‹ Les folies amoureusesChapitre 37 sur 50 · LES KOCES DE FREDERICK I · texte numérisé non relu

LES KOCES DE FREDERICK I

Un soir, vers neuf ou dix heures, ayant marché une partie de la journée, je me croyais assez proche d'un petit village où je devais passer la nuit; mais je m'étais égaré sans doute, car je continuai mon chemin pendant longtemps, sans rencontrer aut e chose que des habitations éparses. Une pluie s^Tvint, très violente, je me mis en quête d'un abri. Il n'y avait devant moi que la grande pljine sombre", toute nue. Je marchai encore. Une masse noire surgit à l'horizon; je pressai le pas, je l'atteignis. Selon toute apparence, c'était une auberge; la porte de la cour était ouverte et ce'te cour était pleine de charrettes qui parmi les ténèbres revêtaient à mes yeux des formes fantastiques. Vous vous imaginez sans doute que je me hâtai de frapper à quelque contrevent, d'éveiller quelqu'un, et de de^Tander un gîte? En eff t, cela eût été tout simple. Dans une auberge, on peutse permettre de déranger les gens, à la condition dé les bien payer. Ce plan, je le conçus, mais je me gardai bien de le mettre à exécution. Cogner contre des p'anchcs vermoulues, qui peut-être auraient rendu un bruit sinistre; taire lever des gens profondément endormis; me trouver en lace d'une servante recbignée qui n'aurait pas manquée de me recevoir fort mal ; tout cela formait un ensemble d'extrémités épouvantables auxquelles je vou- . lus me soustraire à tout prix. J'entrevis plus favq-

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