‹ Les Folies raisonnantes, le délire d'interprétationChapitre 58 sur 78 · Korsakoff, Cours de Psychiatrie, Moscou · texte numérisé non relu

Korsakoff, Cours de Psychiatrie, Moscou

HISTORIQUE

gressif : il n’existe pas de périodes distinctes, ni de dissociation complète de la personnalité ; les opérations logiques persistent jusqu’à la fin.

En Suède, Pétren (d’Upsal) s’inspire, pour la paranoïa, à la fois des vues de Magnan et de celles de Kraepelin. 11 décrit (1904) les types divers de la démence paranoïde dont il enlève le délire chronique de Magnan, mais il n’engiobe pas cette dernière forme dans la paranoïa, en laquelle il voit une affection essentiellement dégénérative.

En Portugal, Julio deMattos admet des délires systématisés hallucinatoires et non hallucinatoires. 11 considère la paranoïa comme une dégénérescence ; le délire systématisé comme une obsession progressive ^

Au Brésil, Afranio Peixoto et J. Moreira (de Rio de Janeiro) (1906) défendent les vues de Kraepelin^. Pour eux la paranoïa est une affection rare, se développant à l’âge adulte. Ils en résument ainsi les caractères essentiels :

« Autophilie primitive et originelle que l’éducation laissa se développer et favoriser ; inadaptabilité du moi, démesurément enflé, à un milieu qui ne s’y prête pas ; action et réaction persécutrices, systématisation d’idées et consécutivement de délires cohérents, logiques, fixes et plausibles, avec falsification rétrospective de la mémoire, allant jusqu’aux changements de personnalité; hallucinations rares avec précocité des auditives, intelligence lucide résistant pendant longtemps aux atteintes de la démence. »

Aux Etats-Unis, nombre d’auteurs ont récemment adopté la conception de Kraepelin sur la paranoïa. D’autres, Mac-

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