‹ Les Folies raisonnantes, le délire d'interprétationChapitre 37 sur 78 · Berze, Paranoïa oder Dementiapraecox Woch., 1904, n · texte numérisé non relu

Berze, Paranoïa oder Dementiapraecox Woch., 1904, n

üeber dos PHmürsymptom der Paranoïa, Halle, 1903, et Centrbl. f. N. U. Psychiat., juin 1906,

La conception qui attribue l’apparition du délire dans la paranoïa à une maladie primitive de l’intelligence perd de plus en plus du terrain ; on tend aujourd’hui à considérer les troubles affectifs comme primitifs. Déjà Guislain, J.-P. Falret, Griesinger, Cotard avaient insisté sur le rôle important et primitif des lésions des sentiments et des penchants. Schüle, tout en attribuant le délire systématisé non hallucinatoire à un trouble'primitif de l’intelligence et à une imper- ’ fection du raisonnement, admet que « la tension psychique intérieure joue un rôle actif... Sous l’influence de l’hyperesthésie de l’attention, le moi transforme en perceptions puissantes et claires butes sortes d’idées vagues et obscures..-, tout finit par être interprété. »

Neisser^ a insisté sur le rôle des états affectifs; il considère le délire de signification personnelle comme le symptôme primitif, le symptôme cardinal de la paranoïa. Pour Sandberg ('189o), un état affectif caractéristique et primitif, la méfiance, état de « perplexité pessimiste », commande la genèse des idées dë persécution, de même qu’un état affectif particulier détermine un délire d’humilité dans la "dépression mélancolique, un délire de grandeur dans l’euphorie maniaque. Specht- fait dériver la paranoïa d’un état pathologique de méfiance, et il la classe, comme troisième psychose affective, à côté de la manie et de la mélancolie. Grimaldi ^ adopte aussi cette opinion tout en la modifiant légèrement ; il accorde le rôle initial, non à la méfiance, mais à un sentiment instinctif de crainte.

Selon Tiling*, ce sont les états affectifs, base du caractère, qui se trouvent lésés dans la paranoïa; cette altération de la vie affective détermine une modification de la personnalité tout entière ; sensibilité, pensée, activité. L’impulsion serait donnée par un sentiment qui conduit au doute, au soupçon et enfin à la certitude. « Le paranoïaque a le sentiment pénible d’un danger menaçant, d’un malaise dont il

1. Neisser, Erôrlerungen ub. d. Parandia. Centr. f, Nervenh. 1892.

2. Specht, Uber den pathologischen Af/ekt in d. chron. Paranoïa, Erlangen, 1902.

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