CHAPITRE IV
Diables d'enfer, horribles et cornus, Gros et menus , aux regards basiliques , Infâmes ehiens, qu'ètes-vous devenus? :
Mystère de la Nalivilé. "^
Le premier soin de Chariot, dès qu'il fut rentré dans Compiègne avec son nouveau patron , fut de chercher Daniel ; mais il s'écoula du temps avant qu'il pût parvenir à la demeure du petit sorcier, quoiqu'il la connût très bien , vu la foule de gens qui l'arrêtaient à chaque pas et à toutes les portes , pour le regarder, l'embrasser et le féliciter d'avoir si heureusement échappé à l'échafaud. Enfin il
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arriva devant une maisonnette d'assez mince apparence, que deux baguettes blanches, croisées sur la porte , désignaient comme l'habitation de celui dont la science avait le pouvoir de mettre en fuite tous les démons de l'enfer.
Il frappa. Une fenêtre s'ouvrit au-dessus de sa tête et donna passage à une petite figure pleine de finesse et de malice sur laquelle sa vue fit naître aussitôt l'expression de la joie.
« C'est moi , maître Daniel, cria Chariot; me permettez- vous d'entrer?
— Autrement dit: voulez-vous m ouvrir la porte? répondit, le petit homme. Attends, mon garçon, je descends. »
A peine Chariot fut-il introduit dans l'allée la plus obscure de Compiègne que, se précipitant dans les bras de son premier libérateur, il le serra sur sa poitrine de manière à lui faire perdre la respiration. «Doucement, doucement donc, dit Daniel en se dégageant
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des étreintes de son robuste ami ; à qui diable en as-lu?
— Je sais tout ce que je vous dois, maître Daniel , je le sais, répondit Chariot voulant l'embrasser de nouveau.
— Là, là, reprit Daniel ; et il fit quelques pas en arrière. Si lu le sais, à la bonne heure ; mais ce n'est pas une raison pour se jeter ainsi sur un homme sans le prévenir. Encore un peu tu m'étouffais.
— Par l'épée de Dunois! dit Chariot, je ne m'en serais jamais consolé, vous à qui je dois que ma têle se soutienne encore sur mes épaules.
— Eh! eh! reprit Daniel en riant, il est certain que les Parques étaient sur le point de couper le fil ; voulant dire par là que tu as vu la corde de près. Ce doit être une rude angoisse ; mais enfin , puisqu'elle est passée, si tu veux monter nous boirons un coup à ta délivrance.
— Un coup, deux coups, trois coups si
VOUS voulez, maître Daniel ; car je commence à m'apercevoir que je n'ai ni bu ni mangé depuis hier matin.
— Pauvre garçon I viens , viens , je vais te régaler, moi. Celte maison-ci, vois-tu, est un lieu d'abondance; c'est à qui se chargera de fournir ma cave el ma cuisine, et comme j'ai toujours pensé que le premier besoin de l'homme est une nourriture saine et copieuse, je laisse faire ces braves gens. » En disant ces mots il conduisit Chariot dans une salle , au milieu de laquelle une table se trouvait toute placée; elle était couverte, il est vrai, de parchemins sur lesquels on avait tracé des figures géométriques et de divers instruments, tels que compas, équerres, etc. ; mais Daniel la débarrassa en un clin d'œil de tout cet attirail , pour la charger d'un énorme pâté , d'une langue de cochon et d'une gourde remplie du plus excellent vin de Bourgogne.
€ Allons, place-toi là, » dit-il à Chariot en
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Jiii avançant une escabelle , dès qu'il eut opéré ce changement de décoration , avec une prestesse de mouvement qui lui était particulière et le faisait ressembler à un farfadet.
Chariot ne se le fit pas dire deux fois. Sur l'invitation de son hôte, il attaqua le pâté , auquel il fit une telle entaille que Daniel s'empressa d'en prendre un morceau pour lui-même, dans la crainte de ne pouvoir en goûter s'il tardait un moment de plus. « Il doit être bon, dit le petit sorcier; la pâtissière de la Grande-Place l'a fait elle-même pour me l'apporter. »
Chariot fit un signe affirmatif , l'active occupation qu'il donnait à ses mâchoires le privant momentanément de la parole, a Je lui avais rendu, il est vrai, un bien grand service à cette bonne femme, continua Daniel ; une légion de mauvais esprits s'étaient établis sous la forme de rats dans la salle où elle tient ses farines ; grâces à quelques exorcismes et
à une poudre répandue sur des boulettes de viande , je l'en ai délivrée totaiement. Quant à ce vin , que nous allons goûter, ajouta-t-ii en remplissant la coupe de Chariot et la sienne, c'est un présent du cabaretier de la rue des Célestins. Le pauvre homme ne pouvait garder un tonneau plein dans sa cave ; le diable venait en soutirer toutes les nuits. J'ai passé quelques heures dans cette cave, où j'ai fait porter mes instruments et mes livres ; le lendemain j'ai fait boucher par un maçon un certain trou qui communiquait avec la maison voisine ; depuis lors le diable n'est jamais revenu.
— Si grands que soient les services que vous rendez à chacun, maître Daniel, dit Chariot dont la première faim était apaisée , ils seront toujours loin de valoir celui que vous m'avez rendu. Par le ciel ! j'aime mieux vous avoir vu conserver ma tête que tous les sacs de farine et tous les tonneaux de yin du monde , quoique vous ayez très bien
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fait de sauver ce vin-ci , ajouta-t-il en tendant sa coupe. Mais, sans compter que vous voyez respirer un ancien ami, qui ne respirerait plus , je puis dire que vous seul pouviez deviner que messire de Flavy venait d'arriver à Compiègne et qu'il était mon frère de lait.
— J'en ai deviné bien d'autres! dit Daniel d'un air important.
— Je ne dis pas le contraire , reprit Chariot; cependant ce tour-là est fort, et messire Regnauit en est resté aussi ébahi que moi.
— On prétend que ce Regnauit de Flavy n'a pas inventé la poudre? répliqua le petit sorcier d'un air indifférent.
— Inventé la poudre ! répondit Chariot en ouvrant de grands yeux. Et pourquoi voulez-vous qu'il l'ait inventée?
— Tu ne me comprends pas. On se sert de ce dicton depuis la belle découverte qui va faire tuer dix hommes au lieu d'un , quand on veut indiquer poliment le manque de
puissance intellectuelle dans un individu quelconque.
— Que je meure, maître Daniel , si je vous comprends davantage !
— Voulant dire par là que ton chevalier est tout simplement un jeune brave.
— Ah ! pour brave, répliqua Chariot ravi de pouvoir enfin saisir un mot qui lui peignît une idée, pour brave, les Flavy le sont tous ; mais tous ne sont pas aussi bons garçons que lui.
— Ce n'est pourtant pas sans une juste répugnance que je me suis mis en rapport avec ce jeune homme, reprit Daniel. J'ai cédé au souvenir de quelques bons services que tu m'as rendus, à l'ancienne amitié que je te porte , tout en me disant bien néanmoins qu'il serait beaucoup plus prudent de te laisser pendre.
— Par saint Jacques ! pourquoi vous disiez-vous cela, maître Daniel? s'écria Char-? lot d'un air stupéfait.
— Parce que lu t'es fort mal tiré , j'en suis certain, de l'interrogatoire qu'a dû te faire aubir ton libérateur.
— ' Un interrogatoire!
-'— Sans doute. Quand Regnault de Flavy t'a demandé pour quel motif tu étais venu secrètement dans les environs de Compiègne , <ju'as-tu répondu?
— Rien ; car il ne m'a fait aucune question là-^dessus. Nous avions vraiment bien autre chose à nous dire, au bout de dix ans que oous ne nous étions vus.
-— Et de quoi donc t'a-t-il parlé?
— ' De Yertbois, de la vieille dame de Flavy, sa grand'mère, de ses cousines, de tout ce qui lui touche le cœur, enfin.
— De sorte que tu as pu répondre à toutes ses questions sans aucun embarras?
— Bien mieux, ma foi! que s'il m'avait demandé pourquoi je me tenais caché dans la forêl, puisque je ne l'ai jamais su moimême.
— II est bon qu'il ignore aussi que messire Guillaume te l'avait ordonné, entends- tu bien? Tâche, à la première occasion, de lui faire quelque conte en l'air pour expliquer autrement ton aventure. Nous ne devons pas oublier que Regnault de Flavy est l'homme du duc de Bourgogne, l'allié des Anglais, et quoique, grâce au ciel! nous ayons affaire en lui à un bon enfant...
— Ah! tout bon enfant qu'il est, interrompit Chariot, je ne conseillerais pas à nos gens de rester longtemps dans son voisinage. Je venais précisément vous consulter sur la manière que nous pourrions employer pour leur faire savoir qu'il est arrivé deux cents Picards, qui sans doute vont courir la forêt et....
— C'est une chose faite , dit Daniel ; tes camarades sont en sûreté.»
Chariot jeta sur le petit homme un regard de surprise mêlée d'une sorte d'admiration; puis , poussant un profond soupir : « Mes
camarades! dit-il. Oui , hier encore ils étaient mes camarades, et si je reste maintenant au service de messire Regnault, comme il y a toute apparence, il faudra me battre contre eux, avec les Anglais que je n'aime guère. La chèvre ne peut brouter qu'où ou l'attache, et quand votre métier est de donner des coups de lance, vous n'êtes pas toujours maître de choisir ceux qui les reçoivent.
— Nous voyons de nos jours plus d'un grand changer de bannière , dit Daniel, sans pouvoir en donner d'aussi bonnes raisons que les tiennes, j'en conviens. Pourvu qu'en devenant Bourguignon on oublie les secrets des Armagnacs...» Le petit sorcier s'arrêta, et tixa sur Chnrlot un regard perçant.
« Par le ciel ! s'écria Chariot rouge comme Je feu, me croyez-vous capable de trahir mon premier maître? de livrer aux Anglais mes amis, mes compagnons d'armes ? iN'allais-je pas me laisser pendre ce matin plutôt que de parler? ,.,.:,.^j
— 11 est bon qu'il ignore aussi que messire Guillaume te l'avait ordonne, entends- tu bien? Tâche, à la première occasion, de lui faire quelque conte en l'air pour expliquer autrement ton aventure. Nous ne devons pas oublier que Regnault de Flavy est l'homme du duc de Bourgogne, l'allié des Anglais, et quoique, grâce au ciel! nous ayons affaire en lui à un bon enfant...
— Ah! tout bon enfant qu'il est, interrompit Chariot, je ne conseillerais pas à nos gens de rester longtemps dans son voisinage. Je venais précisément vous consulter sur la manière que nous pourrions employer pour leur faire savoir qu'il est arrivé deux cents Picards, qui sans doute vont courir la forêt et....
— C'est une chose faite , dit Daniel ; tes camarades sont en sûreté.»
Chariot jeta sur le petit homme un regard de surprise mêlée d'une sorte d'admiration; puis , poussant un profond soupir : « Me$
camarades! dit-il. Oui , hier encore ils élaient mes camarades, et si je reste maintenant au service de messire Regnault, comme il y a toute apparence , il faudra me Lattre contre eux, avec les Anglais que je n'aime guère. La chèvre ne peut brouter qu'où on l'attache, et quand votre métier est de donner des coups de lance, vous n'êtes pas toujours maître de choisir ceux qui les reçoivent.
— Nous voyons de nos jours plus d'un grand changer de bannière, dit Daniel, sans pouvoir en donner d'aussi bonnes raisons que les tiennes, j'en conviens. Pourvu qu'en devenant Bourguignon on oublie les secrets des Armagnacs...» Le petit sorcier s'arrêta, et fixa sur Chnriot un regard perçant.
« Par le ciel ! s'écria Chariot rouge comme Je feu, me croyez-vous capable de trahir mon premier maître? de livrer aux Anglais mes amis, mes compagnons d'armes ? JN'allais-je pas me laisser pendre ce matin plutôt que de parler? ,,.mv^
'j'2 LES FLAVY.
Chariot. Tenez , par exemple , aucuns de nous ne se souciait de rester caché dans la forêt et dans les masures de Pierre-Fond, au risque d'êlre surpris par les Anglais , et pourtant nul n'a osé sortir de son trou , quoique depuis un mois il nous tienne blottis comme des lièvres dans des tanières, sans que nous puissions deviner pourquoi. »
Le petit sorcier sourit. « Vous en savez davantage, vous, maître Daniel, continua Chariot ; d'abord parce que vous savez tout ; ensuite parce que messire Guillaume m'a commandé de n'agir que d'après vos ordres , ce qui prouve
— Ce qui prouve, interrompit Daniel , que, s'ilj t'échappait involontairement le plus petit mot sur cette aflaire, je pourrais bien aller prendre la place que lu occupais ce matin devant l'Hôtel-de-Ville.
— Bonté divine ! s'écria Chariot ; j'aimerais mieux aller la reprendre moi-même.
— Pour en revenir à Guillaume de Flavy,
LES FLA.VY. j'S
reprit Daniel , j'ai souvent entendu parler de sa cruauté , mais je le crois loyal , et le plus intrépide de nos hommes de guerre.
— Oh! pour intrépide, répondit Chariot, nous ne verrons jamais son pareil. LesDunois, lesXaintraillesnesontquedespoiilesmouillées à côté de ce gaillard-là ; il ne tremblerait pas devant une légion de diables. Je n'en connais pas moins dans le monde une personne dont il a peur.
— Toi ! peut-être ?
— Non , par ma foi ! dit Chariot en riant ; la personne dont je parle . c'est sa fille.
—Sa fille !
— Oui, celle qu'il a eue de son premier mariage, la demoiselle Germaine. Près d'elle monseigneur Guillaume n'est plus le même homme ; il faut le voir lui parler tout doucement, tout doucement, la consulter, l'écouter comme un oracle. Cela prouve bien qu'il n'y a pas de cœur si dur qu'une amitié ne s'y glisse encore; car, je ne [vous appren Is
^4 l'Es FLAVY.
rien , maître Daniel , quand je dis que s'il est bon pour sa fille , il ne l'a guère été pour son père.
— Comment? dit le petit sorcier de cet air équivoque qui peut faire croire que l'on est instruit.
— Sans doute , reprit Chariot ; vous savez mieux que moi que le vieux sire de Flavy est mort dans une forteresse où monseigneur Guillaume le tenait enfermé , et qu'il est mort de faim. »
Soit que Daniel connût réellement ce fait , soit qu'il en entendît parler pour la première fois , aucun étonnement ne se montra sur son visage ; il se contenta de demander si la dame de Flavy pensait avoir perdu son mari de dette manière.
« Il serait bien surprenant qu'elle l'ignorât, répondit Chariot, tant de gens le savent. Vous sientez bien que ce n'est pas une mère qui peut parler des crimes de son fils ; mais je gagerais qu'il ne faut pas chercher
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d'autre cause à la folie de la pauvre dame.
— -Elle a pourtant revu son fils plusieurs fois depuis.
— C'est vrai, et Dieu sait dans quel tremblement elle est chaque fois qu'il vient à Vertbois ! Si la demoiselle Germaine n'était pas là, qui aime son père, qui le croit un honnête homme...
^-Tu penses donc , interrompit Daniel d'un air inquiet et chagrin, tu penses qu'il confie à cette jeune personne des affaires sérieuses^ des projets importants ?
— Je crois qu'il n'a rien de caché pour elle quand ils vivent ensemble; mais il ne l'a pas vue depuis un an que nous venons de passer en courses et à Beauraont.
— T'avait-il ordonné de lui dire que tu restais dans ces environs avec tes camarades ?
— Non ; je ne devais me confier qu'à vous, et vous devez vous rappeler que je n'ai parlé à ma mère elle-même que d'après votre avis, et au moment où nous avons craint de mourir
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de faim dans nos cachettes. La demoiselle Germaine nous croyait sans doute près de notre maître ; mais ce matin , dans son désespoir , il faut que ma mère lui ait parlé ; car je les ai trouvées ensemble , qui récitaient pour moi les prières des agonisants.
— Diable ! dit Daniel d'un air fort contrarié, deux femmes dans un secret ! c'est au moins une de trop. Peux-tu revoir bientôt cette Germaine ?
— Je vais la voir tout à l'heure ; je retourne ce soir à Veribois.
• — Tâche de lui parler en particulier, et dis-lui que la moindre indiscrétion de sa part peut d'un moment à l'autre exposer la vie de son père.
— Vous me donneriez mon pesant d'or que je ne lui dirais pas cela.
— Et pourquoi , je te prie ?
— Oh! pourquoi? parce que la demoiselle Germaine n'est pas de ces personnes à qui on ose faire la leçon; qu(", pour la prudence.
le courage , la raison , elle en remontrerait au plus habile, et que d'ailleurs je ne lui adresse pas aussi facilement la parole que vous pourriez le croire.
— Elle est donc bien fière ?
— Mais pas mal. Et puis ce n'est pas tout ça, voyez-vous; c'est qu'elle a un certain air
imposant, un certain regard Enfin, si vous
l'aviez vue, vous me comprendriez tout de suite. »
Daniel leva les épaules d'un air de dédain et de mécontentement, o Maintenant , dit-il après un moment de silence, notre navire vogue à la grâce de Dieu , et sans ces maudits Picards il allait entrer dans le port. » En murmurant ces mots , qu'il n'adressait qu'à lui-même, il se leva et se mit à marcher dans la chambre.
« Ces Picards! dit Chariot en riant; ma foi ! maître Daniel , je trouve que , pour mon compte , ils sont arrivés à temps.
— Sans doute , sans doute, répliqua l«
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petit homme d'un air distrait et préoccupé. Il se fait tard ; je ne veux pas te retenir plus longtemps. A revoir, mon garçon , car je compte bien que tu viendras me visiter quelquefois pendant le séjour que fera ici messire Regnaull , séjour qui sera long, sans doute?
— Messire Regnault vient de me dire que si monseigneur le duc de Bourgogne arrivait à Paris, où il est attendu avec impatience, nous quitterions Gorapiègne pour aller le rejoindre.
— Dans ce cas, bon voyage, dit Daniel avec gaîté. En attendant, mon brave Chariot, je me réjouis toujours de ne t'avoir pas laissé pendre. » Et le petit sorcier, qui paraissait avoir repris toute sabelle humeur, le conduisit jusqu'à la porte, en lui recommandant plu«sieurs fois de revenir le plus tôt possible.