AIT
compagnées du cortège symptomatique de l'hypertension artérielle ; mais on ne note aucun signe d’auto-intoxication.
Les cas XVII, XVIII, XX, XXI offrent une perméabilité extrémement diminuée : le taux de l'élimination toxique (en 24 h. : 9 à 13 urotoxies) et de l'élimination urinaire (densité : 1006 à 1010) est aussi abaissé que dans les cas de la seconde catégorie où l’urémie coexiste avec l’imperméabilité rénale. Et cependant l’on n’observe aucune manifestation clinique d’urémie. Ces observations concernent, les deux premières des pyélo-néphrites chirurgicales, les secondes des individus jeunes, dont les lésions rénales n’ont pas encore eu le temps d'imposer leur répercussion sur tout l'organisme. De fait, dans aucun de ces six cas, on n’a rencontré de trace d’insuffisances fonctionnelles extra-rénales, et il n'y avait pas d’urobilinurie.
Si nous cherchons à résumer ces différents cas dans une vue d'ensemble, nous voyons que lurémie s’est toujours développée sur des néphrites anciennes, arrivées à une période avancée ou au terme de leur développement; la perméabilité rénale était ou non conservée, selon les cas. Au contraire,les néphrites récentes, ou dues à des causes purement locales comme cellesdes urinaires, ne s’accompagnent pas d'urémie, qu’il y ait ou non imperméabilité rénale. Par conséquent l’auto-intoxication urémique ne semble pas dépendante exclusivement de l'imperméabilite rénale ; ces deux phénomènes ne se développent pas concomitamment. Les néphrites interstitielles sont imperméables d’emblée, dès le début d’une évolution où l’on ne voit pas encore trace de manifestations urémiques ; les néphrites parenchymateuses au contraire peuvent présenter des symptômes dits d’intoxication, alors qu’elles comportent des reins perméables. Voilà un premier paradoxe ; avant d’en tenter l'explication, voyons si la recherche de la toxicité du sérum pourra nous donner des indications sur cette auto-intoxication.
RAPPORTS DE L'AUTO-INTOXICATION URÉMIQUE ET DE LA TOXICITÉ DU SÉRUM. — Nous ne parlerons ici que des cas où ont existé des manifestations certainement urémiques, et de ceux où nous avons pu établir la toxicité expérimentale du sérum. Nous laissons de côté les cas, où les symptômes observés prêtent à discussion au point de vue de leur nature urémique (symptômes pulmonaires d’origine asystolique chez des artérioscléreux ; symptômes dyscrasiques des néphrites parenchymateuses) ; de même nous ne parlons pas des cas où l'injection de sérum na pas tué le lapin ou ne l’a tué qu'un certain temps après la fin de l'expérience. Avec cette sélection nous aboutissons aux résultats ordonnés dans le