‹ Les Flavy (volume 2)Chapitre 2 sur 22 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Parmi tous les témoins de ma première aurore,

Les vieux remparis, les cliam|)s semblaient m'aimer encorC;

Le soleil d'autrefois brillait sur mon chemin.

Madame Desbordes V\lmore.

A peine Chariot Boissard vit-il paraître son libéruleur qu'il courut vers lui. «Que Dieu se charge, dit-il, de payer ma dette, si je n'ai pas le bonheur de verser tout mon sang pour vous!» En disant cela il prit la main de Regnault et voulut la porter à ses lèvres; mais le jeune chevalier vivement ému le serra sur son cœur. Comme cette scène attirail l'attention dessoldals anglais et de quelques passants: «Sortons de la ville^dit Regnault, gagnons la forêt. Tu

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dois être pressé d'ailleuts d'aller consoler ta mère.» Et, passant par la porte de Pierrefonds, ils prirent aussitôt le chemin de Vertbois, où tous deux avaient reçu la naissance.

Vertbois*, un des plus riches fiefs de la Picardie, appartenait de temps immémorial à la famille de Davenescouri. Hélène de Davenescourt, plus de cinquante ans avant l'époque où commence notre histoire , l'avait apporté en dot à Robert de Flavy, gentilhomme picard. Cette dame, veuve alors, était restée mère de six fils, qui tous venaient d'acquérir une triste célébrité dans les guerres civiles. Jean, Hector et Raoul de Flavy avaient embrassé le parti du duc de Bourgogne ; Guillaume, Louis et Charles, leurs frères, soutenaient le parti du Dauphin, en sorte que,

dans sa vieillesse, la dame de Flavy éprouvait

(l) Compiègne faisait alors partie delà Picardie. II n'y a pas deux cents ans que celte ville et tout le Noyonnais , le Beauvoisis et le Saônais ont été séparés de la Picardie pour être joints à l'Ilede-France.

la douleur de voir la moitié de ses enfants combattre l'autre moitié.

Regnault, avec qui le lecteur a déjà fait connaissance, était fils unique de Jean Flavy, l'aîné dessix frères dont nous parlons. Sa mère étant morte à Vertbois en lui donnantle jour, la dame de Flavy, son aïeule, lui avait choisi pour nourrice Marthe Boissard, femme du portier-concierge de Vertbois. Marthe avait donc également donné son lait et ses soins à l'enfant de ses maîtres et à Chariot, son propre enfant, ce qui établissait entre le jeune seigneur et le jeune vassal une sorte de fraternité dont Chariot, ainsi qu'on l'a vu plus haut, venait d'éprouver les heureux effets.

« Le soleil est diablement chaud ce matin, dit Chariot d'un air réjoui , comme il se mettait en marche , et pourtant ilme semble bon, lorsque je songe qu'il n'y a pas une heure je lui faisais mes adieux pour ne plus le revoir.

— Les pensées doivent être bien tristes dans unpareilmoment, réponditlejeune chevalier.

— Ma foi ! pour vous dire la vérité, je ne pensais plus guère. Quand ces chiens d'Anglais sonl venus nous prendre à la prison , le pauvre Jacques et moi , et qu'il nous ont appris de quoi il s'agissait, j'ai recommandé mon âme à Dieu. Gela fait, j'ai cherché à m'étourdir sur ce qui allait arriver de mon corps. Après tout, dans notre métier la mort est toujours sur nos talons, et le jour qu'elle nous saisit , peu importe qu'elle se serve pour nous expédier, de la lance, de l'épée ou de la corde. Ce pauvre Jacques était plus fier; j'avais beau le raisonner tout le long du chemin , il ne pouvait s'accoutumer à l'idée d'être pendu. 11 me faisait peine au point que, sur sa prière, j'ai obtenu qu'ilserait exécuté le premier. Et , par le ciel ! cela me fait songer que sans cette complaisance pour lui je n'aurais pas profité du bienheureux hasard qui vous a conduit sur la place.

— Ce n'était point un hasard, dit Regnault.

— Comment ! vous saviez que l'on me pendait ce matin ?

— Pas précisément; mais, comme je sortais de la maison que j'habite depuis hier soir, un homme fort extraordinaire s'est approché de moi et m'a dit que, si je voulais sauver un de mes anciens amis, je devais courir sans tarder sur la grande place ; puis il s'est enfui précipitamment. Quoiqueje ne dusse pasajouter beaucoup de foi aux paroles d'un être aussi étrange, je ne sais quel heureux mouvement m'a poussé à suivre son conseil aussitôt, et , grâce au ciel ! je suis arrivé à temps pour te reconnaître.

— Qui diable peut être cet homme-là? dit Chariot.

— Je ne sais, répondit le jeune chevalier, mais je le vois encore d'ici. 11 est fort petit de taille, fort laid. 11 portait des bas ronges et une plume rouge sur un chapeau pointu.

— C'est Daniel le sorcier ! c'est le bon petit Daniel ! s'écria Chariot.

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— Mais , reprit Regnault de Flavy, qui donc avait pu lui apprendre que j'étais arrivé à Compiègne et que nous nous connaissions tous deux ?

— Il a vraiment bien besoin qu'on lui apprenne quelque chose ! lui qui pourrait vous dire à toute heure ce qui se passe dans les entrailles de la terre, qui voit clair par la nuit la plus sombre comme nous y voyons maintenant, et qui entend de l'église de Saint- Corneille ce qui se dit sur les remparts.

— Habite-t-il Compiègne depuis longtemps ?» dit Regnault; car, tout aussi crédule que son frère de lait , le jeune chevalier ne mettait point en doute le pouvoir d'un sorcier.

« Il s'y est établi depuis six ans à peu près. Il venait de Noyon , où les échevins lui ont délivré sa patente de magicien, magicien de magie blanche, bien entendu.

— Pourquoi donc l'appelles-lu sorcier ?

— Parce que c'est plus tôt dit, répliqua

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Chariot. Personne ici ne le nomme autrement, d'ailleurs.

— Personne ne sait donc , reprit gravement Regnault, que les sorciers n'ont pas déplus mortel ennemi qu'un savant en magie blanche , qui passe sa vie à défaire leur ouvrage. »

Ils arrivaient alors à la lisière de la forêt. En face d'eux se présentait un large sentier, tracé h travers les vieux chênes, dont il recevait l'ombrage. Le jeune chevalier s'arrôla ; une douce joie se peignit sur sa belle et noble figure. «Ici je me reconnais parfaitement, Charlot, dit-il; ou tout est changé depuis mon départ, ou ce sentier doit nous conduire à la petite porte du pourpris*de Vertbois. En prenant ce sentier, combien de fois sommes-nous sortis tous deux par cette porte , pour aller jouer dans la forêt? — Mais pour aujourd'hui, répondit Chariot, nous sommes bien

(1) L'enclos d'un inaiioir seigneurial.

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sûrs de la trouver fermée. Je ne pense pas que depuis dix ans on ait osé l'ouvrir dix fois, tant il est prudent, par le temps qui court, de rester claquemuré chez soi.

— N'importe, répliqua Regnault, nous tournerons à gauche pour gagner la grande porte; car j'espère, ajouta-t-il d'un ton où perçait un peu d'inquiétude, qu'il rae sera permis de revoir ma bonne aïeule. Tout zélé partisan du Dauphin que se montre mon oncle Guillaume, je ne pense pas qu'il m'ait interdit l'entrée du manoir de sa mère , de celle qui a pris soin de mon enfance ?

— Je ne saurais vous dire ce qu'il ferait s'il se trouvait à Vertbois , répondit Chariot ; mais depuis cinq ans que Compiègne a été reprise par Robert de Saveuse et les Anglais, monseigneur Guillaume n'a pas reuiis les pieds dans le canton , si ce n'est en secret et pour quelques heures. Il est vrai que la besogne ne lui manquait pas autre part. Sainte Vierge î nous a-t-il fait voir du pays!

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avons-nous brûlé des villages , saisi des convois et partagé du butin ! car tout nous réussissait jusqu'à l'année dernière. C'est alors que la chance a tourné contre nous. Pendant que nous nous défendions dans Beaumont contre votre Jean de Luxembourg, que Dieu confonde ! le duc de Bar prenait Neuville , et il a fait démolir la forteresse. Ce sont deux belles places de moins pour monseigneur Guillaume , qui vient de capituler dansBeaumont , comme vous savez.

— Je ne sais rien, Chariot; depuis dix ans que j'ai quitté Vertbois pour rejoindre mon père dans l'armée bourguignonne, un heureux hasard m'a fait éviter toute ren-^ contre avec ceux de ma famille qui tiennent le parti de Charles. La guerre que monseigneur Philippe faisait dans le Haiûaut, d'ailleurs, vient de durer trois ans, et je l'ai faite avec lui, à ma grande réjouis^ sance; non-seulement parce que j'y ai gagné mes éperons de chevaher, mais parce que

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sv^r celte terre de l'étranger, les Français versaient d'autre sang que le sang français.

— Si du moins ceux qui portent le môrae pom n'avaient pas deux cris et deux ban- ^ièr^s ! reprit Chariot; mais sur six frères il faut que le diable en ait poussé trois à prendre la croix rouge.

— Ou qu'il ait poussé les trois autres à porter la bande armagnac, répliqua le jeune chevalier d'un air dédaigneux.

— Ce sera comme il vous plaira, mon jeune maître, dit Chariot, qui n'avait point envie de disputer avec son libérateur sur un point dont au fond il se souciait peu ;

.ce sera comme il vous plaira. A parler vrai, je n'ai pas plus d'amitié pour Charles de France que pour Philippe de Bourgogne , vu que je ne les connais ni l'un ni l'autre. Monseigneur et maître, Guillaume de Flavy, se bat sous la bannière blanche, c'est à lui de savoir pourquoi ; toute mon affaire , à moi Chariot, c'est de me battre à ses côtés.

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— J'en disais autant que toi , Chariot, lorsqu'après le perûde assassinat du pont de Montereaul mon père m'envoya l'ordre de quitter Vertbois et de venir le joindre. A quatorze ans que j'avais alors, je ne jugeais pas plus ces querelles que tu ne les juges aujourd'hui ; je ne sentais que le chagrin de vous quitter tous , de quitter la mère que Dieu m'avait laissée. Avec quelle joie aussi , en arrivant hier à Compiègne, j'ai appris que ma bonne aïeule vivait encore et qu'elle habitait toujours Yertbois!

— Sans doute elle l'habite encore, répliqua Chariot ; c'est bien le moins que la dame de Flavy vive en paix avec tous, puisqu'elle a des enfants dans les deux partis. Il n'en est pas moins vrai que plus d'une fois elle s'est vue obligée de s'enfuir avec ses deux petites filles pour se réfugier dans la ville chez le digne

(i) Ce fut en 1419 que Jean de Bourgogne, père du duc Philippe, fui assassiné sur ce pont par Tanegqi-Duchâtel , arai du Dauphin.

abbé de Saint-Corneille ; car messires les Anglais s'étaient établis à Vertbois, et Dieu sait comme ils ont dévasté cette belle maison! Elle ne ressemble plus guère à ce que vous l'avez vue.

— Ce doit être un vrai chagrin pour ma grand'mère , qui se plaisait tant dans cette demeure ?

— Joignez-y ses frayeurs toutes les fois que Compiègne était prise par les uns, reprise par les autres; car depuis cette maudite guerre notre ville a bien souvent changé de maîtres, et vous ne serez pas étonné d'apprendre qu'à l'âge avancé de la noble dame son esprit est maintenant aussi faible que celui d'un enfant.

— Ah î pourquoi ne venait-elle pas chercher un asile chez mon père , chez l'aîné de ses fils ! s'écria llegnault de Flavy, dans une de nos places fortes; mon père l'aurait protégée, je la protégerais aujourd'hui.

— Il lui aurait fallu pour cela se séparer I. 3

de VOS jeunes cousines, qu'elle a vues naître, qui ne l'ont jamais quittée? Oserait-elle emmener les filles de messire Guillaume où messire Guillaume ne les envoie pas? Elle le craint, ma foi ! trop pour cela !

— Elle craint son fils !

— Je le crois bien, vraiment ! Il faudrait, pour ne pas le craindre, qu'elle ne l'eût jamais vu en colère ; car messire Guillaume en colère et le diable, c'est tout un. Et peu lui importe sur qui sa fureur le pousse ; grands ou petits, tout y passe, quoiqu'on dise pourtant que les loups ne se mangent point entre eux.

— Qu'appelles-tu les loups? nous autres seigneurs ? dit Regnault en souriant.

— Ne sommes-nous pas autant de moutons que tout gentilhomme peut tondre , peut croquer à sou bon plaisir? répliqua Chariot; aussi Dieu bénira ceux d'entre vous qui protègent les pauvres diables, au lieu de les écraser (et il serrait vigoureusement

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la main du jeune chevalier); inaisDieu n'aura pas beaucoup de besogne de ce côté-là, » ajouta-t-il en secouant la tête.

Regnault s'étant mis à rire de manière à encourager le babil de son compagnon :

« Quant à monseigneur Guillaume , continua Chariot, je ne conseille à personnede lui déplaire ; et si vous vous rappeliez un moment ses façons d'agir, ses yeux, rien que le son de sa voix, vous ne seriez plus surpris qu'on le craigne à Vertbois comme partout ailleurs.

— Je ne nie pas, répondit Regnault, que mon oncle Guillaume m'ait toujours inspiré un certain effroi. Il n'est pas étonnant que son ton brusque et dur me fît peur, à moi qui n'étais qu'un enfant; mais que sa mère...

— Sa mère, interrompit Chariot, sa pauvre femme, ses filles, une de ses filles au moins, ne l'ont jamais vu sans trembler, et j'ai peut-être un peu peur moi-même en me permettant de parler ainsi de ce terrible homme , quoiqu'il n'y ait ici pour m'écouter

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que vous et ces chênes, qui -ionl nos vieut amis.

— Tout restera sous leurs feuilles, Chariot; tn peux y compter, n^pondit Regnault.

— Parlant de là, reprit Chariot, je vous dirai donc le fond de la chose. Votre bonne aïeule ne pouvait pas abandonner ses petites filles au sort qui les attendait chez leur père , après avoir vu mourir la jeune dame de Flavy par suite des mauvais traitements que lui faisait endurer messire Guillaume , dès qu'il n'était pas à la guerre ou près d'une maîtresse.

— Que dis-tu là, Chariot? s'écria le jeune chevalier.

— Ce que ma mère m'a conté vingt fois, ma mère qui est une brave femme , ma mère qui a enseveli la pauvre infortunée, et qui est la seule avec qui notre bonne vieille maîtresse ose parler de son fils à cœur ouvert.

— Mais, autant que je puis me le rappeler, la seconde épouse de mon oncle était

d'iHie beauté remarquable; comment ne l'aurail-il pas aimée?

— Sans doute elle était belle, aussi belle que sa fille Marie l'est aujourd'hui. 11 faut croire pourtant qu'il ne l'aimait plus quand il l'a fait mourir de chagrin et des coups qu'il lui a donnés.

— Battre une femme !

— Par saint Antoine! il en a battu bien d'autres! dit Chariot en riant. Monseigneur Guillaume a la main leste, quoiqu'il l'ait diablement pesante , ajouta-l-il en homme qui pouvait juger du fait par sa propre expérience.

— Et peut-être un ressentiment personnel te rend-il injuste envers lui, dit Regnault dont le cœur répugnait à penser aussi mal d'un de ses plus proches parents.

— Du ressentiment! moi! répondit Chariot; Dieu lui fasse grâce potir tous ses méfaits comme je lui pardonne quelques horions qu'il a pu me distribuer par-ci par-là! car je suis

son homme de guerre ; je suis son vassal , après tout , et je sais bien qu'il pourrait m'envoyer en terre, ainsi qu'il a fait à Beaumont de quelques-uns de nous, sans craindre d'en recevoir jamais punition dans ce monde et sans que j'aie le droit de m'en plaindre dans l'autre, puisque les choses ont été arrangées de cette façon par ceux qui vivaient avant nous. »

La simplicité d'esprit, la naïve résignation qu'annonçaient ces dernières paroles de Charlot , imprimèrent un caractère de véracité à tout ce qu'il avait dit jusqu'alors. Regnault tressaillit à l'idée qu'un homme tel qu'on venait de lui peindre Guillaume de Flavy était le propre frère de son père, qu'il avait perdu l'année précédente au champ d'honneur, et dont la bonté égalait la vaillance.

Ils tournaient alors le mur du pourpris pour arriver à la grande porte. « Maintenant ^ si vous m'en croyez, reprit Chariot, nous changerons de propos ; car nous allons entrer dans une maison où chacun a grand

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soin de se taire sur celui dont nous parlons,

— Même quand il est absent? dit Regnault.

— Môme quand il est absent , et cela pour plus d'une raison : d'abord, parce que ses filles ont été élevées dans le respect qu'elles doivent à leur père, comme disait la vieille dame de Flavy quand elle avait encore sa tête ; je puis vous répondre que la demoiselle Germaine, par exemple, prendrait fort mal le plus petit mot contre lui; ensuite , parce que ceux qui tiennent maintenant Compiègne ne sont pas ses amis, il s'en faut terriblement, et enfin parce qu'il lui est arrivé plus d'une fois de tomber à Vertbois comme un coup de tonnerre, au moment oij l'on s'y attend le moins.

— Si nous allions l'y trouver. Chariot? dit le jeune chevalier, en souriant.

— Dieu nous en préserve!

— Que pourrais-tu craindre d'une rencontre pacifique entre nous?

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— Il n'aime pas la croix rouge.

— Ne suis-je pas le fils de son frère , après tout? son unique neveu?

— Il n'aime pas la croix rouge, » répéta Chariot d'une voix plus basse ; car il approchait de l'entrée principale du manoir.

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