‹ Les Fonctions du Rein dans les Néphrîtes ChroniquesChapitre 28 sur 45 · LETTRE · texte numérisé non relu

LETTRE

renchymateuse, que dans les néphrites interstitielles ; c’est d’ailleurs ce que tous les auteurs. ont constaté avant nous (Bartels, Lécorché et Talamon, etc.). Mais il convient cependant de compléter cette assertion par la notion de la durée: c’est ainsi que dans les observations [, V, VII, du type néphrite parenchymateuse, et qui ont trait à des individus atteints depuis relativement peu de temps, le taux de l’urée est plus élevé que dans les observations X, XII, où la néphrite du type interstitiel, remonte à plusieurs années ; par contre, lorsque les néphrites de la première catégorie ont évolué lentement et atteignent une durée longue, le taux de l’urée y est inférieur à celui des autres. Nous aurons d’ailleurs à revenir avec plus de profit sur ces diverses données, lorsque nous passerons à l'interprétation clinique des observations étudiées ; de même nous dirons à ce moment ce qu’elles nous ont appris au sujet de l’albuminurie.

Ce que nous devons rechercher maintenant, c’est de savoir si cette diminution de l’excrétion urinaire est due à une modification de la perméabilité rénale, ou bien à la diminution de la quantité des substances excrémentitielles, qui se présentent devant l'appareil rénal. Pour résoudre cette question nous avons déjà dit qu’il nous aurait fallu comparer, par l’analyse chimique du sang, le taux de ces substances dans le sang et leur taux dans l'urine. Malheureusement il ne nous a pas été permis d'accomplir ce travail, pour lequel nous étions insuffisamment préparé. Et nous en sommes réduit à utiliser les recherches de ceux de nos devanciers, dont la compétence technique les a mieux servis. Si l’on étudie les résultats obtenus par ces auteurs, on est de suite frappé de leurs contradictions, qui tiennent surtout à ce que tous n'ont pas fait de distinctions cliniques suffisantes entre les cas qu'ils ont étudiés ; en effet celles-ci sont nécessaires, car nous pensons qu’il est deux grandes catégories de néphrites à établir à ce point de vue, selon que le taux des substances solides excrémentitielles dans le sang

est notablement augmenté, ou selon qu'il est sensiblement normal ou diminué. Et ces deux catégories correspondent précisément, au point de vue clinique, à celles que nous a permis de séparer la perméabilité aux substances toxiques, et que viendra confirmer encore l'étude de la perméabilité expérimentale. C’est ce qui découlera, nous le pensons du moins, de l'exposé suivant :

Brünner, à la suite des recherches faites sur le sang de 33 individus atteints de néphrite parenchymateuse, a constaté que le sang présente une diminution notable des substances solides, et entre autres des sels de soude. Les recherches d’Andral et Gavarret, de Harley et de Quinquaud, citées par Lécorché et Tala- Mon, montrent également que dans les néphrites avec anasarque et albuminurie abondante, le taux des matériaux solides dans le Sang est considérablement diminué : il l’est moins dans les néphrites sans œdème ni albuminurie, comme dans un cas de néphrite interstitielle saturnine, où Quinquaud trouva les chiffres les plus élevés de ses différentes analyses.

Hammerschlag a montré que, dans la néphrite interstitielle, la densité du sang était peu modifiée, le plus souvent normale ; dans la néphrite parenchymateuse, au contraire, il a observé la diminution de la densité.

D'après Lloyd Jones, la densité du Sang est considérablement abaissée dans la néphrite parenchymateuse ; la densité normale ne se constate que lorsqu'il ya hypertrophie considérable du cœur. Dans la néphrite interstitielle, la densité varie entre 1064 et 1042; elle est abaissée chez les Sujets qui avaient eu de l’œdème, plus élevée chez ceux qui n’en avaient pas eu.

Dans le dernier travail fait sur cette question, celui de Lyonnet, nous trouvons encore une différence entre les deux variétés de néphrites. Mais Lyonnet ne catégorise pas ses cas ; il donne 13 observations de « mal de Bright » accompagnées d’un court protocole clinique ; pour chacun d'eux il cite le chiffre de la den-

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