‹ Les Flibustiers de la SonoreChapitre 38 sur 64 · HORACE · texte numérisé non relu

HORACE

angela. Je suis une enfant qui vous aime et qui pour la première fois de sa vie verse des larmes qui lui sont douces!

iiorace. Angela...

angela. I\ T on... non... plus un mot... Vous ne voudriez pas dépouiller les pauvres?

iiorace, éclatant. Mais qu'ai-je donc fait à Dieu pour mériter tant de bonheur, car je ne le mérite pas!... Que suts-je?... Une épave!... un exilé de Paris! esprit blasé... cœur endormi, cerveau malade... j'ai commencé cette expédition pour secouer l'engourdissement du corps et de la pensée... l'étrangeté des mœurs nouvelles... bizarres... me séduisait... Que méritaisje ? de mourir un jour ou l'autre bravement dans une mêlée sous l'œil de mes compagnons d'aventure ou dans le désert sous rjeil de D eu et voilà... tout d'un coup... que devant moi, apparaît une jeune fille... comme mon imagination n'en avait pas ciéée... comme mes yeux n'en avaient jamais vue. une enfant qui est un ange... un ange qui est une enfant... elle est là... elle est à moi... elle s'incline vers moi! Oh! mon Dieu! je te remercie, (aAngcio) et je t'adore!

angela. Âh ! oui, Dieu est bon ! Savez-vous, Horace? nous nous fiancerons dèscesoir...(cnfaniinemcut)etpuis 1 je veux que

Vous êtes un ange!

Don Luis, c'était vous ! Pourquoi ce ;déguise-

nos fiançailles aient lieu selon la coutume de mes ancêtres Horace, je m'agenouillerai devant vous, je vous offrirai la coupe bénie de notre amour,, où d'abord j'aurai laissé tomber le double anneau de notre union.

TioiiACE. Quels que soient ces usages, Angela, je m'y soumets sans les vouloir connaître. Ce m'est un charme inouï que de vous obéir...! (Deux heures sonnant.) Mais il faut que je vous quitte, à bientôt, ma belle comtesse... (Lui envoyant un baiser.) Que vous êtes charmante — et que je vous aime l

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