GROUPE E. — CHAPITRE V
M. "Witte est accusé :
1** D'avoir racheté trop brusquement un trop grand nombre de lignes de chemins de fer, ce qui rend im-
ossible une l oposera dar icriliees à l'É 2" D'avoir, p ûciélé : a) pi ourse, déterr ansidérable t insi à l'État u issus de leur
ausse artifici Dmité des mil t s quelles avai 3 novembre aranties Ind 'avoir accord lus d'un milli :cord excess lein de dangc lêmes amis xième empn ue les conditi onnées par 1' es titres.
3° D'avoir, lanœuvres de ud-Ouest; d' ianceu\Tes d€ ne ces spéct ige ; d'avoir f EÛres des av eaucoup le p
Toutes les p ; chapitre rei es explicatioi
espar ses organes offlciels, ainsi que impériaux .
e sous silence le premier point. L'avei les chiffres qui permettront de dématiquement le bien fondé de notre rceux qui savent comment procèdent ■es russes dans l'administration des — et personne ne le sait mieux que 'est pas douteux que sous peu d'an- !s lignes ne se trouvent dans des conm et de fonctionnement détestables et le l'Ëtat sur leur exploitation ne se ar des dizaines de millions de roue des fmances est seul à croire qu'on liée doter d'une bonne administration e voies ferrées.
le défense opposé par M. Witte aux lulées sous le a" 2 est en apparence it choisi. Ne pouvant contester ni faits incriminés ni les citations em- ; propres documents, il cherche à 3 tangente et à abriter ses coupables rière l'approbation que le contrat du r lui avec la Grande Société a obtenue linistres et du département de l'Éco-
assemblée. A cette intention il pui09) le compte rendu analytique de la
convention a été approuvée. Nous noyen de contrôler l'exactitude de ce ai surtout de nous assurer si la tradèle. Force nous est, en conséquence, ur authentique.
avant tout que l'assentiment donné en question au projet de rachat protte n'a jamais fait aucun doute pour
M LES FINANCKS RUSSES
Dous; cela était indispensable et ressorldu texte n des oukases pnbUés à ce sujet! Mais le consentej dont argue le ministre ne prouve Quilement l'excell de sou mode de rachat et n'implique en aucune nière l'approbation des manœuvres et des spécula coupables auxquelles ont donné lieu les prélimin de cette opération. Malheureusement, — etnousl'a constaté maintes fois dans notre livre, — le ce lies Ministres et le conseil de l'Empire finissent dinaire par acquiescer ans projets.de M. Witte, même qu'ils les réprouvent hautement et les d'abord repoussés avec plus ou moins de persisti Il en a été ainsi notamment pour les déplorables sures quenousavons énumérées dans notreavant pos (p. vni), pour le traité de commerce rasso-allen pour la transformation de la Banque de Russie, C'est le consentement forcé...
La même chose est arrivée avec le rachat du rt de la Grande Société. Le compte rendu publié M. Witte nous apprend que son premier proje l'achat, présenté le 27 octobre, a rencontré une opposition dans l'assemblée ; qu'il a été coml notamment par M . Solsky, président de la sectioi finances, et finalement repoussé. Le 37 janvier ( ^'rier). M, Witte est revenu à la charge avec un p contenant des arrangements définitifs avec les ac naires, représentés par MM. Rosenthal et Roths cette fois, de guerre lasse, l'assemblée s'est inc devant le fait accompli.
Citons les paroles mêmes de M. Solsky :
Il résulte des calculs mis sous les yeux de l'Asseï que, d'une part, VÈlat gagnera à l'exécution de cette ventioQ l'équivalent d'un capital de 28000000 du mi montant sensiblement sQpériear au sacrUice pécui qu'aurait entraîné, d'après les ''valuations primitiv
. ÉPARGNE FHAHt^AÏSi:. il
ection des finances au Conseil de l'Eni- 1 réseau de la Grande Société telle qu'elle Tant te premier projet exposé à l'asseiO' irt, que les obligations d'Étal à délivrer in échange de leurs titres représentent Tiaires une plus-value de 32 roubles par 9 cette opération, les deux parties conent chacune des avantages, résultat ras la pratique des affaires.
issons ni les détails du premier projet es évaluations sur lesquelles est basé ■ojel le gain de 28 millions de roubles ; sent fort sujettes à caution; mais, en qu'elles soientsérieuses, la seule coula, c'est que le premier projet aurait désastreux que le second. Quand un objet 32 roubles de plus qu'il ne vaut, ne excellente opération, mais l'acbetrës mauvaise. M. Solsky en admetla pratique des affaires « le contraire ique rarement, s'est montré délicieu- M. Wilte qui, connaît trop la « pras », a saisi l'intention épigramma* ) de M. Solsky : aussi s'est-il efforcé que pouvait produire l'aveu de la roubles par titre accordé aux actionunent il s'explique dans sa réponse à
i accompagnent le présent projet étal'échange des actions contre lesobligaut, pour les actionnaires, à une augmenroubles par action ; mais cette plus-value les intéressés un biné^ce acquis, Téalisê, ie où ils négocieront à la Bourse les nou- <ls ils ont droit.
Le bon apôtre! Quand il faisait cette obser consolante, il sa^-ait parfaitement que depuis pk semaines le groupe Rothstein-Rosenthat vendai destinement les « nouveaux titres » ; c'était juster sixième emprunt or dont nous allons parler b: Ajoutons encore que cet étonnant financier m aussi à l'assemblée que si les actionnaires gagnai capital,ilsperdraient en revenu, et que mémeei vant par titre 1 r. 87 kop. en sus du dividende gj ils auraient moins qae s'ils ccinservaient leurs w Qu'ensavMt-il?Les membres dusyndicatRothsle senthal lui avaient donc appris quel placement raient avec l'or français qu'ils recevaient en réi leur titres? La valeur d'une action' est détermina par la sécurité du capital que par le taux du i assuré. Si les actions de la Grande Société, gai par lÉtat, valaient 32 roubles de moins que 1 accordé par M. Witte, c'est que leur revenu nt portait pas un prix plus élevé. Les actionnaire maient même la sécurité de leurs actions gai par l'État et par le réseau des lignes supérie beaucoup à celle des titres de l'emprunt 4 0/0, pi ces derniers, ils s'étaient empressés de les écou France.
L'accusation d'avoir toléré ou autorisé à Paris 1 sion clandestine des titres du neuvième empr plusieurs mois avant leur création (voirp. H5d( livre) est une de celles dont M. Witte s'est le plus éridemment parce qu'elle a touchéjuste. En eflfel avons cité des faits d'où il semble résulter qu'on; clandestinement en (■Vaiice pour 700 millions de de ces titres au lieu des 45 i millions destinés àl'écl Du reste, nous avons donné la chose comme pr sans affirmer que cette émission frauduleuse s en réalité des proportions si considérables. Dans
int-Pétersbowg, où le Gaudissart en par M. Witte de le défendre a annoaci; foudroyé dans le prochain numéro du i essayé de plaisanter l'émission clanne emprunt or, la déclarant impossidestin », suivant ladéfiutlion de Littré, fait en cachette ». Or le sixième émus l'avons raconté(p,l 15 et âuiy,),aété lans publicité, sans avis aux guichets, puisque les titres ont été placés dans i avant la publication de l'arrêté mi- 9 mai, aux termes duquel l'échange e,les obligations de cet emprunt dele 17/29 juin. C'était donc bien une fine, et le fait qu'elle avait lieu dans s maisons de Banque ne lui enlève ictère. Les cartes transparentes se délies grands boulevards, la vente n'en n destine.
in russe pas un mot n'est dit sur le tin de l'opération, silence prudent, car ustifler l'assentiment tacite donné par nission d'un emprunt qui n'avait pas ■s légale. Quoi qu'il en soit, il est évi- :e a trompé le tsar, le comitédes minisnent de l'Économie en leur parlant un échange d'actions conl7-e des fonds réalité il rachetait ces actions au comp- 5 avant l'échange les titres de l'État .'ec son autorisation.
Witte s'appesantit sur les difficultés . une émissionde titres en quantité délégalement autorisé; c'est-à-dire qu'il ment au soupçon d'avoir émis pour mes d'obligations du sixième emprunt
an lieu de 454 millions de francs. Un démenti l aurait mieux valu. M. Witte s'imaginerait-il avo fisamment réfuté l'accusation par la petite noi nous trouvons au bas de la page 78. Il y cite l letin russe de 189i,n" 4, p. 256; mais comme la ne peut jamais sortir de sa bouche, il se reprodu même en se travestissant, — nous verrons plu dans quel intérêt. Voici le texte tel qu'il le cil page 78 de sa réponse :
*• Dans son numéro 4, 1894, page 256, alinéa 4, 1 tetin avait cité comme parfait modèle d'insanilé une mation empruntée par un journal français à la Fratii Zeitung (achat par le marché de Paris, de WO millii roubles d'actions de la Grande Société — dont il n'a . existé que pour trois cent raillions de francs). I dnisant cette information fantastique et y ajoutant i cru quelques quiproquos, un auteur dont on parler loin accuse le ministre des finances d'avoir émis e 700 millions de francs d'obligations 4 p. 100 1894.
Or dans le n" 4, à la page indiquée, nous '.
l'extrait d'un grand journal parisien :
Saint-Pétersbotirg, le 22 mai. Il faut s'attendre au de la Grande Compainiie des chemins de fer et à l'éc des actions contre les obligations en or. On a rem des achats énormes, qu'on a évalués à 700 millio roubles, exécutés dans ces derniers temps pour le e< de Paris.
Pas un mot ni de la Frankfurter Zeitung, e achats, par le marché de Paris, A'actions de la G Société!
Le pitre chargé de la défense de M. Witte s faussement lui-même, afin de rendre encore plus i le télégramme du journal parisien et d'en faire re le ridicule sur la Gazelle de Francfort. Il fallait essayer de discréditer l'information d'un o
publié sous la rubrique « Lettre de Pétersbourg » les ligues suivantes, reproduites dans une note de notre volume (p. 445):
On croit que l'échange des actions de la Grande Société contre des obligations du sixième emprunt or sera annoncé dans quelques semaines. Paris continue à acheter des milliers de titres. On estime ici que cette place a absorbé depuis le mois de janvier plus de 700 millions de francs du futur sixième emprunt or. A la bourse de Saint-Pétersbourg, le mouvement à la hausse est toujours poussé par un cercle de spéculateurs qui a réussi à écarter par son jeu le public sérieux qui cherche des placements sûrs...
Ce renseignement a été donné par un journal dont la partie financière jouit d*une autorité incontestable, et qui, comme toute la presse allemande, soutient très énergiquement notre ministre des finances.
Pour mieux caractériser la valeur de la prétendue justification de M. Witte, disons qu3 M. Gravenhoff, son intime ami (voir notre Avant-Propos, p. x), celui-là même qui a aidé G. B . V . à nous foudroyer par la piteuse réponse dont nous nous occupons, passe justement pour être le correspondant financier de la Gazette de Francfort; — si nous ne nous trompons, c'est lui qui signait F...
M. Witte a été plus sagement inspiré quand il a passé sous silence nos graves accusations concernant Tagiotagequi avait accompagné le rachat du réseau du Sud-Ouest. Mieux vaut un aveu silencieux que les malheureuses tentatives de réfutation dont nous venons de donner tant d'exemples. Le ministre des finances avait encore une raison particulière pour ne pas réveiller le souvenir du coup de Bourse auquel il s'était associé par sa note publiée dans le Messager du Gouvernement à propos de ce rachat (voir pp. 119 et 420 de notre livie). Au mois de février il venait de
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renouveler la même manœuvre dans les ci suivantes. Pendant plusieurs mois son org la Gazette du Commerce et de Vlndusli-ie, a à blanc les actions métallurgiques et aul industrielles de nombreuses sociétés ru par les merveilleuses recettes de ces comj l'État, disait-on, accablait de commandes s'était mis à spéculer ferme sur leurs actio atteignirent bientôt des hauteurs vertiginei nant à leur suite les titres des autres so même en excepter les plus problématiqu vince, restée jusqu'alors étrangère aux jeux ne put cette fois résister à la fièvre d'agi spéculation déchaînée par M. Witte sur la petits capitalistes, qu'une série de conve privés d'une partie notable de leurs reven tout naturellement détournés des fonds d'I coup parmi eux se laissèrent tenter par de la Bourse! et c'est là, soit dit en passa plus funestes conséquences de la fureur sion dont M. Witte est possédé.
Quand la hausse eut atteint le point parut tout à coup dans le Messager du Gc une note de H . Witte déclarant que tous de commandes considérables faites par Vt ciétés métallurgiques étaient ou faux ou ex les valeurs des sociétés privées étaient pou cours beaucoup trop élevés, et qu'un krach bUc serait victime était inévitable. Rap les bruits démentis en ce moment par j avaient été répandus pendantdes mois par le plus autorisé. Le krach annoncé oflici produisit forcément le même jour: — le public se chiffrèrent par des dizaines de r
Pour le coup, le scandale était-trop cria