‹ Les Fleurs de la poésie canadienne [microforme]Chapitre 9 sur 86 · LE DERNIER HURON · texte numérisé non relu

LE DERNIER HURON

(IS40) livre, MRIOMPHE, destinée ! Enfin, ton heure arrive. \ © peuple, tu ne seras plus.

D Il n'errera bientôt de toi sur cette rive | Que des mânes inconnus. | En vain le soir, du haut de la montagne, J'appelle un nom: tout est silencieux.

re O guerriers, levez-vous ; couvrez cette canipagne, Ombres de mes aïeux ! ” Mais la voix du Huron se perdait dans l'espace Et ne réveillait plus d'échos, de Quand, soudain, il entend conne une ombre qui passe, Et sous lui frémir des os.

N l,-N, GARNEAL

Le sang indien s'embrase en sa poitrine :

Ce bruit qui passe a fait vibrer son cœur...

Pertide illusion !au pied de la colline, C'est l'acier du faucheur !

* Encor lui, toujours lui, cerf au regard funeste Qui me poursuit en triomphant, Il convoite, déjà, du chéône qui me reste L'ombrage rafraichissant, Homme servile ‘il rampe sur la terre :

Sa lâche main, profanant des tombeuux, Pour un salaire impur va troubler la poussière

Du sage ct du héros.

“ triomphe, et semblable à son troupeau timide, I redoutait l'œil du Huron:

Et lorsqu'il entendait le bruit d'un pas rapide Descendant vers le vallon, L'effroi, soudain, s'emparait de son âme :

Il croyait voir la mort devant ses yeux.

Pourquoi dés leur enfance et le glaive et la flumme N'ont-ils passé sur eux ? ?

Ainsi Tariolin, par des paroles vaines, £xhalait un jour sa douleur :

Folle imprécation jetée aux vents des plaines, Sans épuiser son malheur !

Là, sur la terre, à bas cisent ses armes, Charme rompu qu'aux pieds broya le temps.

Lui-méme a détourné ses yeux remplis de larmes De ces fers impuissants,

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