‹ Les finances russes et l'épargne françaiseChapitre 13 sur 15 · LES FI>ANCES RUSSES · texte numérisé non relu

LES FI>ANCES RUSSES

portés sur le système financier de M. Wit chapitres VI et VII.

M. de Bunge, le Nestor des économistes cien ministre des finances, actuellement P Comité des ministres et membre du Gonsi pire, vient d'écrire une préface pour une faite sous son inspiration, du livre si conr John Law, « Ein fmanzgescliichtlicher Ve.

tons quelques passages significatifs de cett

La traduction de l'ouvrage de Hom, Joftrt j jour dans un moment où on parle moins de \\ veilleuse du piipier-monnaie, naguère encore tant d'insistance dans certains organes de not où ont cessé de se faire entendre les appelf iiu'on adressait au service typographique cha pression des papiers publics : Impimei, impr plus de billets de crédita pour r<mimer l'indui ckir l'État. Hais il ne s'ensuit pas que li M. Chipof ait perdu son à-propos, encore mo.

superllu. 11 est dans la destinée de certaii comme de certaines vérités, d'être immortelh créer la richesse par une émission illimitée dt |iapier dépourvus de toute valeur est très & trouvera toujours des partisans, non seuleme gens qu'intéresse la possibilité de s'enrichir a dépens d'autnii (et le papier- monnaie fourn tant d'occasions), mais encore parmi ceux que 1 pective soit de pouvoir disposer librement du f toute laie population sans préjudice visible pour] de réaliser degrandes entreprises économico-gouv et une prospérité sans précédent...

Quoique Law ne fût pas socialiste, son pr< entierauservicedusocialisme ril mène ftàlana du sol dans le goût des néo -socialistes Hei Flôrsheim, — et à la mer débordante des as nement accessibles pour tous et pour chacun la réduction des intérêts à l'extrême i à la proscription du vil métal odieux au st est remplacé par de petits papiers qui ne qui rendent tout le monde heureux.

ET L^ÉPARGNÇ FRANÇAISE. 59

A notre époque où la demande àl*Etatd*un crédit à bas prix se présente comme quelque chose d'illimité, où la soif de l'argent est si forte et où en même temps le capitalisme dont il est la représentation reçoit tant de jnalédictions méritées et imméritées, où enfin on exige de l'État non seulement qu'il règle la production^ les prix, mais encore qu'il s'occupe des diverses branches de l'industrie et du commerce, — dans an tel temps la traduction de l'ouvrage de Horn et aussi quelques mots à son sujet ne se trouveront peut-être pas inutiles. On peut dire hardiment que le livre traduit par M. Chipof suggérera de sérieuses réflexions et qu'il ne vieillira pas de sitôt.

Dans un langage académique, avec les égards dus à un collègue, mais aussi avec l'autorité d'un homme blanchi au service de l'État, M. de Bunge exprime f les mêmes idées et accuse M. Witle des mêmes ten- * dances que nous, quand nous disions : « John Law et '' Karl Marx inspirent également M. Witte » (p. 153).

Comme réponse à la préface de M. de'^Bunge, un des économistes attitrés de M. Witte, M. Wessel publie un volume consacré tout entier à la glorification de ce ministre auquel il immole tous ses prédécesseurs, y compris même M. Wyschnegradski, dont la gestion a eu, suivant l'auteur, des conséquences funestes. Seul ' M. Witte a compris ce qu'il fallait à la Russie : pour le prouver, son panégyriste énumère les quelques centaines de lois et de décrets qu'il a promulguées, les cinquante réformes organiques qu'il a accomplies, les innombrables commissions qu'il institue chaque jour. M. Wessel ne se doute pas que cette énumération est elle-même la plus grave condamnation d'un homme qui s'imagine, comme autrefois de Colonne, que o le gouvernement se fait à brûle-pourpoint, que l'administration s'improvise » et qu'il suffit de noircir plusieurs centaines de mille feuilles de papier pour réorganiser de fond en comble un pays dont l'existence nationale

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