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pas au sol, niais à l'àme même de la patrie : comment pourrait-on rester indifférent on inactif ? ,
Pour lutter contre ces envahisseurs silencieux;
invisibles, mais implacables, il faut, comme pour repousser une armée d'invasion, des hommes el des ressources pécuniaires. Ni les uns, ni les antres ne font défaut. 11 ne s'agit que de vouloir et de savoir s'en servir : il suffirait d'utiliser les vies inoccupées ; il suffirait que chaque citoyen maître de sa fortune et conscient de son devoir consentit à prélever sur le budget de son superflu ou sur les sommes disponibles pour l'épargne ce que l'on pourrait appeler la dîme de la pairie.
L'exemple nous en est donné, en France même, par les socialistes. Simples ouvriers pour la plupart, ils arrivent cependant à prendre sur leurs salaires les cotisations mensuelles, dont l'accumulation permet au parti non seulement de vivre, mais d'agir et de lutter avec l'énergie que l'on sait. Distribution gratuite de journaux socialistes, rédaction de brochures et de tracts développant leur doctrine sous une forme populaire non seulement en français, mais aussi en patois et diffusion gratuite de ces petits écrits ; constitution dans chaque canton d'un comité de propagande et organisation de conférences par les soins de ces comilés ; Rattachement de ces comilés à «les comités
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d'arrondissement cl de lous ces groupements locaux aux grandes fédérations de corps de métier, dont les délègues composent les assemblées générales du parti : tel est l'organisme souple et puissant qu'entretient l'obole de simples travailleurs manuels et qui leur a permis de grouper non seulement une très grande partie de la population des grands centres industriels, mais encore de notables fractions du monde rural.
L'effort de la défense doit être nécessairement proportionné à celui de l'attaque, el il doit porter à la fois sur tous les points assaillis. Si l'on ne veut que la société moderne, la société civilisée finisse par succomber comme une citadelle sans défense, il faut non seulement en réparer les brèches, mais encore el surtout raffermir le moral de sa garnison. C'esl indiquer loute l'étendue, toute la variété de la lâche à remplir. Evidemment, il convient tout d'abord démultiplier les associations, les groupements de tout genre qui, en dehors du socialisme, peuvent contribuer à l'amélioration <le la condition matérielle du peuple, au soulagement des misères de toute sorte et faire reculer notamment ces deux fléaux jumeaux : l'alcoolisme et la tuberculose. Mais il esl non moins indispensable et urgent de chercher à guérir les esprits el les âmes populaires, de faire pénétrer dans celle masse profonde «'I