‹ Les Fondements de la connaissance et de la croyanceChapitre 115 sur 208 · Ibid. p · texte numérisé non relu

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nouvelle, tirée soit de la « loi morale » qui brille au dedans de nous « comme au-dessus de nous le ciel étoile » (Kant), — soit de la nécessité de donner à Taction humaine un but et une règle, une force et une efficacité vraiment pratique (Blondel), nous applaudirions bien volontiers, car le dogmatisme «intellectuel » n'a rien d'exclusif et nous pensons avec Jules Simon que tous les chemins peuvent mener à Dieu. « Dieu est comme une statue magnifique, placée au centre d'avenues immenses ; quelque chemin que Ton prenne, on la voit toujours au bout. C'est la même statue, et cependant suivant la route qu'on a prise, on la voit sous des aspects différents » K

S'il s'agissait encore d'apprécier au point de vue religieux et mystique la doctrine de M. Laberthonnière et de M. Blondel, on louerait sans réserve ce qu'elle a de vivant, d'intime et d'élevé. « On acquiert la connaissance d'un ami en vivant de sa vie, en pénétrant dans son intimité, en devenant lui-même. Pour connaître Dieu, il faut lui ressembler et on le connaît dans la mesure où on lui ressemble » '-.

Tout cela est vrai de la connaissance « morale, unitive et vivifiante » et qui veut progresser dans la science de Dieu. Mais avant d'aimer il faut connaître, et avant « de vivre dans l'intimité de Dieu », il faut commencer par l'admettre,

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