‹ Les fonctions hépatiquesChapitre 6 sur 30 · VUE D’Ë.\SEMBLE SUR LES FONCTIONS DU FOIE · texte numérisé non relu

VUE D’Ë.\SEMBLE SUR LES FONCTIONS DU FOIE

en urée; lels les phénols, qui se suHb-conjiiguenl et perdent ainsi une partie de leur toxicité; etc.

Même en pathologie, cet accouplement fonctionnel du foie et de l’intestin est fort important, et l’on connaît le magistral rapport de Hanot sur cette question et sur les hépatites d’origine digestive.

B. Accouplement vasculaire du foie et du pancréas. — Cet accouplement est, également, très important ; il s’explique, également, par l’ontogenèse et la phylogenèse : en effet, embryologiquement, nous l’avons vu, ces deux glandes sont des diverticules de l'intestin nés au même niveau. Nous avons vu, d’autre part, en anatomie comparée, que, chez un grand nombre d’animaux inférieurs, le foie et le pancréas ne constituent qu’un seul et même organe, l’hépato-pancréas, ayant à la fois les fonctions digestives et les ferments de l’un, les fonctions biliaires et glycogéniques de l’autre. Puis à mesure que se compliquent les fonctions de l’un et l’autre organe, on assiste à leur séparation et à leur individualisation de plus en plus complète.

Pourtant, même chez les animaux supérieurs et chez l’homme, cette séparation n’est pas absolue, et ces deux organes sont complémentaires l’un de l’autre ; l’activité des ferments j)ancréatiqiies est exaltée par la présence de bile ; les graisses sont résorbées, dans l’intestin, grâce, à la fois, à la bile et au suc pancréatique ;

56 FONCTIONS IjV FOIE EN GÉNÉRAL

(Claude Bernard a montré c|iic chez le lapin, où le canal pancréatique débouche plus bas que h' canal cholédoque, l’injection des chyliléres par la graisse pendant la digestion ne s’observe qn’audessous du niveau où les deux sucs, déversés dans l’intestin, s’unissent pour émulsionner les graisses. 11 en est de meme, dans l’expérience de Dastre, où, par une fistule entéro-cholique, on renverse l’ordre d’abouchement des deux canaux dans l’intestin et où la bile se déverse artificiellement plus bas que le suc pancréatique.

Mais il est un autre accouplement du foie et du pancréas qui s’exerce surtout par la voie sanguine et que l’on connaît encore assez mal. L<‘ pancréas et le foie agissent de concert, dans l’économie des substances bydrocarbonées et dans la genèse des glycosuries morbides.

L’expérience cruciale de Yon Mebring et Minkoxvsky qui, par l’ablation totale du pancréas, provoquaient une glycosurie permanente, avait relégué au second plan les beaux travaux de Claude Bernard sur le rôle du foie dans le diabète. On commence à revenir à une conception plus éclectique, et à donner, à chacun des deux organes, sa part dans la genèse du diabète pancréatique : le foie est la fabrique de sucre et le pancréas n’a qu’un rôle régulateur sur la dépense de ce sucre, au niveau des tissus ou au niveau du foie.

Mais comment le pancréas peut-il inlbiencer le foie? Est-ce par l’intermédiaire du système

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