‹ Les Fleurs de la poésie canadienne [microforme]Chapitre 25 sur 86 · FREE · texte numérisé non relu

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OCTAVE CREMAZIE DE

ire, Tandis que nous allons, pleins de tristes pensées Qui tiennent tout le jour nos âmes oppressées, US : Seuls et silencieux, Vous écoutez chanter les voix du sanctuaire, Qui vous viennent d'en haut et passent sur la terre Pour remonter aux cieux.

Vous ne demandez rien à la foule qui passe Sans donner seulement aux tombeaux qu’elle efface Une larme, un soupir :

Vous ne demandez rien à la brise qui jette Son haleine embaumée à la tombe muette, litaires Rien, rien qu'un souvenir.

isCres : UT x !

Toutes les voluptés où notre âme se mêle,

Ne valent pas pour vous un souvenir fidèle, Cette aumône du cœur

Fe. Qui s'en vient réchauffer votre froide poussitre, Et porte votre nom, gardé par là priere, Au trône du Seigneur.

Hélas ! ce souvenir que l'iunitié vous donne, Dans le cœur meurt avant que le corps abandonne LONNNCS, Ses vêtements de deuil, nnes Et l'oubli des vivants, pesant sur votre tombe, | Sur vos os décharnés plus lourdement retombe Que le plomb du cercueil !

Notre cœur égoïste au présent seul se ivre, SNPes | Et ne voit plus en vous que les feuiliets d'un livre

Que l’on à déjà lus:

Car il ne sait aimer, dans sa joie où sa peine,

Que ceux qui serviront son orgueil ou sa haine : "5 Les morts ne servent plus.

À nos ambitions, à nos plaisirs futiles, O cadavres poudreux, vous êtes inutiles !

Nous vous donnons l'oubli.

Que nous importe à nous ce monde de souffrance

Qui gémit au delà du mur lugubre, inmense Par la mort établi ?

On dit que, souffrant trop de notre ingratitude, Vous quittez quelquefois la froide solitude Où nous vous délaissons ; Et que vous paraissez au milieu des ténèbres, En laissant échapper de vos bouches funebres De lamentables sons.

Tristes, pleurantes ombres, Qui dans les forêts sombres Montrez vos blancs manteuux, Et jetez cette plainte

Qu on écoute avec crainte Gémir dans les roseaux :

O lumicres errantes !

Flanmmes étincelantes, Qu'on aperçoit la nuit Dans la vallée humide, Où la brise rapide

Vous promène sans bruit ;

Voix lentes et pluntives, Qu'on entend sur les rives

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Quand les ombres du soir, Épaississant leur voile, Font briller chaque étoile Connne un riche ostensoir :

Claneur mystérieuse, Que la mer furieuse Nous jette avec le vent, Et dont l'écho sonore Va retentir encore

Au nuage mouvant :

Clhuueur, ombres et Hamimes.

Etes-vous donc les âmes

De ceux que le tombeau, Comme un gardien tidèle, Pour: la nuit éternelle Retient dans son réseau /

En quittant votre biere, Cherchez-vous sur la terre Le pardon d’un mortel ?

Demandez-vous la voie

É Où la prière envoie

Tous ceux qu'attend le ciel /

| Quand le doux rossignol à quitté les bocages, À Quand le ciel gris d'automne, amassant ses nuages,

Prépare le linceul que l'hiver doit jeter

Sur les champs refroidis, il est un jour austère

Où nos cœurs, oubliant les vains soins de la terre, ' Sur ceux qui ne sont plus aiment à méditer,

par, mntghrdusgig en 2

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C’est le jour où les morts, abandonnant leurs tomtes, Comme on voit s'envoler de joyeuses colombes, S'échappent un instant de leurs froides prisons :

En nous apparuissant, ils n’ont rien qui repousse : Leur aspect est rêveur et leur figure est douce,

Et leur œil fixe et creux n'a pas de trahisons.

Quand ils viennent ainsi, quand leur regard contemple La foule qui pour eux implore dans le temple

La clémence du ciel, un éclair de bonheur,

Pareil au pur rayon qui brille sur l’opale, ”

Vient errer un instant sur leur front calme et pâle. Et dans leur cœur glacé verse un peu de chaleur.

Tous les élus du ciel, toutes les âmes saintes,

Qui portent leur fardeau sans murmure et sans plaintes Et marchent tout le jour sous le regard de Dieu, Dorment toute la nuit sous la garde des anges,

Sans que leur œil troublé de visions étranges Aperçoive en révant des abimes de feu :

Tous ceux dont le cœur pur n'écoute sur la terre Que les échos du ciel, qui rendent moins amère La douloureuse voie où l’homme doit marcher, Et, des biens d’ici-bas reconnaissant le vide, Déroulent leur vertu comme un tapis splendide, Et marchent sur le mal sans jamais le toucher ;

Quand les hôtes plaintifs de la cité dolente, Qu'en un rêve sublime entrevit le vieux Dante,

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