‹ Les fleurs de CannesChapitre 28 sur 55 · OS · texte numérisé non relu

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\u galop ! l'air manquait à ta gorge d'Oscar . Demi-mort il voyait paraître, disparaître, Ainsi qu'un tourbillon, ainsi qu'un cauchemar, Les cabanes, lesblés, et les bœufs, et leur char. Et les verts branchages du hêtre.

Vilo, vite, au galop! Au splendide horizon L'astre éclatant rendit sa splendide lumière.

Rien n'arrêtait, ni bois, ni coteau, ni vallon

Une rivière à lui s'offrait-elle, d'un bond L'animal sautait la rivière.

\u galop ! sur leurs pas les reptiles fuyaient ; Au galop ! tout autour comme sous la rafale l.es feuilles frémissaient, les herbes s'inclinaient Au galop ! il" la gueule et des naseaux sortaient Des jets de ilammes en spirale.

Au galop ! accouraient du bourg les paysans, Mais ils ne trouvaient plus que la poussière grise

Entre eux et les fuyards étaient déjà vingt champs,

Et l'on n'entendait (dus que les rugissements

DU démon passant prés l'église.

Plus, plus vite, au galop ! Parfois le chevaliei Murmurait : o une soif ardente me consume, Pitié ! je tombe, o Alors Lucifer, pour étrier,

Mettait ses doigts crochus, et, pour eau. du C0U1

Eu ricanant baillait l'écume.

Au galop, au galop ! Et l'archange du Mal s, ins cesse ranimait la fumante monture.

Sur la croupe blessé se tordait le vassal, Mais de ses crocs Satan l'y ûxait comme un pal Qu'on plante dans la terre dure.

Et vint le crépuscule... Et vint encor la nuit... Et puis encor l'aurore... Et puis ce fut le terme Devant eux apparut la plaine qui reluit, Le gouffre gigantesque où chaque torrent fuit,

La vaste mer qui nous enferme.

Et si là s'arrêta ce funèbre hussard, C'est que ne pouvait plus à ses brasiers immondes Échapper la victime engloutie au hasard : Que craindre ! pour laver de son forfait Oscar. La mer n'avait pas assez d'ondes.

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