X INTRODUCTION
et même sans donner aucun témoignage de mécontentement; les recouvrements n'ont entraîné aucune augmentation des frais de poursuites.
Le budget de l'État a été bientôt équilibré.
Dès 1875, Tamélioratioû des impôts a produit un accroissement de ressources de 180 millions; et, finalement, l'exercice 1875 s'est soldé par un excédent de recettes de 78 millions, malgré l'ouverture de crédits supplémentaires qui se sont élevés, pendant cette année, à plus de 82 millions.
Les plus-values des impôts ont continué à se développer chaque année depuis cette époque.
Quoique nos dépenses ordinaires aient été notablement augmentées, et tout en conservant des ressources suffisantes pour couvrir les charges annuelles, on a pu opérer des dégrèvements d'impôts considérables ; avec les réductions sur les sucres et sur les vins, ils s'élèvent à plus de 300 millions en 1881, au moment où nous terminons ce travail.
Nous avons concouru directement à la préparation et au vole des diverses lois fiscales qui ont été créées dans les années 1870 à 1877.
Nous avons suivi attentivement les actes de l'administration des finances pendant cette même période.
C'est notre témoignage personnel que nous avons écrit.
Tous les faits qui constituent l'histoire financière des sept années postérieures à la guerre contre l'Allemagne, ont été par nous étudiés avec soin.
Les charges imposées par le traite de paix; — nos propres dépenses de guerre ; — les pertes subies par les départements, les communes et les particuliers ; — Tensemble des dommages causés au pays par les événements
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de 1870-1871 ; — les sommes affectées à la reconstitution des moyens de défense du territoire ; — les dettes de toute nature, perpétuelles ou amortissables par annuités, contractées pour faits de guerre et pour l'exécution des grands travaux publics, sont constatés dans cet ouvrage.
On y trouvera également exposés en détail, d'après les documents officiels, les emprunts, les opérations de trésorerie et de change que le payement de nos dettes a rendu nécessaires; — le concours que la Banque de France a apporté dans cette période de sept années, les résultats de ses grandes émissions et du cours forcé de ses billets.
Nous nous sommes attaché à analyser avec précision les discussions laborieuses des budgets de ces sept exercices, — les soixante lois volées par l'Assemblée nationale pour la création de 750 millions d'impôts nouveaux, — ainsi que les projets de taxes, plus nombreux encore, présentés par le Gouvernement ou émanés de l'initiative individuelle, et repoussés après examen.
. Nous avons recherché quelle a été l'influence des événements de cette époque, et des charges qui en sont résultées pour l'industrie nationale, le commerce intérieur et extérieur, la situation financière et monétaire du pays et pour la richesse publique.
La supériorité d'un système fiscal qui a permis, en peu d'années, de sortir d'embarras jugés presque invincibles; de remettre nos finances dans leur état normal ; de rétablir le crédit public et de donner un nouvel essor aux affaires générales, nous a paru mériter d'être signalée à l'attention.
Les actes de notre administration financière, pendant cette période troublée, sont peu connus du public qui.