‹ Les finances russes et l'épargne françaiseChapitre 14 sur 15 · TT · texte numérisé non relu

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date de dix siècles, dont le sol occupe un septième du globe terrestre ; un pays possédant, avec dep traditions et des coutumes profondément enracinées, une routine bureaucratique presque indéracinable.

Et pourquoi M. Witte est-il tellement encensé par M. "Wessel? Parce que, avec son régime d'assignats et son système de socialisme d'État, il est en train d'ouvrir une ère de prospérité et de félicité générales !...

Nous n'avons pas à revenir ^ur les chapitres VIII et IX de notre livre . Dans le premier nous avons constaté les aveux que M. Witte a faits par l'oukase du 9/21 décembre 1894. On se souvient qu'avisé de la prochaine apparition de notre ouvrage, le ministredes finances a enfin essayé de rétablir un peu de vérité dans le bilan de la- Banque en détruisant des papiers sans valeur quifiguraient dans l'actifpour la somme de 173 millions de roubles et en réglant tant bien que mal la situation éminemment illégale de la mise en circulation par la Banque de 92.7 millions de roubles crédit qui, conformément aux oukases impériaux, auraient dû être incinérés depuis nombre d'années.

M. Witte, dans sa réponse, ne revient pas sur ces aveux et ne conteste pas la portée que nous avons attribuée àl'oukasedu 9 décembre. Nous n'avons donc pas à y insister. Il en est de même pour le chapitre IX qui reproduit notre première campagne contre le ministre des finances en 1892-1893. Dès son entrée en fonction nous avions prévu ce que serait la gestion de ce ministre improvisé, et notre livre a prouvé que nous ne nous trompions pas,

Parmi lesfaits dont nous accusons M. Witte,plusieurs, ceux notamment consignés dans l'Avant-Propos et dans le premier chapitre, présentent au point du vue politique un caractère particulier de gra^dté. Le ministre

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a trouvé plus prudent de ne pas les relever — et il a eu raison; il nous aurait forcé de porter notre réplique sur un terrain qu'il préfère éviter. M. Witte ne tenait probablement pas nonplus à décourager les partisans dévoués qu'il compte dans certains organes avancés: les partis radicaux et socialistes se sont en effet rangés conmie un seul bomme derrière le ministre dont les agissements menacent la Russie autocratique d'une catastropbe peut-être irrémédiable.

A la page xliii de notre Avant-Propos nous avons dit :

Dans tout ce livre on ne trouvera pas une assertion, pas un fait de ijuelque importance qui ne s'appuie sur des données d'une authenticité incontestable ; l'immense majo*rite de nos documents émane de M. Witte lui-môme; le reste a été puisé presque exclusivement dans les rapports non moins officiels que le contrôleur de TEmpire adresse chaque année au Conseil de TEmpire.

Le lecteur a pu voir que pas une seule ae nos citations n'a été contestée par M. Witte. Seulement à la page 102 du Bulletin russe^ sous la rubrique : « H. La foi que méritent les documents officiels, » il reproduit la citation ci-dessus en regard de laquelle il écrit les lignes suivantes :

Une lecture attentive des pages 100 et 102 fait ressortir les affirmations ci-après :

1) De 1867 à 1875, M. Reutern a eu tort de construire dix mille kilomètres de chemins de fer dans la Russie (^Europe.

2) En 1888, c'était pour M. Wischnef^ràdski un devoir de sillonner la Russie dksie de voies ferrées ;

3) Les documents officiels ne méritent aucune créance, mais quand ils ont été lus par les mauvais yeux de M. *** et dûment falsifiés par lui, ils constituent des pièces à conviction.

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