‹ Les Folies raisonnantes, le délire d'interprétationChapitre 61 sur 78 · C'est nous qui soulignons · texte numérisé non relu

C'est nous qui soulignons

persécuteurs ordinaires, dans le passage suivant, malheureusement trop bref : a les persécuteurs raisonnants n’ont pas d’hallucinations de l’ouïe. Mais e?i ■dehors d’eux tous les persécutés ont-ils des hallucinations de rouïe ? Il semble que certains d'entre eux n’ont que des interprétations délirantes, c’est un point intéressant à élucider ^ » En 1896, Falret déclare, sans y insister, que « les persécutés ordinaires ont toujours, ou ptresque toujours, des hallucinations de l’ouïe. »

Pottier, dans sa thèse (1886), inspirée par Falret, étudie les persécutés-persécuteurs vrais (nos «revendicateurs »). « Leur délire, dit-il, repose en grande partie sur des faits vrais qui ont servi de point de départ à leur systématisation délirante et auxquels ils se sont bornés à ajouter des compléments imaginaires qu’on a peine à distinguer des faits réels qub leur ont servi de base... c’est surtout dans les actes que se caractérise cette variété de maladie mentale... Ces malades n’arrivent pas comme les autres persécutés à la mégalomanie, c’est-à-dire à un délire de grandeur nettement caractérisé, à se croire par exemple tel ou tel personnage historique. » Ritti de même (1887) écrit dansson article du Dictionnaire Dechambre ; « Chez les persécutésraisonnants on ne constate ni interprétations délirantes, ni hallucinations de l’ouïe et de la sensibilité générale, un immense orgueil, mais pas d'idées délirantes de grandeur. »

Après ces citations, qu’on pourrait corroborer par d’autres plus récentes, il est difficile d’admettre que Falret

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