possible l'importation d'une telle mélasse que cette différence est faite dans le tarif.
Les mélasses non destinées aux fms ci-dessus mentionnées, quand elles sont importées directement du pays de leur provenance, 15 pour cent ad valorem ; mélasses non destinées aux fins cidessus mentionnées, quand elles ne sont pas importées directement du pays de leur provenance, 20 pour cent ad vilorem.
Ceci entraînera une perte pour le revenu de $90,000 ou $100,000 ; mais cette perte sera récompensée et plus par l'augmentation des droits sur d'autres articles.
Le sucre candi, brun ou blanc, et les sucreries, le. par livre et 35 pour cent ad valorem.
Le glucose ou sucre de raisin sera classé et tarifé comme sucre, selon sa qualité, d'après le type de Hollande en couleur. Le sirop de glucose portera 35 pour cent ad valorem.
Nous arrivons monsieur le président, à l'article des thés. Après ce que j'ai dit dans la première partie de mon discours, la Chambre ne sera pas surprise d'entendre déclarer que le gouvernement se propose de demander au parlement de rétablir l'impôt de 10 pour cent sur le thé importé des Etats- Unis.
On me pardonnera si je dis que, suivant moi, nos prédécesseurs ont commis une grande erreur en s'opposant si fermement au rétablissement de cet impôt additionnel sur le thé ; et je crois que cette Chambre est disposée à ne pas tomber dans cette même faute.
Le gouvernement a l'intention de demander au parlement de réimposer %sur le thé un droit spécifique et un droit ad valorem, au lieu des 5c. par livre qui sont perçus aujourd'hui sur cet article. Le nouveau tarif porte donc un droit spécifique de le. sur les thés noirs, et de 3c. sur les thés vers et les thés du Japon, et un droit de 10 pour cent ad valorem.
Il va s'en suivre une dimi n quelconque dans le revenu, soit 000, vu que le coût du thé in directement est moindre que ce" u l thé acheté à New-York.
Le café vert portera 2c. par iiv ; le café torréfié ou moulu, et imitations et substituts de café, 3c.
livre. La pâte de cacao et le chc i non sucrés, 20 pour cent ad valo la pâte de cacao, le chocolat, et au ; préparations de cacao, renfermant sucre, 1c. par livre et 25 pour cen1 valorem.
Monsieur le président, je n'ai pas mentionné tous les articles sur h quels nous nous proposons de n fier l'impôt ; et pour que la Gha et le pays ne soient pas indu il s en erreur, je vais maintenant lire L des articles qui seront francs de dr< de peur que l'on croie que les a que je n'ai pas nommés soient sur cette liste.
Animaux pour l'amélioration > races ; ancres ; antimoines ; c , potasse, perlasse et soude ; vête i et autres articles d'usage persoi: i domestique, n'étant pas des ma dises ; arsenic ; articles importés pour l'usage du gouverneur-général, l'usage des consuls étrangers, l'usage de l'armée et de la ma uniformes ; matériel militaire t nition de guerre ; instruments les corps de musique militaire seaux de bambou, coupés de Ion seulement, pour cannes, ou pour ches de parapluie, d'ombrelles et rasols ; bambou, non ouvré ; bai i fabrique canadienne exportés s de pétrole du crû domestique, nant vides ; cloches d'église, bisr ; poussière d'os et cendre d'os pc fabrication d'engrais ; brome ; li d'or et d'argent ; bichromate d tasse ; voitures chargées de mar, dises ; collections de monnaies médailles ; tissus pour la fabric de prelarts ; gutta-percha ; cou « boyaux pour instruments de que ; citrons ou écorces de c destinés à être candis ; vêU\ donnés à des institutions de cha monnaies d'or et d'argent, excep monnaies d'argent des Etats-L vases sacrés : déchets de coto ouate de coton ; diamants non i
fi
tés, y compris les diamants noirs ; 1 articles pour teindre, à l'état naturel ; terre et sable ; herbes et pulpes, pour la fabrication du papier ; fibre végétale pour la fabrication ; boitte ; hameçons, lignes, engins de pêche ; racine de ginseng ; chauderets pour batteurs d'or ; graisse et graillons pour la fabrication du savon seulement ; graviers, guano et autres en grais ; animaux et végétaux ; gomme, gomme arabique ; écorce de pruche ; chanvre non préparé; peaux crues ; crin de cheval ; caoutchouc ; indigo ; colle de poisson ; ivoire ; mâts de fer pour navires ; câbles de fer, chaines de fer de plus d'un demi pouce, soit à manille ou non ; jute ; racine de réglisse, limons et écorce de limons destinés à être candis ; bois en grume et bois non écarri, non manufacturé, non dénommé ailleurs ; bois de service, scié en madriers et planches ; buis^ pin résineux, cèdre d'Espagne, chêne, noyer tendre et bois blanc, non ouvré, raboté ou autrement manufacturé ; locomotives ; bagage appartenant à des voyageurs ou passagers passant d'un pays à un autre ; herbe de manille ; mica ; échantillons de minéralogie; modèles d'inventions et autres améliorations dans les arts ; mousse d'Islande ; chevaux, bestiaux, voitures harnais, suivant les règlements à adopter par le ministre des douanes, machines pour filatures de coton et de laine torse, de genres non manufacturés en «Canada.
Il y a ici une exception pour ces machines, car il ne se fabrique pas au Canada de machines à fabriquer le coton, et il n'est pas probable qu'il s'en construise jamais ou avant longtemps ; conséquemment ces machines sont exemptées de droits dans l'intérêt de l'industrie manufacturière du coton.
Nitrate de soude ; noix de galles ; journaux ; huiles de cacao et de palmier; feuilles de palmier; huile carbolique ou huile lourde, employée dans la fabrication des'pavés en bois, et servant à traiter le bois de construction et les traverses de chemins de fer ; acide oxalique ; nacre de perle, non ouvré ; instruments et appareils de physique et sphères , lorsque spécialement importés pour l'usage des
collèges, des écoles et des sociétés lit téraires et scientifiques ; phosphore ; résine (de pin) ; plâtre de Paris ; pierre ponce ; précipité de cuivre ; chiffons de coton, déchets de papier et déchets de toute sorte bons pour la fabrication du papier ; résine ; racines de rhubarbe ; safran et saframim ; silicate de soude ; souffre en canon et en poudre ; fibre de Tampico ; écorce à tanner, tabac non manufacturé, pour fins d'accise/ aux conditions de l'acte 31 Vict., chap. 51; écailles de tortues et autres; térében thine ; bagage de voyageurs, suivant règlements à adopter ; vitriol bleu ; vert-de-gris ; fibres végétales ; blanc decéruse; fanons de baleine, non ouvrés; huile de baleine, telle que mise en barils à bord du navire et dans l'état où elle a été en premier lieu débarquée ; laine.
Je n'ai pas signalé tous les remaniements que nous suggérons ayant cru devoir borner mes observations aux plus considérables et aux plus importants ; mais la lecture qu'en fera le président vous mettra au fait de tout.
Je crois, M. le président, — et je pense que la Chambre est du même avis — que le ministère a fait de son mieux, mais sans prétendre y avoir encore réussi, pour mettre en action la politique que nous avons promis d'inaugurer.
Nous nous sommes efforcés de favoriser les intérêts miniers, manufacturiers, agricoles, de la navigation et de la construction des navires, et sur tout ces deux dernières industries dont la condition est des plus précaires.
Voulant aussi ménager les intérêts du commerce de bois, nous avons laissé à peu près au même taux le lard, article dont il se fait une grande consommation par les travailleurs des exploitations forestières et diminué le droit sur le thé et les mélasses articles qui se consomment là aussi en grande quantité.
Ainsi que tous les autres exportateurs du pays, les fabricants de bois trouveront dans le nouveau tarif que nous soumettons, bien des avantages qui leur faisaient auparavant défaut.
Pour cette industrie et pour le commerce en général, le gouvernement actuel et ses prédécesseurs ont affecté de fortes sommes à l'amélioration de la navigation de nos rivières et côtes, en faisant ériger des phares et en pourvoyant à leur entretien.
Il va sans dire que ce sont là des avantages dont profite également la marine marchande.
Vous verrez aussi, par le budget que l'on soumet à la Chambre, le projet de l'établissement d'une ligne de télégraphe dans le bas du fleuve St. Laurent.
L'auteur de ce projet est un homme habile autant que d'expérience, et qui, de plus, est membre de cette Chambre.
Je n'ai que faire de le désigner par son nom propre ; à l'œuvre on a reconnu l'artisan.
Ce projet a été conçu dans l'intérêt du commerce, de la marine, et aussi de l'humanité.
Tous les industriels qui font le commerce d'exportation avec le Vieux Monde les trouveront certainement avantageux, car il aura pour effet de diminuer les frais d'assurance et autres des marchandises qu'ils expédient, et plus que le propriétaire du navire l'exportateur bénéficiera de cette réduction.
Pendant que nous examinons à quels nouveaux modes d'impôt il nous fallait recourir pour créer le revenu nécessaire, — et vous remarquerez, monsieur le président, que nous avons en effet adopté de nouveaux moyens, — il a été suggéré que l'on pourrait justement faire contribuer la marine à l'entretien de nos phares, car c'est ce qu'elle faisait autrefois.
Avant l'Union, et dans quelquesunes des provinces, l'on obtenait d'elle une contribution suffisante à l'entretien des phares et des hôpitaux établis pour les marins malades et invalides ; mais nous avons reconnu qu'il était désirable que les propriétaires de navires, les exportateurs les importateurs et tout le commerce fussent exemptés de la contribution à l'entretien des phares.
Par le tarif que nous venons de faire connaître, nous avons favorisé les intérêts agricoles, miniers, de la marine marchande, et, indirectement, le commerce de bois, sans lourde
ment imposer aucune des autre dustries. Eh ! bien, monsieur 1< sident, cela fait, il me semble q pour le pays et pour ce parlement, il est temps de décider si nousdev-' is rester dans la position où nous si mes, c'est-à-dire avec la certitude que, sous le tarif actuel, dans deux ans toutes nos industries auront succombé.
Je crois le moment venu et qi > | devoir nous incombe de décide'- si nous allons laisser partir du paymilliers de travailleurs aujourd'hui sans emploi, ou si nous devons fa en sorte de leur procurer le tr qui leur permettra de pourvoir à subsistance ! Oui, l'heure est v de décider si nous allons passer tat de scieurs de bois et de porte d'eau; si nous serons des cultiva t.
ne produisant que le blé qui nous est nécessaire et des fabriquants de bois produisant plus que le pays n'a] ou que l'Angleterre et les Etats > n'achèterons de nous à des pi numérateurs; si nous allons re dre notre attention aux pêcherio li quelques autres petites industi i t cesser d'être ce que nous avons t de travailler à nous élever au r; \ auquel je crois que nous ferait dre une sage et judicieuse légis , ou si nous allons inaugurer un tique ^ protégeant les industr e manière à assurer un marché â le s produits.
Oui, recourons à cette prote* i.
Puisque le pays voisin se ren 3 dans une muraille de la Chine, ^ri posons un droit raisonnable sur 1 v de ses produits qu'il exporte s nous. Par elle nous conserv l moins notre propre marché poi i produits agricoles et autres.
Incontestablement, l'heure e nue d'xaminer si nous devons dans la situation actuelle qui, en l de compte, fera de notre pay des possessions les moins impor de Sa Majesté, ou si nous nons 1 rons, comme nation, au rang ai la Providence nous a destiné, e courant à la politique que mes ègues et moi croient propre à r ner la prospérité et le bonheui dont le premier résultat efficace de procurer du travail aux mil de bras depuis si lontemps inacti •
M. MACKENZIE : L'honorable
nistre voudra-t-il nous faire connaître ses prévisions quant au revenu de l'année prochaine ? On ne nous a encore rien dit à ce sujet.
M. TILLEY: Je remercie beaucoup l'honnorable préopinant de m'avoir signalé cette omission, qui a été involontaire, assurément, et que je vais rétablir en donnant lecture de l'état comparatif qui est devant moi : —
Premières prévisions, 1878-79
Canaux e travaux pu blics secon daires
Chemins d e fer
Service postal....
Timbre
Intérêt sur placements
Divers
Accise (1879- 80)
Revenu d e l'accise de cette année per eu en 1878-79.. ..
Accise 79) .
Moins— accise de 1879-80 perçu cette année d'à près l'ancien taux
Revenu dou anie r de cette année perçu e n (1878-79)
Do u a n e s (1878-79)...
Moins-revenu de 1879-80 perçu cette année
M. MAGKENZIE : Ce que je voudrais de préférence' ce serait une évaluation du revenu «que devront rap-
porter les modifications fiscales que l'on propose.
M. TILLEY : Je crois qu'il sera plus facile de faire connaître cela à mesure que nous arriverons aux items dont l'impôt est modifié. Je dois dire, cependant, que nous comptons que le nouveau tarif augmentera le revenu de deux millions.
Le gouvernement s'est surtout appliqué à faire en sorte qu'il n'y ait plus de déficits à l'avenir. Quelquesuns des impôts peuvent paraître lourds; mais les échéances auxquel les le pays est tenu de faire face sont considérables, et nous pensons qu'il nous approuvera d'avoir élevé les taxes de manière à lui assurer le revenu nécessaire dans les circonstances.