LABEriTiioNMKFiE, Dogmatismc moral, p
sur de bonnes preuves, avec une pleine et parfaite certitude. Il faut, en d'autres termes et suivant la pensée de S. Thomas, placer le dogmatisme « intellectuel » avant le dogmatisme (( moral » et la théodicée « naturelle « avant la théodicée « révélée » ^
Quoi qu'en pense M. l'abbé Loisy, « la priorité logique de cette démonstration rationnelle dans le schéma officiel de la théologie catholique, correspond donc à une priorité réelle », et cette démonstration est d'autant plus nécessaire, qu'elle est propre à convaincre tous les esprits, même les moins crédules, puisque tout le monde est obligé de se rendre à la raison, tandis que les considérations « théologiques » n'ont de prise que sur les croyants.
Pour ce qui est des preuves « morales », si chères à plusieurs écrivains de ce temps, il y a lieu d'observer qu'elles ne sont ni plus « concluantes » ni plus « contraignantes » que les preuves « cosmologiques » et qu^elles ne peuvent guère être appréciées que des esprits délicats ou de ceux qui ont l'expérience des choses de la vie, et qui, comme M. Blondel, comprennent enfin que (( l'action aboutit à une inévitable transcendance », que « Dieu est Tunique nécessaire » et que « rien de ce que l'homme a voulu et fait ne lui est acquis s'il n'en trouve la possession et la consistance en ce Dieu présent et caché au cœur de toute action volontaire ». Mais nous crai-