‹ Les Folies raisonnantes, le délire d'interprétationChapitre 57 sur 78 · Tanzi, Trattato delle malatlie mentait, Milan · texte numérisé non relu

Tanzi, Trattato delle malatlie mentait, Milan

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délire partiel, mais très tenace. Ce délire n’est que le triomphe lent et durable d’un préconcept. Les préconcepts inspirateurs peuvent procéder de l’égoïsme (crainte, vanité, cupidité) ou au contraire de l’altruisme (délires abstraits, théories impersonnelles). La psychose se systématise très lentement et se transforme avec le temps : les persécutés deviennent mégalomanes. La, lucidité persiste ; le paranoïaque ne tombe jamais dans la démence avérée. Le délire est stable, néanmoins il peut parfois disparaître sous diverses influences, il ne reste alors que la constitution paranoïaque.

En Angleterre les folies systématisées sont décrites, en général, dans les monomanies. Peu d’auteurs anglais adoptent les vues de Kraepelin. Clouston, dans la sixième édition de ses « Leçons ^ », les signale brièvement, mais sa description des délires systématisés (mo?ioma7iia) ne diffère pas du tableau classique ; les hallucinations y sont considérées comme très fréquentes, sans que pourtant le rôle des interprétations soit négligé.

En Russie, Korsakoff^ admet que des psychoses sy stématisées peuvent se développer primitivement sans l’intervention d’hallucinations de l’ouïe. L’apparition en est favorisée par des interprétations fausses : délires d’appréciation, de signification, tendance à voir partout des symboles.

Serbsky (de Moscou), dans son Traité (1906), décrit la paranoïa cornbinaloria : les hallucinations ne jouent pas un rôle essentiel, sont épisodiques ou même font défaut ; le délire se développe grâce à des interprétations inexactes, des associations fausses; il porte sur le présent et sur le passé. Le développement en est lent et pro-

1. Clouston, Clinical Lectures on Mental Diseuses, Londres, 1904. ,

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