‹ Les finances françaises de 1870 à 1878Chapitre 6 sur 167 · XII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XII INTRODUCTION

généralement, s'intéresse plus à la politique qu'aux affaires. Nous avons cru utile de les rappeler spécialement à son souvenir. Ils constituent, à notre avis, l'œuvre principale de l'Assemblée nationale et du Gouvernement de cette époque.

Les annales de notre histoire contiennent sans doule des faits plus éclatants que ceux qui font l'objet de cette étude ; mais elles ne transmettront pas le souvenir de difficultés plus grandes et de plus graves périls, conjurés par des mesures plus sensées et plus courageusement exécutées.

Chose rare et qu'il est juste de proclamer hautement : pendant la longue durée de la création des impôts nouveaux, l'esprit de parti est resté étranger aux délibérations de l'Assemblée nationale.

Il eût été certes facile, à l'occasion de questions fiscales, de passionner et d'égarer les esprits dans un but électoral. Mais les hommes de tous les partis, c'est une justice à leur rendre, se sont réunis dans un sentiment commun de patriotisme et d'abnégation, pour l'accomplissement d'un grand devoir national.

Cette conduite, fort remarquée à l'étranger, fait honneur à la France et constitue, pour les pouvoirs publics qui ont donné cette preuve de dévouement désintéressé, un titre impérissable à la reconnaissance du pays.

Août 1881.

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