‹ Les Fleurs de la poésie canadienne [microforme]Chapitre 28 sur 86 · SHAKESPEARE · texte numérisé non relu

SHAKESPEARE

ZT: LOUETTE MT Grentillette, ELA Ta voix jette Chaque matin un chant si radieux,

Si sonore,

Que l'aurore Doute encore S 11 naît sur terre ou s’il descend des cicux.

Dans le bois solitaire, D'un chant mélodieux

Le rossignol, ton frère, Jette les sons Joyeux.

Toi sur la rive humide Où s'arrêtent les flots.

Ta voix douce et rapide Vient consoler nos maux.

C'est pour toi que l'aurore Vient dissiper la nuit :

Pour toi le soleil dore

Chaque fleur, chaque fruit :

C'est pour toi que la rose,

Ouvrant ses veux pourpres,

Répand, à peine éclose,

Ses parfums dans les prés.

OCTAVE CREMAZIE

Car ta voix matinale, Saluant le soleil

Et la fleur virginale

A son premier réveil, Répand dans la nature Tous ses brillants accords, Et se mêle au murmure Des vagues sur nos bords,

Quand la nuit de son voile Assombrit l'horizon,

À la premiere étoile

Tu redis ta chanson :

Ainsi, douce alouette,

Ta voix chante toujours, Et la mort seule arrête Tes chants et tes amours.

Au matin de nos jours, quand l'avenir en fleurs Étale devant nous ses riantes couleurs, Nous trouvons dans notre âme, Pour saluer la vie, un chant pur et joyeux, Car le bonheur alors brille devant nos yeux Comme un rayon de flamme,

Mais, comme l'alouette, à l'approche du soir,

Brisés par ln douleur, trompés dans leur espoir, Nos cœurs pleins de tristesse

Ne trouvent plus, hélas: leurs accents du matin,

Car ils ont vu se perdre aux ronces du chemin

Les chants et les vertus qui charmaient leur jeunesse,

'urs

tin.

ni

r jeunesse,

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