‹ Les finances russes et l'épargne françaiseChapitre 3 sur 15 · Voir la préface de la 4* édition de mon livre · texte numérisé non relu

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LES FINANCES HCSSE8

éfunt j'y ai jointma correspondance avec M. Wyschegradski au sujet du différend qui avait éclaté entre ous. Vu la mort récente de l'ancien ministre, je m' absens pour le moment de livrer à la publicité ce méloire ainsi que les documents qui l'accompagnaient ; lais M.Wittele connaît bien puisque Alexandre III le û avait communiqué.

Le cynisme de cet homme et son mépris de la vérité épassent d'ailleurs toutes les bornes. Tiré du néant ar son prédécesseur auquel il doit d'être devenu miistre, de simple employé de chemin de fer qu'il était. [. Witte a fait preuve de la plus noire ingratitude eners son bienfaiteur. Ainsi, par exemple, consulté par empereur à propos de plusieurs accusations gravés ontenues dans mon mémoire, M. Witte s'est plu à les ggraver encore, au heu de défendre l'homme dont il onvoitait la succession. Et, après cela, il a l'audace de n'accuser, moi, d'ingratitude envers son prédécesseur [ui, à l'en croire, m'aurait couvert d'or. Il sait pourant que cette assertion est absolument fausse, que , :'est plutôt M, Wyschnegradski qui est resté mon ibligé. Yoici en effet, touchant cette question, un exrait du mémoire déjà mentionné plus haut :

Malgré ses promesses et les quittances présentées, !. Wyschnegradski ne m'a pas remboursé les sommes imlortantes dépensées par'moi pour la campagne de presse m France, campagne menée ainsi à mes propres frais it qui m'avait coulé environ deux cent mille francs, lomme, d'ailleurs, il ne m'a pas rendu un kopek sur les rais des voyages entrepris par ses ordres non plus que iur les frais de télégraphe et autres faits pour le ministère les finances. J'ajouterai en passant que, comme fonclionlaire en mission spéciale du ministère depuis le mois de uin 1887, je ne recevais pas de traitement; tout cela est jrouvé par mon rapport au ministre du 29 mars 1888 joint i ce mémoire. (Bilan de la gestion financière de M. Wyschwgradshi, etc. Paris, 1893, Chamerot et Renouard, p. 12.)

ET l'épargne française. 7

M. Witte à court d'inventions exhume de vieilles calomnies comme, J)ar exemple, celle qui m'attribuait la paternité de la Société de Scnnt-Pétersbourg par le j comte Wasili, dont je n'ai jamfais pu lire plus d'un cha- j pitre tant ce livre contenait d'erreurs, de potins d'ordre | privé et de légendes. Depuis 1887, grâce à l'amabilité de M™* Adam, on est fixé dans les hautes sphères i* , pétel-sbourgeoises sur le principal auteur de dette élù- Gubration*.

Le ministre deâ finances se vante aussi d'une lettre pleine « des protestations d'un dévouement sans bornes » queje lui aurais écrite à son entrée en charge. La vérité est que, connaissant sa complète inexpérience des affaires dont la gestion venait de lui être confiée, informé en outre qu'Alexandre 111 lui avait donné à lire mon mémoire sur l'administration de son prédécesseur, je crus de mon devoir de lui donner quelques explications complémentaires et quelques avertissements de nature à le préserver des erreurs qui avaient perdu M. Wyschnegradski.

Mais en voilà assez sur ces immondes calomnies qui, comme je l'ai dit, occupent la moitié du texte de la réponse de M. Witte. En effet, sur les cent pages que comprend ce travail, plus de soixante-dix sont prises par la réimpression de tableaux, pour la plupart archiconnûs, que le ministre a l'habitude de faire miroiter aux yeux du public français chaque fois qu'il médite quelque nouvel attentat contre son épargne, et par d'autres hors-d'œuvre. Le plus grand nombre de ces tableaux n'a aucun rapport même lointain avec les reproches que nous avons adressés à la gestion de M. Witte; nous reviendrons sur les autres.

1. Lorsque je pris en main la direction de la Nouvelle Revue ^ \ je posai comme première condition que cet ouvrage, alors en • pleine vogue, ne serait pas réimprimé.

LES FINANCES HUSSES

K la réfutation proprement dite de mes accasations Witte consacre à peine une huitaine de pages. Mais encore il passe sous silence les plus graves, s'ac- )che à des phrases isolées et dépourvues d'iinpor- , ice, ergote sur des mots pour détourner l'attention

lecteur, lui met sous les yeux force oukases, force ations empruntées à des traités d'écononoie politie, ou enfin, par une escobarderie enfantine, feint de pas comprendre la gravité des faits dont il est accusé. \ part deux insignifiantes rectifications de détail )ir groupe D), je n'ai pas trouvé dans tout le numéro

Bulletin une seule réfutation sérieuse, une seule ntestation de mes chiffres ou de mes citations. Pour replacer le débat sur son véritable terrain et ôter isi à M. Witte la possibilité de s'échapper par la tannte— procédé fort en usage chez certains inculpés — vais reprendre une à une toutes les accusations conlues dans mon livre et Je leur opposerai les réponses 1 ministre, là où il répond. Son silence sur la plurt des faits, pour prudent qu'il soit, ne saurait être nsidéré par le lecteur que comme un aveu de culpalité. Sur les autres le verdict ne sera pas moins aisé.

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