LES NOCES DE FREDERICK
raWement la perspective de dormir sous un hangar, parmi la paille, de m'exposer à être considéré le lendemain comme un vagiband par tous tous les gens du lieu, que celle tris satisfaisante de me coucher dans un lit contortable, après avoir z^té un volet et fait venir une servante.
Telle est ma nature, qui me pousse à subir des ennuis véritables et à affronter de réels dangers plu:ôt que de braver des gènes insignifiantes. Cependant la pluie redoublait; il n'y avait pas de hangars dans la cour; je m'étendis dans une charrette ; l'eau passait à travers la bâche et je recevais sur la tête le jet d'une gouttière insupportable.
Je fis une nouvelle exploration. Un grand carrosse noir était là, qui me parut avoir quelque analogie avec les vchicules où les boulangers dis villes enferment le pain pour le porter à domicile. Je fis le tour de cette voi'ure; elle était close de toute part; mais en tâtant l'arrière-train je découvris une serrure. Par un hasard miraculeux, les d:ux battants se disjoignirent. O contradictions d'un tempérament ridicule! je pjisai l'audace de crocheter une porte dans la crainte d'en faire ouvrir une autre.
Je jetai les yeux dans l'intérieur de la voiture ; elle me parut très profonde. Avec de gr.mds eÔorts, je me hissai tout entier lusqu'à l'ouverture, et, avançant à plat ventre, je me logeai, tant
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