‹ Les folies amoureusesChapitre 22 sur 50 · LE CORSET DE DORIMÈNH · texte numérisé non relu

LE CORSET DE DORIMÈNH

- — car je suis fidèle aux saines traditions, — il rabat mon feutre sur ses yeux, et, comme les nuits sont obscures, k marquise ne peut concevoir :.ucun doute sur l'identité du mélancolique promeneur. D'ailleurs, j'ai fait la leçon à Joseph, et il commence à mettre très joliment la main sur son cœur.

— Mais, quand le jour se lève ?

— Un peu avant le jour, mon remplaçant se retire. Où que je sois, il m'apporte le manteau, et je vais me mettre eu faction, afin d'être recomiu par la marquise à son lever.

— Voilà, dit Fabrice, la plus médiocre imagination du monde, et nous avons été bien sots d'écouter vos balivernes, Lorsay. Grâce à vous, nous avons bel et bien découché, ni plus ni moins que des maris qui ont prétexté un voyage à Fontainebleau. Voyez, ecs dames se sont endormies, et Léon a fini par se griser pour dç bon. Gaspard, qui est un g,entleman, a déboutonné son gilet, et moi, j'ai les coudes sur la table. Il passe un peu de jour gris à travers les rideaux de reps dérougi, et nous avons tout à fait l'air d'un lendemain d'orgie. Allons, continuez, soyez classiques! que pas une banalité ne soit omise! Souvenez-vous de Rotla, regardant fuir les hirondelles dansla brume triste du matin, et dites>nous quelque poème en prose sur le Paris honnête et

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