‹ Les folies amoureusesChapitre 43 sur 50 · IMAGERIE PARISIENNE · texte numérisé non relu

IMAGERIE PARISIENNE

un chien fouille du mustau un tas d'ordures, pendant qu'un cliat se pelotonne en soufflant, puis saute sur la barrière à daire-voie d'un couloir douteux, qui s'ouvre d'elle-même sous le choc avec un bruit de sonnerie fêlée. Qui donc habite ici? Debout sur le trottoir, au point où l'impasse débouche dans h rue claire et vivante une femme se tient immobile. Grasse, vieille déjà, coiffée de rubans rouges, la bouche béante, l'œil mort, un réverbère l'illumine et la jaunit. Partout ailleurs, cette femme serait extiaordinaire. Ici elle semble toute naturelle. Elle est le complément, horrible et nécessaire, de ce lieu. Elle résulte de lui, comme la fumée du feu, comme le parfum des flturs. Il est possible qu'elle y soil née, il est probable qu'elle y mourra. On la ramassera un jour, souillée de boue, ivre ou morte, là bas, derrière le tas d'ordures, Ophélie abominable du ruisseau.

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