RE TR ET
Et toi, simple églantine rose, Payse aux lèvres de carmin, Pourquoi sembles-tu si morose ?
Je suis jalouse de son teint,
Toi, beau lys, qu'en dis-tu ? Que n'ai-je Le fin velouté, la blancheur, Le fraîcheur d'aurore et de neige
De sa diaphane blondeur !
Je comprends votre jalousie, 0 fleurs, c'est qu'hier, en ces lieux,
Dans sa robe de fantaisie
La Muse à passé sous vos yeux.
Colomb
Plus de mirage. Plus d'ombre, Plus de mystère, Le chemin de l'Ophir fabuleux est ouvert.
Dans l'espace sans borne où son rêve se perd,
Sublime et glorieux, Colomb a erié: Terre !
Terre, terre !—0O genèse, à triomphe, à conquête ! Le voyant a ravi le secret du destin :; La barre et la boussole ont franchi la tempête :
L'aube du continent rêvé brille au lointain.
Terre ! - Des profondeurs d'une mer sans rivage, Sous l'azur radieux d'un ciel illimité, Dans l'éclat virginal de sa prime beauté,
Fraiche et verte, surgit l'Amérique sauvage.
L'astre qu'Herschell découvre au fond de la nuit morne,. Ne répand jusqu'à nous qu'une morte clarté, Qu'est-il près du vivant hémisphère sans borne ?
Le monde de Colomb est un monde habité.
Terre! Terre! Sortant des bois et des savanes, L'homme rouge se dresse effarouché, béant.
Place aux mystérieux rôdeurs de l'Océan !
Place aux Peaux-Blanches! Place aux blondes caravanes !
NE
pe