V MONSIEUR T. A
Tu viens, ami, sécher mes pleurs, T.- fraternelles mains ont jeté quelques fleurs
Parmi les ronces de ma vie,
Oh ! merci ! Mon âme ravie Oublie auprès de toi ses précoces douleurs.
Mon cœur de sentiments déborde ; Comme au doigt qui touche une corde La lyre rend des sons divine.
11 me semble à ta voix apaisant mes chagrins
Qu'ici-bas les cieux se découvrent, Je crois à l'avenir, el mes lèvres s'entr'ouvrenî Pour remercier les destins.
I ependant l'ennui me dévore; Mon cœur ne pourra plus battre longtemps encore; Ma nef sans avirons s'égare sur les eaux ; Je languis, la langeur me rend la vie amère :
Je ne suis point fait pour la terre,
Je soupire après les tombeaux.
Lorsque pour moi le glas de ses plaintes funèbres
Fera vibrer dans les ténèbres
Notre cloche usée à moitié, \n moins j'emporterai ta suave mémoire:
Dieu m'aura refusé la gloire.
Mais j'aurai connu l'amitié. (*)
[') t etu pièce a été conservée ici pour montrer que l'auteur a penché un moment vers les « incompris » ; néanmoins il n'a jamais porté les chereai longs.
CAMELIAS ET RONCES
soir, contre nue borne une femme en haillon Au chien qui sautait autour d'elle Disait ce que nous répétons :
« Pauvre animal dont le zèle
M'est toujours resté fidèle