‹ Les Fleurs de la poésie canadienne [microforme]Chapitre 11 sur 86 · DT · texte numérisé non relu

DT

CCS,

apides,

Jul'e

ntes Jantes

oir'e

nCC

Fi mi ‘à

te

Tous ces preux descendus dans la tombe éternelle Dorment couchés sous ces cuérets :

De leur pays chéri la grandeur solennelle

Tombait avec les forûtes,

Leurs noms, leurs jeux, leurs fêtes, leur histoire,

Sont avee eux enfouis pour toujours, Et je suis resté seul pour dire leur mémoire Aux peuples de nos jours !

* Orgueilleux, aujourd’hui qu'ils ont mon héritage, Ces peuples font rouler leurs chars, Où jadis s'assemblait, sous le sacré feuillage, Le conseil de nos vieillards. Avec fracas leurs somptueux cortèeges Vont envahir et profaner ces lieux :

Et les éclats bruyants des rires sacrilèges Ÿ montent jusqu'aux cieux !

Mais il viendra pour eux le jour de la vengeance, Et l'on brisera leurs tombeaux.

Des peuples inconnus comme un torrent immense Ravageront leurs coteaux.

Sur les débris de lenrs cités pompeuses, Le pâtre assis alors ne saura pas Dans ce vaste désert quelles cendres fameuses Jaillissent sous ses pas,

© Qui sut? peut-être alors renaîtront sur ces rives Et les Indiens et leurs forêts :

En reprenant leurs corps, leurs ombres fugitives Couvriront tous ces vuérets :

Et se levant comine après un long rêve, [ls reverront partout les mêmes lieux, Les sapins descendant jusqu'aux flots sur la grève, în haut les mêmes cieux !?

Page 1