Julio de Mattos, A Paranoïa, Lisbonne
2. Afr. Peixoto et J. Moreira, A Paranoïa e os syndrornas paranoïdes Rio de Janeiro, 1904. — La paranoïa légilirne, son origine et nature, Congr. internat, de mêdec., Lisbonne, 1906.
Donald, Dercum (1904-1906), lui font des objections sur lesquelles nous reviendrons {yow Nosographie).
Le délire d’interprétation, entrevu par un petit nombre d’observateurs, n’a donc été définitivement dégagé que dans ces dernières années des groupes trop compréhensifs et trop peu homogènes (délires systématisés, paranoïa, folie des persécutés-persécuteurs) où il demeurait confondu avec d’autres espèces cliniques, La signification du terme « paranoïa » était, à l’étranger, devenue si imprécise que les formes les plus disparates s’y trouvaient réunies ; en traçant le tableau de la variété dite « simple », les auteurs allemands ne prétendaient pas y attacher de valeur nosologique. .Kraepelin, en réservant le mot paranoïa à une espèce morbide nettement caractérisée, a dissipé la con^ fusion. D’autre part, grâce aux travaux de Magnan, les délires systématisés ont été séparés en deux grands groupes suivant qu’ils relèvent ou non de la dégénérescence et suivant leur évolution. Mais les délires des dégénérés englobaient encore des formes qui, pour se développer sur un même terrain, n’en conservent pas moins une physionomie propre. Elles sont loin de se ressembler et parleurs caractères cliniques et par leur évolution. Une dé ces formes, le délire d’interprétation, semble mériter une place bien distincte que nous allons essayer de situer dans la classification nosographique.