‹ Les Flavy (volume 2)Chapitre 6 sur 22 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Je •vois, je réfléchis, et je raisonne un peu. N'est-ce pas là comnie tout se devine Sans qu'on soit ni démon ni Dieu ?

Lehercier, Piaule.

En arrivant le jour suivant à Vertbois , Regnault trouva près des dames de Flavy une de ses anciennes connaissances. Celait le vieux prêtre qui, de son temps, venait dire la messe les dimanches et fêtes dans la chapelle du château , et qu'il avait toujours vu traité avec une haute considération par toute la famille. Maître Joseph Gauvain , quoique né à Compiègne, avait fait ses étudeâ à l'Université de Paris, oii il s'était fait

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recevoir docteur en théologie. De retour dans sa ville natale et devenu d'abord simple prêtre habitué de la paroisse Saint-Antoine , ses rapports avec les habitants de Verlbois rattachèrent si fort à la dame de Flavy et à ses enfants qu'il ne s'empressa point de demander une cure, quelques titres qu'il eût pour l'obtenir. Durant les funestes discussions intérieures qui avaient précédé et préparé l'invasion anglaise, Gompiègne qui tenait pour Louis d'Aquitaine, Dauphin, alors en guerre avec son père , ayant été forcé d'ouvrir ses portes au roi Charles VI, ce fut Joseph Gauvain que l'on choisit pour prêcher devant le monarque et pour implorer sa clémence en faveur des habitants , reçus à merci. Grâce à la beauté du sermon ou grâce à la bonté de Charles, la ville en fut quille pour la perte de quelques privilèges communaux, ce qui parut bien doux, comparé à tout ce qu'on avait craint; aussi le bon prêtre n'avait-il jamais perdu le sou-

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venir d'un jour si glorieux pour lui ; on doit mêine avouer qu'il parlait peut-être un peu trop souvent du sermon prêché devant Charles YI. Sans nous arrêter pourtant à cette légère faiblesse de maître Joseph, il suffit de dire qu'on le nomma aussitôt curé d'un assez beau village voisin de Montdidier, et qui dépendait de l'abbaye de Saint-Corneille. L'espoir d'adoucir plus de maux dans les nouvelles fonctions qui lui étaient confiées, que dans celles qu'il remplissait à Compiègne, put seul lui faire abandonner, quoiqu'à bien grand regret, et sa ville natale, et la noble famille qu'il laissait à Verlbois.

Pendant quatre ans en effet, le modesle coin de lerre sur lequel Joseph Gauvain exerçait son autorité paternelle échappa comme par miracle à la désolation générale. Grâce au soin , à la prévoyance, à la fermeté du digne pasteur, on vit un petit nombre de villageois vivre en paix , pour ainsi dire, au sein des horreurs de la guerre civile,

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jusqu'au jour où les Anglais, qui venaient de descendre en France et de prendre Harfleur, s'avancèrent sur les bords de la Somme, mettant tout à feu et à sang.

A la lueur des flammes qui dévoraient les chaumières de ses ouailles, le malheureux curé prit le chemin de Montdidier, conduisant le petit nombre d'infortunés que le fer anglais avait épargnés. Dans cette ville et dans plusieurs châteaux voisins, il implora pour eux la pitié avec des paroles et des instances si touchantes qu'il parvintà placer dans différents asiles tous les pauvres gens restés sous son frêle appu". Ce devoir rempli, il retourna seul à Compiègne , où, lame navrée, il reprit sa modeste place dans le chœur de l'église de Saint-Antoine.

Depuis lors, les visites de Joseph Gauvain au château de Vertbois devinrent d'autant plus fréquentes que la douleur régnait dans cette noble demeure. La désunion des sires de Fiavy, armés pour deuj^ causes dif-

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férentes, le départ de Regnault, qui n'avait précédé que d'un mois le retour du bon prêtre à Compiègne, les dangers qui menaçaient journellement toutes les familles, avaient répandu l'affliclion et la terregr dans l'asiLe de la douairière.. I^a présence, les conseils d'un homme sage et dévoué étaient plus précieux que jamais à la pauvre dame , privée du secours de tous ses fils, et dont l'esprit d'ailleurs s'affaiblissait sensiblement; aussi maître Joseph ne tarda-t-il pas à passer au château tous les moments dont ses devoirs lui permettaient de disposer. Germaine avait reçu de lui une instruction fort supérieure à celle des femmes de cette époque, et bien que Marie n'eût pas même encore montré l'ambition d'apprendre à lire, l'arrivée de maître Joseph chaque jour n'en était pas moins une jouissance pour la pauvre enfant, condamnée à une solitude presque absolue. Il avait donc fallu que, la veille du jour dont nous parlons , le vieux prêtre eût été

retenu dans sa paroisse par différentes occupations pour ne s'être pas rencontré avec Regnault, et Germaine n'avait pas encore eu le tempsdel'instruire duretourd'un Flavy àCompiègne lorsque le jeune chevalier entra dans la salle. Regnault reconnut aussitôt l'ancien chapelain, et s'avançant vers lui de l'air le plus affable: «Salut, messire le curé, dit-il ; j'ai grande joie de vous revoir. »

La croix de Bourgogne avait surtout frappé les yeux de maître Joseph, qui, sans prendre la main qu'on lui présentait, répondit du ton le plus froid : « Vous vous méprenez sans doute, sire chevalier; car les litres que vous me donnez ne sont plusles miens depuis longtemps.

— C'est mon cousin, mon cousin Regnault, que vous avez vu si jeune , mon père , » se hâla de dire Germaine.

Le vieillard ne répondit rien.

«Il me semble, reprit le jeune chevalier sans remarquer la glace de l'accueil qui lui

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était fait , il me semble vous avoir vu quitter Compiègne pour aller remplir la cure d'un village dont j'ai oublié le nom , mais qui n'était point éloigné de Monldidier?

— Ce village n'est plus, répondit le prêtre; j'ai vu les Anglais en faire de la cendre, comme, avec l'aide du duc de Bourgogne, ils en feront bientôt de toutes lesvilles du royaume.»

Regnault devint aussi rouge que du feu et regarda Germaine. « Maître Joseph a beaucoup souffert, » dit-elle doucement et en baissant les yeux; car Germaine ne pouvait blâmer celui qui venait d'exprimer sa propre pensée , mais elle se trouvait sans courage contre Regnault. Aussi, bien loin de seconder la sévérité de son vieux ami, elle employa tous les moyens pour la désarmer en faveur de son cousin , et si elle n'y parvint pas complètement , au moins réussit-elle à maintenir entre le royaliste et le Bourguijrnon des rapports qui n avaient rien d'oflVtisant de pari ou d'autre. ^

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Maître Joseph ne tarda point néanmoins à laisser le champ libre au sire de Flavy, en refusant de prendre sa part du dîner qu'on allait servir. Il regagna la ville, l'âme plus attristée que de coutume , car la vue, la société d'un ami des Anglais étaient choses qu'il évitait avec le plus grand soin, tant il lui était dilBcile de les supporter patiemment. Il se joignait à la contrariété de cette rencontre le chagrin de penser que celui qu'il venait de quitter portait le nom de Flavy, nom qu'il aimait et respectait par-dessus tout. «Qui m'eût dit, pensait-il, lorsque sa naissance a répandu tant d'allégresse dans le château de Vertbois, lorsque je l'ai baptisé moi-même dans la chapelle, qu'un jour il porterait la croix de Bourgogne, qu'il prendrait les armes contre son roi ? »

Il marchait à pas lents et la tête basse , plongé dans ses pénibles réflexions, lorsqu'il s'entendit saluer par une voix qui lui était étrangère , et fut très surpris d'apercevoir de-

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vant lui l'exigu personnage qji'il rencontrait souvent dans les rues de Compiègne , mais qu'il ne connaissait que sous le nom du petit sorcier. Ne sachant ce que pouvait lui vouloir cet homme , qu'il était fort tenté de croire en rapport direct avec le diable , il lui demanda froidement ce qu'il désirait de lui. Comme la timidité n'était point le défaut de Daniel, il se mit à marcher près du bon prêtre, qui, tout peu content qu'il était d'avoir un pareil compagnon , ne tarda pas à l'écouter avec intérêt lorsqu'il lui parla de faire rendre la liberté au sonneur de cloches de Saint-Antoine, que l'on venait de mettre en prison comme Dauphinois, sur quelques propos qu'il avait tenus.

« Je serais trop heureux que l'on pût y réussir, répondit alors fort doucement maître Joseph ; mais quels moyens avez-vous pour cela?

— Un de nos notables, qui peut beaucoup sur le gouverneur, m'a promis de s'y em-

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ployer, pourvu qu'une personne respectable réponde qu'à l'avenir le sonneur retiendra sa langue ; et je ne doute pas que si maître Joseph Gauvain voulait....

— Je répondrai, je répondrai, interrompit vivement le bon prêtre. Le pauvre Jacques se taira; je le lui ferai jurer par notre vieille connaissance.

— C'est tout ce qu'on demande , reprit Daniel; qu'il se taise, car la pensée est libre. Grâce au ciel, ils ne pourront jamais empêcher la pensée d'être libre ! c'est la seule consolation qui reste encore aux bons et loyaux Français. »

Quoique celte dernière phrase eût été prononcée à voix basse , maître Joseph n'en perdit pas un mot; mais s'il ne put s'empêcher d'y répondre par un regard involontaire de satisfaction et de surprise, sa confiance dans le petit homme n'était pas assez bien établie pour qu'il maintînt la conversation sur un sujet aussi délicat. Revenant donc h

l'affaire du prisonnier , il répliqua simplement, mais d'un air très affable : «Puisque vous avez la bonté de vous intéresser à Jacques-le-Gris, maître... Pardon, dit-il en s'interrompant; je ne sais pas votre nom.

— Daniel Gorgius.

— Voilà des noms qui sentent l'enfer d'une lieue, » pensa le digne prêtre , ignorant l'innocente métamorphose que Daniel avait cru devoir faire subir au nom trop simple de Gorju. «Eh bien! maître Daniel, reprit-il, puisque vous avez la bonté de vous intéresser à Jacques-le-Gris, faites sentir combien son âge le rend peu redoutable à tous les partis. Le pauvre homme est de beaucoup mon aîné ; je crois être sûr que Jacques avait soixante ans lorsque en i4i4 i^ ^ sonné la messe pour le roi Charles VI , le jour que j'ai prêché devant ce monarque.

— Un sermon que devraient savoir par cœur tous les habitants de Compiègne , dit Daniel d'un ton d'enthousiasme, etdontj'îd

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le chagrin de ne connaître que le texte î Anditam fac mihi mane mlsericordiam tuam 1. ■

Maître Joseph s'arrêta. «Je ne vous croyais pas de Cofflpiègne , dit-il à son compagnoQ avec un sourire d'épanouissement.

— Aussi n'en suis-je point ; mais depuis huit ans je suis venu m'y établir, et j'y exerce ma profession. »

Ce dernier mot fit baisser la tête au bon prêtre, qui pendant quelques instants garda lé silence, combattant le mouvement affectueux qu'il venait d'éprouver pour le petit homme. Enfin, prenant son parti: «Je vais vous parler avec franchise, maître Daniel, dit-il, et je vous prie de me répondre de même. Savez-vous quel nom on vous donne dans la ville ?

— Je n'ignore pas , répliqua Daniel d'un air affligé , que le vulgaire m'appelle le petit sorcier. Tels gens n'ont aucun moyen de distinguer ma science du savoir diabolique ; maïs

( l ) Faites-moi enteadre demaio la voix de votre miséricorde,

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il en doit être bien aulrement de maître Joseph, d'un enfant de l'Université de Paris, qui sans doute a plus d'une fois entendu parler de la magie blanche.

-^ Sans avoir acquis aucune connaissance exacte de cette science , je sais qu'elle existe, dit le prêtre , et qu'elle est reconnue pour n'avoir rien dé répféhensible.

— Depuis vingt ans je la professe , reprit Daniel, et j'ose me flatter d'être aujourd'hui l'uQ de ses plus habiles soutiens. Je délivre de tout charme, enchantement , ensorcellement (Juiconque à recours au savoir que je dois à une longue étude. Bien loin que nous jetions des sorts , autant un sorcier est dangereux dans ce monde et damnable dans l'autre, autant un magicien de magie blanche devient utile à la société. Que de mal n'avons - nous pas empêché! que de crimes n'avons-nous pas découverts !

— Fort bien , fort bien , dit maître Joseph j mais de qui tetiez-vous cette puissance?

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— De la science que professaient les anciens mages de l'Orient. Pour l'apprendre, j'ai séché sur des livres écrits dans ditiérentes langues, j'ai pâli sur des figures géométriques; enfin , je puis en remontrer aux plus habiles. Autrement, messiresles échevins de Noyon ne m'auraient point délivré mes lettres, que j'ai payées aussi cher que celles d'un docteur, et qui me donnent le même rang à la procession.

— Vous avez le rang de docteur à la procession ! s'écria le vieux docteur en théologie dont tous les scrupules cédaient à cette dernière preuve de non-culpabilité ; je vois bien , maître Daniel , que l'on vous fait outrage en vous appelant d'un nom si peu mérité ; qu'il n'en soit plus question entre nous. Mais, dites-moi, ajouta-t-il^ est-il vrai que vous puissiez savoir ce qui se passe où vous n'êtes pas?

— La moindre entrave déjoue quelquefois les plus habiles combiqai.sons , répondit Da-

niel ; néanmoins, j'ai si souvent réussi dans des essais de ce genre que j'en entreprends volontiers lorsque le cas s'en présente. »

En pariant ainsi Daniel ne mentait point positivement. A force d'avoir cherché à persuader les autres de sa science , il arrivait que, par moments, il en était persuadé luimôme , au point d'attribuer à une opération magique le résultat de sa connaissance des hommes et de sa ûnesse d'esprit. Heureusement pour lui, cependant, il n'eut pas besoin de recourir à des moyens surnaturels pour satisfaire à la question de maître Joseph, qui se contenta de demander quelle personne il venait de laisser dans la grande salle de Vertbois, outre les dames du' château.

Le petit homme parut réfléchir assez longtemps, regarda le ciel; puis, fixant ses yeux sur la terre : « Vous y avez laissé un jeune seigneur picard, homme de guerre , ami des Anglais ; je le crois chevalier, mais je n'en

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suis pas bien sûr, parce que mes instruments me manquent.

— Il est chevalier! s'écria maître Joseph dont la surprise était extrême.

— Ce même jeune homme a déjà passé la journée d'hier à Vertbois, et n'en est revenu que fort tard.

— Rien n'est plus exact , dit le bon prêtre stupéfait; voilà, je l'avoue, un art qui me semble tenir du prodige.

— Que serait-ce donc si je vous parlais de choses plus étonnantes, qui me sont tout aussi faciles. Ce matin , par exemple, il m'a pris la fantaisie d'interroger les astres sur messire Guillaume de Flavy

— Eh bien ! interrompit vivement maître Joseph, qu'avez-vous su? qu'avez -vous vu?

— Qu'il serait fort heureux pour ce seigneur qu'un ami pût lui faire savoir l'arrivée des Picards et lui conseillât de s'éloigner.

— Est-il donc ici? s'écria le vieux prêtre, avec effroi ; au milieu des Anglais et des Bour-

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guignons, qui n'ont point de plus grand ennemi, ce serait un homme perdu.

— Parlez bas, reprit Daniel, et que rien de tout ceci ne nous passe. J'aime à rendre service, voyez-vous; dès que mon art me fait voir un brave en danger , j'éprouve le besoin de venir à son secours. J'ai donc pensé que la demoiselle Germaine, en qui messire Guillaume a toute confiance , saurait où lui faire parvenir un message.

— Je crains bien qu'il n'en soit autrement, répondit maître Joseph toujours plus étonné de trouver le petit homme aussi bien instruit. Mais vous-même, ne pouvez-vous nous apprendre où l'on peut le trouver?»

A cette question si naturelle , le sorcier se mordit la lèvre inférieure. Sans se déconcerter le moins du monde néanmoins, il répondit d'un air modeste :

c Vous savez , maître , que toute science humaine , si étendue qu'elle soit , a ses bornes. La mienne m'a hi'^rj appris que depuis

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deux mois le sire de Flavy a très £oiiv<iiit changé de résidence ; mais il m'a été impossible de trouver dans mes livres le nom du lieu qu'il habite maintenant; d'un moment à l'autre mes recherches peuvent être plus heureuses. Cependant, comme le temps presse...

— Demain matin sa fille saura tout , dit maître Joseph.

— Sous le plus grand secret?

— Sous le plus grand secret. Nous vivons dans un temps, maître Daniel , où les plus jeunes ont appris à se taire. »

Ils approchaient alors des murs de Compiègne.

« Séparons-nous ici, mon maître, dit le petit homme; il est, je crois, plus prudent qu'on ne nous'voie pas entrer ensemble dans la ville.

— J'espère que nous nous reverrons, maître Daniel , dit le bon prêtre en lui serrant la main. Ou je me trompe, ou je ne dois pas voir en vous l'ennemi d'une noble cause , l'en-

nemi de celui qu'on n'ose plus nommer que dans ses prières. »

Daniel regarJa fixement le vieillard, et répondit d'un ton inspiré :

« Ses (Iroils sacres triompheront, L'oint du Seigneur est sur son front. »

Après avoir prononcé ces deux vers qui se ressentaient fort de l'impromptu, il prit le devant avec une extrême vilesse, laissant maître Joseph chercher inutilement le sens de ces paroles, qui ne pouvaient s'appliquer au Dauphin, puisque ce prince n'était pas roi.

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