‹ Les Fondements de la connaissance et de la croyanceChapitre 104 sur 208 · Contributions, p. 352 et ss · texte numérisé non relu

Contributions, p. 352 et ss

§ II. — Siibstantialiié de rame.

Kant met la siibstantialiié de Tàme au nombre des inconnaissables « noumènes ». — « La psychologie rationnelle (celle qui prétend connaître l'âme elle-même) tire son origine d'une pure confusion. L'unité de la conscience, qui sert de fondement aux catégories, est prise ici pour une intuition du sujet en tant qu'objet, et la catégorie de la substance y est appliquée. Mais cette unité n'est autre que celle de la pensée, qui, à elle seule ne donne point d'objet... Par ce moi ou cette chose qui pense, on ne se représente rien de plus qu'un sujet transcendantal des pensées = X » ^

M. l'abbé Piat n'est pas kantiste ; il a pourtant formulé des doutes au sujet de la spiritualité de l'âme, donnée comme preuve de sa substantialité. « Le fond de notre intelligence nous échappe. A plus forte raison ne pouvons-nous suivre jusqu'à sa racine, ce principe unique d'où sortent toutes nos facultés comme autant de rameaux, ce vlnculum subslanliale, sur lequel les philosophes ont soutenu tant d'infructueuses discussions » 2.

L'abbé Laberthonnière a contesté aussi la preuve psychologique de la substantialité de l'âme. '' Il en est, dit-il, qui se sont imaginé

1. Crit. de la raison pure, trad. Barni, t. 2, p. 21 et p. 7.

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