‹ Les fleurs de CannesChapitre 35 sur 55 · V MONSIEUR T. A · texte numérisé non relu

V MONSIEUR T. A

Tu viens, ami, sécher mes pleurs, T.- fraternelles mains ont jeté quelques fleurs

Parmi les ronces de ma vie,

Oh ! merci ! Mon âme ravie Oublie auprès de toi ses précoces douleurs.

Mon cœur de sentiments déborde ; Comme au doigt qui touche une corde La lyre rend des sons divine.

11 me semble à ta voix apaisant mes chagrins

Qu'ici-bas les cieux se découvrent, Je crois à l'avenir, el mes lèvres s'entr'ouvrenî Pour remercier les destins.

I ependant l'ennui me dévore; Mon cœur ne pourra plus battre longtemps encore; Ma nef sans avirons s'égare sur les eaux ; Je languis, la langeur me rend la vie amère :

Je ne suis point fait pour la terre,

Je soupire après les tombeaux.

Lorsque pour moi le glas de ses plaintes funèbres

Fera vibrer dans les ténèbres

Notre cloche usée à moitié, \n moins j'emporterai ta suave mémoire:

Dieu m'aura refusé la gloire.

Mais j'aurai connu l'amitié. (*)

[') t etu pièce a été conservée ici pour montrer que l'auteur a penché un moment vers les « incompris » ; néanmoins il n'a jamais porté les chereai longs.

CAMELIAS ET RONCES

soir, contre nue borne une femme en haillon Au chien qui sautait autour d'elle Disait ce que nous répétons :

« Pauvre animal dont le zèle

M'est toujours resté fidèle

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