‹ Les Fonctions du Rein dans les Néphrîtes ChroniquesChapitre 5 sur 45 · TETE · texte numérisé non relu

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des urinaires, découlent de cette conception physiologique, dont l'intérêt s'étend encore à la pathogénie de l’urémie.

En effet nous avons constaté que tel phénomène urémique pouvait se rencontrer avec des reins perméables, et que l’imperméabilité rénale pouvait coexister avec l'absence de phénomènes urémiques. Il nous parut donc qu’il fallait élargir le cadre de l’urémie ; nous avons pu dissocier le complexus morbide, décrit sous ce nom: nous avons pu isoler un syndrome relevant exclusivement de l'imperméabilité rénale, et que l’on retrouve dans des néphrites différentes, avec ou sans urémie ; nous en avons séparé des symptômes relevant peut-être de troubles de la fonction interne du rein, s'observant dans d’autres conditions pathogéniques et cliniques que les précédents; ainsi avons-nous pu expliquer le contraste bien connu entre les néphrites brightiques et celles des urinaires, et, au cours de la néphrite parenchymateuse, la rareté de la plupart des phénomènes urémiques qui avait étonné certains auteurs. La réunion du syndrome d’imperméabilité où d'insuffisance excrétoire et du syndrome lié peut-être à l’insuffisance de la fonction interne rénale constitue ce qu'il convient de dénommer l'insuffisance rénale. Enfin, il nous paraît probable que l'insuffisance rénale n'entre pas seule en jeu pour produire les phénomènes urémiques, qui résultent sans doute de la concomitance des insuffisances fonctionnelles de tous les organes, frappés simultanément ou secondairement par la maladie causale de la néphrite, ainsi qu'on le voit surtout dans l’artériosclérose.

Ces résultats, pour si incomplets qu'ils soient, auront au moins, pensons- nous, le mérite de montrer tout le parti que l’on peut tirer de la physiologie pathologique dans l'étude de la pathologie rénale; ils justifieront aussi certaines classifications cliniques, que l’on avait eu tendance à briser parce qu’on ne pouvait les expliquer par l’anatomie pathologique. L'étude des néphrites doit en effet tenir compte, avant tout, des faits cliniques,

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et ne pas se plier aux exigences des interprétations anatomiques ; quant à l'explication de ces faits eux-mêmes, CI. Bernard a indiqué que seule la physiologie pouvait la fournir. Nous pen- Sons avoir reconnu quelques faits nouveaux dans ce sens.

La première partie de ce travail sera consacrée à un bref exposé de la méthode employée.

Nous apporterons ensuite le résumé des vingt et une observations cliniques et expérimentales, base de ces recherches, avant de faire l'étude analytique de ces observations, au point de vue des troubles apportés par la maladie à la fonction d’émonction du rein.

Enfin, nous développerons les idées qui nous semblent découler de cette étude sur la physiologie pathologique des néphrites chroniques et de l'insuffisance rénale.

Nous en avons déjà donné un aperçu, pour montrer à la fois notre point de départ et notre point d'arrivée.

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