‹ Les finances russes et l'épargne françaiseChapitre 12 sur 15 · PITRES VI ET TU · texte numérisé non relu

PITRES VI ET TU

t la Banque de l'Ëtat, aboli

ons de cet établissement surveillance du Conseil npériales de crédit établi

réforme en vue surtout ^rations tendant h. expédie le socialisme d'Ëtat reuse.

nque réorganisée le droit les crédit, autrement dit ir tenter en grand l'appli- 13 ; d'avoir abrogé toutes ■ lesquelles ses prédéces- Jté de créer du papier-

à conviction, nous avons

lit de nombreux extraits de l'Exposé qui accomait le projet de ruorganisatton de la Banque pré-

parM. "Witte au Conseil de l'Empire (voir la 2 à la page 131 de notre livre). Dans ce document dentiel, exclusivement destiné aux membres de ,ute assemblée, le ministre développe avec le me qu'on lui connaît ses \-\ies socialistes ainsi es principes do régime des assignats qu'il a duit dans la nouvelle Banque.

i'aussl sérieuses accusations M. Witte pouvait idre de deux manières : 1) contester carrément itence de son Exposé confidentiel ou du moins 3titude de nos citations ; 2) passer complètement iilence cet Exposé et se borner à une dénégation et simple. Le premier système de défense était îreux : nous nous serions trouvé dans la nécesle publier le texte même de l'Exposé, malgré ses ■âges in-folio, ce qui aurait été assez grave. Nos ons, pour des raisons faciles à comprendre, se lient, autant que possible, aux passages stricteindispensables. M. Witte n'avait donc d'autre res- ;e que de recourir au mensonge ou d'éluder la ion à l'aide de ses pitreries habituelles.

le souffle pas mot de ses expériences de socia-

d'État : telle est sa foi dans l'excellence des les de Karl Marx qu'il dédaigne de nier. Même ice d'explications en ce qui concerne les raisons lesquelles il a soustrait les opérations de la ue à tout contrôle étranger '. Sur l'inauguration igjme des assignats, U était impossible de gar- ! silence. M. W itte fait sienne la maxime d'Avi-

Le contrôle de l'Empire ne possèdeque le droitde surveiller lenses de la Banque et Celai des Caisses, maïs ïl n'eierce ; surveillance directe sur les opérations mêmes » (Nouveaux ; de la Banque, Bulletin russe, 1S94, n" 'i, p. SOS, note 3.)

ET L ÉPARGNE FBAT4ÇJ,ISE. 55

N'avouez jamais! » Voici, en efiCet, ce qu'il "a I d'écrire (Bulletin rujse, mars 1895, p. 103) :

rganisation de la Banque de Russie est venoe en S

en. Celte banque (V, le premier numéro du Bulle- j

■, page 60, ligne 2) n'a jamais été une banque J

in, pas plus que la Caisse des Dépûts et Consigna- ^

France. De 1860 à 1891 le montant des dépôts et j

courants créditeurs de partictiliers (sensu largo) y j,

"S dépassé celui des escomptes, prêts et avances 4-

nature. Aujourd'hui, la situation est encore à peu ^

lËme, mais la Banque ne craint plus de voir di- 'écart existant entre les sommes qu'elle tient du

celles qu'elle lui prête : à cflté des Ronïptes cree particuliers, il y a celui du Trésor, qui atteint leux cent millions de roubles.

a réorganisation de la Banque et le fonctionne- J

a planche aux assignats il n'existe et ne peut eiis- j

nnexion d'aucune sorte. Après la mise en vigueur .]

oaveaui Statuts, la Banque reste dépourvue de \

t d'émission. Il en est de même du Ministre des j

à la Heule dilTérence que celui-ci peut autoriser lions temporaires garanties rouble pour rouble par d'orau Ponds d'échange. Toute autre émission doit tionnée par un oukase impérial rendu sur l'avis té des finances. En fait, depuis 1879 (?), il n'a ja-

émis un seul billet non garanti par un dépôt

nombreuses pages de son Exposé citées par a. 140 et suivantes) <iui démontrent leconlornons-nous à en reproduire ici quelques ex-

istre des finances est parfaitement d'accord avec res de la Commission qui ont jugé que les opéraa Banque ne pourraient atteindre le développeiré si elle était réduite à n'opérer qu'avec ses dent aux moyens d'augmenter les ressources de la le ministre a dû reconnaître que les émissions de banque au porteur et ne donnant aucun intérÈt

lier

Ils)

I les statuts de la Banque ce moyen d'augmenter .qui aurait été 6asé(?), àVavenir comme àprémkases donnés au ministre des finances.

système et l'absence de tout contrôle, ut faire une émission de billets da crédit, son usage personnel, — sans qae le pu- 'enne rien !

1 de l'Empire a sanctionné les statuts. Y 3up de membres qui aient, au préalable, osé de M. Witte? 11 est permis d'en douter.

Un des membres du Conseil qui occupe en outre une position très étenée et que je n'ai pas l'honneur de connaître, ayant eu vent — j'ignore comment — du mémoire présenté par moi au tsar à Fredensborg sur la gestion financière de M. Witte, a bien voulu m'adresser ce fameux Exposé ainsi que plusieurs autres documents inédits. Or, ce qui m'a frappé tout d'abord c'est le parfait état de conservation ' dans lequel se trouvait l'exemplaire de l'Exposé ; on aurait dit qu'il venait seulement de quitter l'atelier du brocheur; la plupart des feuillets étaient encore collés; jamais il n'avait été ouvert. Ce membre du Conseil est pourtant un adversaire acharné du socialisme d'État et du régime des assignats. Il aura sans doute été stupéfait d'apprendre par la lecture de mon livre que M. Witte a glissé ces deux hérésies dans sa nouvelle Banque.

11 est vrai qu'il y a, par contre, des membres du Conseil auxquels leur compétence spéciale ne permet pas d'assister les bras croisés au défilé de ces folies ; ils ne se contentent même pas de les combattre dans les assemblées et s'efforcent par tous les moyens de réagir contre les entraînements qui mènent la Russie aux abîmes. Nous n'en citerons qu'un exemple, — ce sera la plus éclatante confirmation des jugements

Page 1