‹ Les finances du ConsulatChapitre 52 sur 108 · DEUX-TIERS MOBILISÉS · texte numérisé non relu

DEUX-TIERS MOBILISÉS

pour 543. C42 fr. de rentes (1). Tout le surplus avait dû s'écouler par le canal des biens nationaux.

La combinaison de la loi du 3o ventôse an IX, en ce qui concerne les bons deux-tiers mobilisés, du moment qu'on l'envisage sous son véritable aspect, semble donc irréprochable.

Du reste, pour mettre les choses au point, il suffit de remarquer que le gouvernement consulaire aurait pu racheter à la Bourse les bons qui s'y présentaient. Sans doute, une telle opération aurait bientôt fait monter les cours au delà de leur niveau normal, puis surtout aurait exigé le déboursé de centaines de millions en numéraire dontleTrésor se trouvait précisément dépourvu. La supposition cependant démontre la légitimité de la combinaison adoptée.

La bonne foi publique souffrit évidemment en l'an IX, comme elle souffre encore aujourd'hui, du souvenir de la faillite du Directoire, que ravivait alors cette liquidation définitive. Mais personne ne contesta ni la nécessité, ni la justice de l'opération, qui constituait, en somme, un acte honorable de réparation relative.

(1) Situation de la dette publique au i cr janvier 181 5 insérée dans le dernier Compte des finances de Gaudin, déjà cité.

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