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SCÈNE VI Les Mêmes, HORACE, DE SAUVES, ARTHUR

HORACE, à de Sauves. Pousse la barre de la porte. (Regardant Angela qu'il lient dans ses bras.) De Sauves, empoi'tez-la, montez

à cheval et ne vous arrêtez qu'à Hermosillo I

arthur. Filons, il n'est que temps !

horace. Arrête! ne faut-il pas donner à de Sauves, le temps de gagner du terrain. Va, de Sauves, au nom du ciel, va, et hâte-toi i

de sauves. Et vous, qu'allez- vous faire ?

horace. Ne t'occupe pas de nous. Ah! je les entends, il vont ouvrir. De Sauves, emmenez Angela ou je vais me brûler

la Cervelle. (A ce moment la porto est enfoncée, Sandoval paraît, derrière lui quelques soldats mais au même instant. Arthur crie du dehors. « Pat' ici camarades, par ici ! » et l'on voit aussitôt entrer dans le ranebo, le Tigreroj Arthur, SJmon, Pierre et quatre autres aventuriers II y a un instaut de mêlée courte et terrible, à la suite de laquelle Guerrero à battu en retraite avec son monde. La porte du ranclio s'est brusquement refermée et les buit aventuriers, Horace en tête, restent maîtres de la place. Horace est pâle et lient son bras gauche plié contre sa poitrine et passé dans l'ouverture de son vêtement.

GUERRERO, en dehors après avoir donné tout bas des ordres à Sandoval. Tout est prêt.

SANDOVAL. Oui t

guerrero. En avant, et commencez le l'eu, là-bas... ! Allons

des pioches, des piCS, et démolisez' (Fusillade vive cl prolongée, les aventuriers font feu par ics meurtrières qu'ils ont praliquécs~dans les murs etpar la fenêtre du côté de laquelle on attaque également. Horace est de bout, l'épée à la main, au milieu des combattants. Bientôt les soldais de Guerrero a. coups de crosse et de troncs d'arbres coupés dans la forêt ont démoli le mur. Les compagnons d'Horace se précipitent de ce côlé-Jii pour le défendre; mais les autres faces do la masure s'écroulent bientôt après, et les aventuriers, sans abri, se précipitent tête baissée sur les troupes mexicaines )

HORACE. Faites feu! (Arthur est frappé.)

SANDOVAL, sur la brèche. KendeZ-VOUs!

AirniuR, expirant. Touchél Bahl... cher ami... pardonnezmoi si je ne vous accompagne pas... un peu plus loin... j'ai une maladie de cœur! Si... vous retournez en France... tâchez de voir mon père... pauvre homme ! je ne lui ai pas donné beaucoup d'agrément... dites-lui que... je suis mort... en pensant à lui... Aldegonde!... — elle aimait trop les Mexicains!...

sandoval. Encore une fois, rendez-vous?

HORACE, il s'élance au milieu des balles, et se précipite sur Guerrero.

C'est à mon tour, enfin.

GUERRERO. Qu'oïl le prenne Vivant. (Un homme à cheval jfillc tes lasso à Horace, qui se Ironvo enveloppé et incapable do se mouvoir.)

tigrero. Ah! Horace, mon frère, je veux mourir! curumilla. Frère, il faut vivre 'pour le sauver, viens! (ils

disparaissent en gravissant les arbres et se sauvent en passant de branches en branches.)

GUERRERO. A Gtiaymas ! (On a bissé Horace sur le cheval après l'avoir lie; les troupes défilent au fond à la lueur des torches, avant do partir elles ont mis le feu au débris du ranebo. — Tableau.)

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