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pratique peut prévenir les vomissements consécutifs.
Ceux-ci, souvent provoqués par le malade lui-même, exigent d’ailleurs sa surveillance pendant un temps plus ou moins long. Enfin, malgré toutes les précautions que vous pouvez prendre, les vomissements se répètent cependant parfois aû point que vous vous demandez si l'alimentation artificielle n'est pas inutile. Eh bien, la plupart du témps, ils ne sont que partiels, il reste du liquide que vous avez introduit ; ne renoncez donc pas à la seule pratique utile pour soutenir votre malade.
Il faut pratiquer deux sondages par jour, de préférence aux heures des principaux repas. Vous verrez quelquefois ne faire qu'une seule alimentation. C'est une pratique défectueuse. Outre que vous placez le malade dans des conditions tout à fait anormales dont nous ignorons le retentissement, il faut considérer que vous devez introduire ainsi une certaine valeur nutritive et aussi une assez grande quantité de boisson, car ces malades ne boivent pas plus qu'ils ne mangent. En ne pratiquant qu’une alimentation, ou elle sera insuffisante, ou elle va par son abondance distendre brusquement l'estomac.
Il va de soi que le lait est, dans ces conditions, la base du régime, 750 grammes par sonde, un litre au maximum. Des jaunes d'œufs battus, 4, 6 ou 8, ajouteront à sa valeur nutritive. Vous pouvez y joindre de la purée de lentilles, du sucre ou tout autre produit alimentaire qui ne risque pas d’obstruer la sonde ; voire du jus de viande si vous le jugez à propos. Je le répète d'ailleurs : vous surveillez votre malade avec la balance.
Vous utilisez enfin les sondes pour faire prendre les médicaments que vous jugez utiles: bromure, quinine, sulfate de soude, etc.
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N'oubliez pas, par exemple, que lalimentation artificielle n'est jamais qu'un pis-aller. Ne négligez par conséquent pas d'inviter fréquemment le malade à s’alimenter de nouveau; ne pratiquez pas le sondage d’une façon automatique qui accoutume le malade à l'accepter de même. Certains cependant doivent être alimentés ainsi pendant plusieurs mois. Votre persistance seule peut leur permettre de faire les frais d’un délire mélancolique passager, et vous éviter de rester « spectateurs désolés d’une agonie longue et affreuse ».