L'ANCIENNE COUTUME DE NOS ADVERSAIRES
CCS SOI
Jetons un coup d'oeil sur ce que faisaient nos amis de l'opposition lorsqu'ils étaient au pouvoir et les reports pratiqués d'années en an-
nées dans le ministère de la Colonisation.
Ils ont reporté le :
30 juin 1893, ,,,,,,,812.514.17 do 1894, , . , … ,.,,.14,107.41 do 1895, . 39,573.43 do 1896, , 48,431,92
14 Discours D£ L'HONORABLE M. Durry
Dar ES ernus ER PS EPr PES
Le 30 juin 1897, après avoir émis les mandats spéciaux que l’on nous reproche, nous avons dû faire un report sur 1898 de . . .826,303.19 somme due par nos prédécesseurs.
Pour l’année finissant le 30 juin 1898, le report sur 1899 a été de . . . . . . . . . .829,561.82 et pour l’année qui s'est terminée le 30 juin 1899, de . . . .$16,436.45
Dans le départersent des Terres, Forêts et Pêcheries, malgré les mandats spéciaux, nous avons encore dû faire face, en 1897, aux dettes de nos prédécesseurs. Voici l'état des reports depuis lors :
80 juin 1897. . . . . . .86,877.10 do 1898. ........ 4758.60 do 1899. . . . . . 9,715.46 Je pense avoir ainsi démontré
que la coutume invariable dans le département des Terres, Forêts et Pêcheries, tout aussi bien que dans celui de la Colonisation, a été de pratiquer ces reports de certaines sommes dues d’une année sur l’autre. Ces sommes n'ont toutefois j1mais été moindres que l’année dernière, L'explication donnée par l'honorable ministre des Terres, Forêts et Pêcheries, pour justifier ce qui a été fait, cat très claire et plausible,
La somme reportée était due aux uw Jdes-foustiers, qui sont payés sur les dépenses générales allouées au département,
Au cours de j’année dernière, un événement imprévu s'est produit. Au mois de mars 1899, une grand exposition a eu lieu à New-York et l'honorable ministre a saisi l'ocension pour faire connaître aux sportmen américains le superbe paradis de sport que l’on trouve dans la province de Québec, Tout le monde a applaudi à l'idée de l'honorable commissaire des Terres,
ne nement
Il n'avait pas de fonds spéciaux pour cette exposition et il a été forcé de payer les dépenses sur iss frais généraux de son département.
Ce chapitre de son budget s’est trouvé dès lors diminué de $8.798.-
Mais, d'un autre côté, il a rendu au Trésor des sommes votées sur d'autres item et non dépensées,
. pour un montant de $2,431.59. Ces
$82.431.59 votées pour des fins spéciales ue pouvaient être affectées ailleurs.
Et c'est comme résultat de ce qni précède, que les dépenses générales étant épuisées, certains employés ont été obligés d'attendre le 8 juillet pour recevoir leur salaire du mois de juin.
L'on a parlé beaucoup de ce fait eomme d'une chose extraordinaire, Ce n’est cependant pas anormal. Ceux qui se livrent aujourd'hui à la critiqve ont été de plus grands pécheurs que l'honorable commissaire des Terres, Forêts et Pêcheries, et sans avoir les mêmes excuses valables,.
Si nous regardons aux Comptes publics de 1896, pages 110 ct suivantes, nous trouvons tout un lot d’employés, shérifs, protonotaires, employés de la Cour de Cireuit, de la Cour d'Appel, ete, qui n’ont été payés que jusqu'au 30 mai 1896, c'est-à-dire pour 11 mois de salaire,
Le montant total de leur salaire était de. . . . . . . .$236,197.46 et dont le onzième, soit 21,472.49 n'a été payé À cos fonctionnaires que sur l’année suivante,
Nous n'avons aucune explication justifiant ce retard dans les paiements, Rien ne nous montre un
événement imprévu nécessitant une dépense utile comme l'exposition